‹ Exposé des éléments de la grammaire assyrienneChapitre 42 sur 178 · EMET · texte numérisé non relu

EMET

hekal, «palais, « et, au pluriel P )

EM ET TK et non pas ET. EF TK

(Sargon , les Fastes, 1. 158.)

parce que le signe >-J]]T, qui a la valeur de maison, et le signe ET. celle de grand, ne doivent pas être traduits, dans leur ensemble, par maison grande. Le docteur Hincks à repoussé depuis longtemps cette traduction, quelque séduisante qu'elle puisse paraître pour le sens, et il est constant aujourd’hui que ce groupe se traduit par un mot qui résulte de l’idée exprimée par le rapprochement des deux signes.

* Onthe Khorsabad inscriptions, from the Transactions of the Royal Irish Academ. p. 25. (Read. june 1849.)

H se dit, en assyrien, hekal (555), et nous le traduisons par le mot « palais !. »

Decrés

2orés de comparaison.

L’assyrien ne comporte pas de flexions spéciales pour les différents degrés de comparaison; qussi le superlatif arien que l'on a constaté dans les inscriptions tr ligue n'est pas toujours rigoureusement traduit en assyrien.

Au perse vazarka, «grand ,» et malusta, «le plus grand,» correspond le plus souvent HApreon rabu, rendue par =T—, où =+— EF, ou Een dd

Cependant, si nous voyons quelquelois le perse baga vazarka, ainsi que le perse malusta bayayanam, rendu par le groupe :

>|. = | + dieu grand,»

les inscriptions trilingués nous offrent aussi une périphrase qui traduit évidemment un superlatif, car «le plus grand des dieux,» hya malusta bagayanan, est rendu, À ten et à Van, par ces mots :

Ent De EN A ae a À ra ÉL bu = Asa ilui.

(Xerxès à Van, 1. 2. — H. I. 1. #.} |

À | re Ê Nous voyons également un superlatif dans cette autre périphrase dont nous n'avons pas la traduction perse :

« Grand parmi tous les dieux, »

DD—Y 44 | >—y— D—4 , >< ere 2e AC Er Ga . >| « DT 4 >< ra - bu | ina el alui gab - bi.

(Inscript. . I. de Westerg. — De Sauley, 1849, p. 92. — Oppert, E. M. L. TE, p. 95°.) Le superlatif est encore exprimé par la répétition de l'adjectif, on dit alors :

«Le plus grand des de »

(Nabuchod. W. A. I. pl. 51, n° 1, col 1. 1. 4.)

© Conf. Oppert, /nseription de Borsippa, p. 60. Extrait du Journal asiatique de 1857.

L'ADJECTIF. 79 On ne saurait prendre ici l'épithète pour un pluriel, puisque le substantif est au smgulier. Nous n'avons pas besoin de rappeler, du: reste, que le chaldaïque emploie la locution 35 35 pour rendre la même idée : c'est la forme la plus ordinaire du superlatif. Quelquefois la répétition porte sur le substantif qualifié au lieu de porter sur l’épithète. Ainsi on dit : | « Mérodach, le plus grand des dieux, »

>— >| . >| . > 4 7 àT ilu ilu Marduk.

{Nabuchod. W. A. I. pl. 51, n° 1, e. 1,1. 16.)

Ces différentes manières de traduire le superlatif n’ont pas échappé P PP à la sagacité des premiers interprètes, et les progrès des lectures n’ont 5 P P Ù prog pas établi, depuis, l'existence d’un autre mode d'exprimer les degrés de comparaison !.

Remarque. —- 1 ne faut pas confondre avec des superlatifs les expressions dont les Assyriens se servaient pour exprimer un tout autre ordre d'idées. Ainsi nous avons, dans l'inscription d'Artaxerxès, à Suse ?:

«Le père,» prta, EI « Le grand-père, » nydka, ET ET « Le père du grand-père, » apaniydha, ET EE EE.

Nous trouvons également dans les inscriptions ninivites :

« Le fils, DE ge « Le petit-fils, » Ep SR

« L'arrière-petit-fils,» 7, y y :

Mais il suflit d'appeler attention sur ces formes pour ne pas les confondre avec des superlatifs assyriens.

* De Saulcy, Recherches sur l’écriture cu- ? Conf. Oppert, Expédition scientifique en néiforme assyrienne, mém. autogr. 14 sept. Mésopotamie, t. IL, p. 195. 1949, p. 39, et27 nov. 1849, p. 32.

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