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LE VERBE. 129 des nécessités de l'orthographe qui sépare les syllabes d’une manière différente suivant les personnes, les modes , ou les voix; la double expression qui résulte de la double manière d'écrire les syllabes complexes; ‘tout cela donne aux mêmes mots une apparence de plus en plus variée, mais à travers laquelle on retrouve toujours les consonnes de la racine. Aussi la détermination, dans les textes, des groupes verbaux qui proviennent de races entières, est aussi facile que la détermination des monogrammes qui ont guidé les premières lectures. Les moyens qui conduisent à la constatation de ces groupes et à la certitude de leur articulation sont assez simples : ce sont des procédés qui doivent être rangés dans les principes élémentaires de la lecture. Mais, ce n'est pas tout, il ne suffit pas que la forme verbale soit consfatée dans l'écriture anarienne, on se trouve bientôt, en effet, en pré- - sence d’une difficulté nouvelle pour déterminer les lettres sémitiques de la racine à laquelle le verbe assyrien correspond : c’est ce qui deviendra de plus en plus sensible par l'étude à laquelle nous allons nous livrer.
La langue assyrienne, avons-nous dit, doit comporter un grand nombre de racines qui peuvent être ramenées à une forme trilitère. Pour s'en convaincre, il suffit de réunir tous les oroupes dans lesquels on reconnaît la persistance des mêmes consonnes maloré leur vocalisation différente, malgré les flexions qu'on est en droit de supposer, et de ramener ces consonnes à une transcription en caractères hébraïques. Ainsi, par exemple, les textes assyro-chaldéens nous donnent les formes suivantes, dont nous n'avons pas à rechercher la signification, pour le moment du moins :
PARIS RE ai |
za — kar. zik > (Sargon, les Fastes, 1. 199.) FRE les Fastes, |. 119.) 4 4 = — aires EI = ka — ru. az — kur.
(Sargon , Taureau, g. 1. 19. Botta, p. 4o.) (Ibid, 1. 63.) : = AY y >—— re LU 44 [22 D — >—
gt — ki — ‘ir, az 2 ku —-.ru.
(Nabuchod, W, 4. 1. pl. 53.6, 1,1. 4g) (Ibid. 1. 155.)
Ab THE ] "| T4 < [ SGH we D— pe ao Eu — ratée at. az — kur.
Nabuchod. W, À. I. pl. 51, ec. 1, 1. a.) Assarhaddon , W, À. 1. pl. 45, e, x, 1. da. ( P 7 P ; ) ET AA | vf à — >— Si EEE AT ll Et = ER en, zak — ru — Mt zak — ie — ( Sargon, les Fastes, 1, 134.) ke (Nabuchod. W, A. I, pl. 51, e 4. 29.) : > pe Eee AT ET MERE ET D <<4 4fY >——< | 4 La fi à er ce al T dk — ru — k. DS LE MAR ET MI EAN (Ibid. 1. 13.) (Sargon, les Fastes, 134.)
Il est aisé de reconnaitre derrière ces formes les différentes fluctuations dans lesquelles les trois consonnes z k r représentent une racine qu'on peut mettre sous la forme 3 « memorare !, » *
La persistance des mêmes consonnes, malgré les changements que nécessitent, dans les signes, les voyelles différentes, nous donne la cerlitude du phonétisme du groupe. Or, en réunissant ainsi les différentes formes phonétiques d'un groupe qui se présente dans les inscriptions suivant les différents rôles qu'il joue dans les phrases avec des flexions différentes, mais en conservant les articulations consonnantes qui les caractérisent, nous arrivons à reconnaître promptement les racines comprises dans les groupes.
Je citerai les suivants :
; D— A44A b— I | il DIE 444% el NA NE za — m — in, Racine à «restaurare. » 180 — PURE, R: 1 «permitlere. » (Briques de Nabuchod. ) (Sargon, les Fastes, 1. 13.)
> D— D— Eté ET M © ETDEMI ip - pal - su, R. w0 «favere.» ïs — tu — vu, KR. “nt «scrihere.» (Sargon, les Fastes, 1. 19.) (Xercès à Van, 1. 29.)
Toutes ces racines appartiennent à des verbes entiers et sont assez
sionification abstraite de la ragine assyrienne tiques.
de.
? Nous exprimerons par linfinitif latin la que nous {ranscrivons en caractères sémi-
faciles à dégager, mais le même procédé nous conduit également à constater, en assyrienÿ des racines quadrilitères:
ne FU
pal
UNE, R. n259 «cum dolo aperé;
PITATENM
ip — par — si,
R. 7% «se subtrahere;n (Ibid: 1. 50, 74 , 439.)
et des racines de verbes irréguliers qui présentent toutes les anomalies
que l’on reconnaît dans les autres langues sémitiques; ainsi nous trou-
VONnS :
. des verbes }"9 :
des verbes N°5 :
des verbes n°9 :
des verbes N'? :
La ie
des verbes n°9 :
) 3 | d Dodesiverbes » :
EI 4 à
ad — din, R. }73 «dare.»
{ Sargon , les F'astes, 1. 29.)
Fer-yn
R. 22N «habitare,»
(Sargon ; les Fastes , 1. 118.) *
sab ,
a Uk, R. 721 «ire.»
(Sargon , les Fastes, 1. 152.)
D—p—| pFY—
ab Et nr, R. N22 «creare.»
(Sargon, Revers de plaques, 1. 27.)
am — Mu, R. 129 «numerare.»
(Sargon , les Fastes, 1. 140.)
RE ii ù
um bu us, R. Y12 «excoriare, »
(Sargon , les Fastes, 1. 35.) 9:
des verbes *”’# : = >— = AT À eilteOoru R. 7Y«repudiare.»
(Sargon, les Fastes, 1. 95.)
Enfin, des verbes doublement irréguliers, dans lesquels la racine tri- :
litère n'est plus reconnaissable que par l’adjonction des lettres imsensibles qui disparaissent dans la conjugaison. Mais nous ne nous occuperons de ces verbes que lorsque nous nous serons familiarisés avec les formes réoulières de la conjugaison assyrienne.
Maintenant que nous connaissons les procédés au moyen desquels nous pouvons dégager Îes racines verbales, il s’agit de déterminer Finfluence des personnes, des temps et des voix.