SN + À II
(Bisit. 1. 55.)
« La troisième fois,» Patiya tritiyam. ( (Texte perse, col. 1 ni 13.)
Ÿ De—— Sax Al 74. LE -
:'EE (Bisit. 1. 59.)
Le mot «fois» est exprimé par sat, qui précède le monogramme.
Les inscriptions présentent de nombreux exemples de l'expression idéographique des fractions; en général elle est accompagnée d'un nombre entier. Ainsi nous trouvons, à la première ligne de l'inscription du Caillou de Michaux, le groupe €< 17, qui représente une notation fractionnelle. Aussi nous traduisons ce groupe par l'expression 20 et % avec M. Oppert, et non par 24 lignes avec M. Talbot. — La certitude de la lecture de M. Oppert nous est donnée par l’ensemble des calculs dont les résultats sont exprimés par les différentes mesures comprises
* Conf. Translation of some Assyriar, ete. London, 1860, vol. XVIF, part. [, p. 61. — dans le Journal of the Royal Asiatic society, Oppert, Chronologie des rois assyriens , p. ho.
dans la table du relèvement, et elle nous est confirmée par une tablette trouvée par Loftus à Senkereh, et dont l'analyse a été donnée par sir Henry Rawlinson !.
Le vice de la lecture de M. Talbot nous est démontré par l'aspect même du monument, qui présente une mscription en quatre colonnes d'inégale longueur (22, 24, 24 et 25 lignes) formant ensemble 95 li-
ones et non pas 24, comme le savant anglais le fait dire au texte; d'un << «<<?
puisque le crochet représente toujours les dizaines, et le clou perpen-
autre côté le chiffre 24 s'écrit en assyrien € y, et non pas €
diculaire les unités.
Ces notations désignent donc des nombres fractionnaires dans lesquels le premier chiffre exprime les unités, et le second une fraction au
dénominateur 60. Nous avons ainsi © pour exprimer +, et © pour =, et ainsi de suite. Ces difficultés de calcul seraient, du reste, restées complétement étrangères à la lecture des textes, si ce n’est que ces expressions ont conduit à reconnaître sur les tablettes de Ninive la forme
phonétique de quelques fractions. Nous y lisons en eflet les expressions :
ÆETEN SU — UN — SU, “un demi ,»
: D—Y< b——{ ETCTLET =enr=| su — ul — su, «undiers,» SU — US — SU, «un sixième.»
Ces terminaisons en w ont donné la clef de la formation de l'expression phonétique des fractions à l'aide des nombres ordinaux, et ont permis à M. Oppert d'en reconstruire la série, qui ne présente aucune irréoularité ?.
! Conf. Loftus, Travels and researches in * Conf. Oppert, Éléments de la grammaire Chaldea and Susiana, p. 256. assyrienne, p. 34.