ER ARE
ma — na - MA, (ND30) expliquée dans un syllabaire cité par M. Oppert? par le groupe TL GET]
MA — am — MA — an. (20)
Ces deux formes ont la signification de « quiconque, quelconque, » ullus, 5 { que, q |
aliquis. Le texte de Bisitoun donne le groupe {€ ET manma (1. 21),
pour traduire le perse kasciy nay. I se trouve dans cette phrase qui
correspond au perse kasciy nay adranaus :
« Personne n’eût osé»
D— D—D>— — D— D—D— man = ma à L = sal him — ma.
nemo audebat.
(Bisit. 1. 21.)
Les deux termes sont composés de ;» et den, et rappellent, dans leur formation, le latin quisquam ou le grec os, et les pronoms indéfinis des langues mdo-européennes. La forme ;»9, spécialement ninivite, a mis 9 à la fin, tandis que som, forme babylonienne, l'a placé au commencement. On rencontre fréquemment ce pronom indéfin! ,
* Conf. Rawlinson, Analysis, ele. p. 69, f Oppert, Éléments dela grammaire assyr. dans le Journ. of the Royal Asiat. Soc. 1851. p. 31.S 89. Extrait du Journ. asiat. 1860.
par exemple dans cette phrase, répétée pour ainsi dire comme une formule par tous les rois assyriens :
« Qu'aucun roi antérieur (n'avait accompli) ,9
sl EE es. ET:
sa Ma — NAM — MA sar mah —
L'idée « quelconque, quoi que ce soit,» est rendue par
( >—}— D— >—>— 4 = MÈ — im — Ma,
qui semble être une forme impersonnelle de manama. À Bisitoun on lit, pour rendre l'expression « Qui que tu sois toi roi! : »
El a al dl :
mA — nu sarru.
(Bisit. 1, 105.)
Nous devons mentionner encore un pronom indéfini sur lequel la sagacité des interprètes s'est longtemps exercée?, et dont le sens paraît désormais fixé. Il est représenté par le groupe ET >, ma-la, que nous croyons devoir traduire par «tout ce qui.» Sir H. Rawlinson y avait vu le simple relatif, qui, que, quod *; M. Oppert un relatif accompagné de la négation‘; le docteur Hincks ne sépare pas les deux signes et le traduit par «tout ce qui;» c’est à ce sens que nous nous rangeons, parce qu'il nous paraît ressortir naturellement des passages
! Rawlinson, Babylonian translation of the néiforme, mém. 97 novembre 1849, p. 24.
great persian inscription at Belustan, 1. 105 (1851). — De Sauley, Traduction de l’insc.
assyrienne de Behistoun ; 1. 105 el p. 122 du Lexique, extr. du Journ. asiat. de 1853.— Oppert, Expéd. scient. en Mésopotamie, 1. IE, p.234 (1859); — Éléments de la grammaire assyrienne, p. 33 (1860).
* De Sauley, Recherches sur l'écriture cu-
* Babylonian translation of the great insc.
at Behist. dans le Journ. of the Roy. As. Soc. vol. XIT, part. 1, analysis, p. 94.
* Oppert, Expéd. scientif. en Mésop. t. II, p.169 et 121.— Supplément au commentaire de la grande inscription de Khorsabad, dans le Journal asiatique, octobre-novembre 1 865, p. 308.
LE"PRONOM. 121 où on le rencontre. Nous lisons, par exemple, dans les inscriptions de Xerxès :
« Tout ce que j'ai fait, »
del ie dE" ri ne
gab — di ma — la bu — us'— su.
( Persépolis, E. de Xerxès, 1. 9.)
el dans celles de Darius :
« Tous les Mèdes qui (habitent) dans une maison (les Mèdes sédenaires) 9
2 NON ie tee Ernie
Ma = da = 4 ma — la in bit.
(Bisit. 1. 43.)
enfin à Ninive :
« Les hommes de toutes les régions que le soleil éclaire , »
EM NGC LA 4 ET TE M GET nisi matat mala samas sr Letnt = 112 CNE
(Revers de plaques de Khors. 1. 35.)
$ 6. — Pronoms réfléchis.
Le pronom réfléchi, « moi-même, toi-même, lui-même, etc.» se rend, en assyrien, par : ramanniya, ramanmlka, ramanmisu, etc.
M. Oppert a dégagé le sens de cette expression de la lecture d’un passage des inscriptions de Sargon, que nous avions, avec Jui, traduit tout autrement, en suivant les anciens errements; le texte porte
Er »< 1 ; ÆTrr : nl an] s
na kati T@ — MA — ni — Su,
(Sargon , les Fastes, L. 77.)
ce que nous avions traduit: «in manibus centurionum suorum. » Nous
disons aujourd'hui : « par lui-même, » ou «par ses propres mains. » Ces formes, ramaniya, ramanisu, se trouvent dans les inscriptions tri-
lingues, mais leur véritable caractère n'avait pas encore été reconnu.
Sir Henry Rawlinson les rencontrait en effet pour la première fois dans ce passage de l'inscription de Bisitoun :
DA 4 < 44 YY DD LADY [AD — Ï PA | 44 NW - A en ee PSE ea terne Kam = bu une ya ma lun = tu Ta — MAN — Ni — SU
CEE mp I.
(I CS aus UE
M. — MEN} (Bisit. 1. 17.)
ce que l'on aurait dû traduire, conformément au texte perse, Kambusia uvamarsiyas amargatà, « Kambyse se tua lui-même.» Mais le savant général, entraîné par l'apparence d’une forme verbale très-commune, et d'une préposition dont le sémitisme était évident, avait coupé les mots autrement et il avait fait dire au texte : Kambusia mitu tura manmsu mt « Gambyses obiit; erat fatum ejus mors (Pi
Plus loin le mot ramani se présente encore, et ne se prête pas à la même décomposition; il est dit en eflet (1. 42), à propos de la ré volte du Susien Martiya, que les Susiens, effrayés, prirent ce Martiya, qui était leur chef, et «le tuèrent d'eux-mêmes : »
mi-cal=, (sonate
ina Ta — MA — Ni -sSUu-Nu id. — du — ku —- su. (Bisit. 1. 4.)
Mais le savant général avait traduit, «inter copias eorum, aut mag- «nates,» et celte traduction avait été suivie par tous les savants et par nous-même, dans le passage de l'inscription de Khorsabad que nous venons de citer. Nous n’hésitons pas aujourd’hui à adopter l'interprétation de M. Oppert, et nous verrons désormais avec lui, dans ce mot ramamya, ramamsu, une forme du réfléchi « moi-même, lui-même, » interprétée par une idée concrète que nous trouvons exprimée chez les Juifs par le mot «os» (nxv), chez les Arabes par le mot «âme, » chez les Germains par le mot « corps» (selb), et chez les Assyriens par le mot « viscère » (on1). Nous ne pouvons, du reste, que renvoyer à l'analyse
© Rawlinson, Babylonian translation, ete. Analysis, p. 63.
LE PRONOM. 123 de M. Oppert pour compléter les preuves qu'il apporte à l'appui de son opinion !.
Nous aurons donc, pour le pronom réfléchi, les formes suivantes :