D. —— LES MODES
Si la pensée n’a qu'une expression dans le temps, l’assyrien connaît, comme les autres langues sémitiques, les flexions résultant des modes:
! On Assyrian verbs, dans le Journal of ? On the polyphon. etc. vom The Atlantis, sacred litterature, october 1855, p. 150. vol. IX, p. 25 (1863).
ID
aussi nous avons constaté un indicatif, un iämpérahf, un précahf, un anfmhf et un parhcipe. à L'indicauf n'ayant qu'un temps en assyrien, nous avons dit tout ce-que ce mode comporte en parlant de F'aoriste; nous n'avons donc pas à y revenir.
L'impératf, qui, dans toutes les langues, n'a pas de première per= sonne, ne connait que la seconde en assyrien, elle subit l'influence du enre et du nombre, nous trouvons en effet :
DT 44>—7 à: >—
SC. >< Fil | x
n& — @p — Br UE « favorise (h.).» (°wa) (Nabuchod. W. 4. I. p. 51, e. 12-145.)
z DT 44>— fém. PT | PE EN Ÿ fa Ra — ap — À se, « favorise (f. ).»
{Inseript. de Mytitta, L +3, EM p. 395.)
Le précatf est une forme particulière de demander qui se caractérise d'une manière spéciale en assyrien, et qui en fait un mode distinct
de Fimpéraüf. M. de Sauley, en analysant le groupe 27 J<4]5 € (li-1s-sur) dans son examen de Finseription de Bisitoun, y avait bien reconnu une forme verbale dérivée du groupe TT 7, à l'aide de
la particule Pres PT T. et ül lui donnait la signification de Topiañf, mais il n'avait pas été pius lom!'. Sir Henri Rawlinson y voyait une voix nouvelle particulière à l'assyrien?. Le docteur Hincks a reconnu et constaté le véritable rôle de cette forme, et lui a donné le nom de
précatif5. que nous lui conserverons dans nos paradigmes. M. Oppert a -
achevé de définir cette forme ainsi*: + Le mot perse patuv, dit-il, trot,
sième personne de l'impératif, analogue aux formes sanscrites en 4 tu, aux grecques 7w, aux latines to, tte, est exprimée par une forme d'un emploi très-étendu en assyrien et que nous appelons le précatif;
© Traduction de Finscription assyrienne de le Journ. ofthe R. A. S. vol. XIV, p. 1,52,78:
Behistoun, p. 134. Extr. du Journ. asiatique * On Assyrian verbs dans le Journal of de 1854. sacred lier. oct. 1855, p. 158, n° 69. ? Analysis of Babyl. text ait Behistun, dans * Exped. seientif. en Mesopot. t. I, p 150:
Fe:
elle dérive de la troisième personne de laoriste en la faisant précéder d'un /. Je n'ai pas besoin d'ajouter, continue M. Oppert, que le même élément se retrouve dans le à arabe, le 5 du Talmud, et dans le chaldaïque. Ainsi les formes de Daniel 329 et ;i19, au féminin ;559, ne sont que les mêmes formations. Partout, dans les mscriptions trilingues, les formes en #, de même que loptatif, sont rendues par le précatif. » Voici, du reste, les exemples que nous pouvons citer à l'appui :
er TEdIE
11 id — din-nu, p. datätuv, equ'il donne.» (7) (N.R. 1. 36.) 4 4 >— > 2 EP A LC B — ru - ur, p. mhkañtuv, «qu'il maudisse.» (79KN) (Bisit, 1. 108.) >—>— TT UE 4 — ku —?, p. drañgam Zivé, «qu’il vive longtemps.» (P11) (Bisit. 1. 107.) - re : tu - is, p. Zadnautuv, « qu'il fasse prospérer.» (229) (Bisit. 1. 107.)
M. Oppert borne ce mode à emploi de la troisième personne! ; il se pourrait cependant que ce temps fût complet. M. Hincks, en effet, a, depuis longtemps, signalé des formes telles que luksud (5v>), lummur (x), qu'il croit distinctes de la troisième personne ?; et M. Oppert, de son côté, revenant sur sa première opinion, a constaté une forme lublut dans une prière encore inédite (coll. ph. 29, K. 43), qui se conjugue avec le pronom anaku; dès lors, il regarde comme probable l'existence d’une seconde personne dont il a lu la forme lufapazzu sur une épreuve de la collection photographique (coll. ph. 21). Ces faits, si séduisants qu'ils soient pour en induire des analogies, ne nous paraissent pas encore suffisants pour créer un type applicable à toutes les con-
? Éléments de la grammaire assyrienne , * On Assyrian verbs, dans le Journal of p- 38. Extrait du Journ. asiat. 1860. sacred lit. octob.1855, p. 159.
jugaisons; aussi, nous laisserons, sans rien préjuger toutelois, le précatif comme l'impératif sous la forme unipersonnelle.
L'infininf subit les flexions du genre et devient ainsi un véritable substantif ayant la signification d’un nom d'action.
Fe a — sab, «habiter, l’action d’habiter.» (2UN)
(Sargon , les Fastes, 1. 118.)
Fan | a — lak, «aller, l’action d'aller.» (779)
(Sargon, les Fastes, 1. 101.)
Le participe ne connaît qu'une forme dans les verbes entiers, celle du présent; les inscriptions ne fournissent pas d'exemples du participe passif. Le participe se caractérise au kal par la vocalisation, et, pourles autres voix, par l'articulation d’un » préfixé à la racine. Il est, au surplus, comme l'adjectif, susceptible du genre et du nombre.
fie bain a sib, «habitant,» a — si — bu - ut, «les habitants.» (SUN) (Sargon, les Fastes, 1, 795, 24, 143, 176.)
— y | >——|« À —— Ts, «celui qui dirige.» (TÈK) | (Nabuch, W. 4. I. pl. 59, n°. 3, 1. 4.)