‹ Exposé des méthodes thérapeutiques employées dans le traitement de la tuberculose pulmonaireChapitre 34 sur 58 · Congrès de Wiesbaden, 6 avril · texte numérisé non relu

Congrès de Wiesbaden, 6 avril

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ainsi être résorbé. Ziégler pense que linflammation et la résorption que peut provoquer la tuberculine sont susceptibles d'amener certaines guér!sons locales. Voici ce qu’il conclut de ses observations microscopiques :

« Les résultats, dit-il, d’un certain nombre « d’autopsies de sujets infectés ne peuvent s’ex- « pliquer, si l’on n’admet la résorptiou bacillaire « effectuée au niveau du foyer de ramollissement ; « ces constatations justifient donc la crainte de voir « se produire sous l'effet de la tuberculine un ra- « mollissement qui présente le risque de déter- « miner dans l’économie la résorption des bacilles, « résorplion d'autant plus dangereuse que l’in- « flammation volontairement provoquée offre à « leur vitalité, l'humidité et les substances ali- « mentaires dont ils étaient plus ou moins privés « dans le tubercule ».

Un grand nombre d’auteurs admettent, comme Liégler de Fribourg, l'influence phlogogène dans le mode d'action de la tuberculine. La phlogose s'accompagne d'une abondante diapédèse des cellules migratrices, capables d’englober les divers éléments du tubercule et de les faire disparaitre. L'inflammation pérituberculeuse a été constatée par bien des expérimentateurs, qui n’ont pu trouver de nécrose.

Kromayer, examinant un lupus traité par l’injection de Koch et en pleine réaction locale, put constater simplement, sans aucune nécrose, une

inflammation aiguë, caractérisée par une infiltration de nombreux leucocytes polynucléaux et par un exsudat sérofibrineux autour des nodules tuberculeux.

Browicg, Ruhl, Rindflash, Schimmelbruch, Jaccoud, dans diverses expériences, ne trouvèrent qu'une inflammation pérituberculeuse avec une exsudation sérofibrineuse.

L'action de la limphe est-elle la même dans les diverses périodes de l’évolution tuberculeuse ?

La réaction est, en général, plus vive à la première et à la deuxième période, alors que le poumon a peu perdu de sa substance et qu’il présente des tendances aux poussées congestives.

Le professenr Straus juge ainsi la question : « Je ferai remarquer, dit-il, que la réaction, pro- « voquée par la tuberculine, est, en général, d’au- « tant plus accusée et plus nette que les lésions « tuberculeuses sont moins avancées, c’est-à-dire, « au moment où les foyers pulmonaires sont en- « core à Ja période d'induration et n’ont pas subi « la fonte ulcéreuse. Dans le cas de phtisie, arri- « vée à la dernière période, c’est-à-dire, précisé- « ment où les microbes pullulent dans les caver- «nes, la réaction déterminée par la tuberculine « est faible, ou peut faire complètement défaut. « Tout nous invite done à considérer l’action de « la tubereuline. commes’exerçant surtout et d’une « facon élective sur les tissus tuberculeux. »

Lefrançois 9

2e pe

Les injections de tuberculine devaient, d'après Koch, être employées dans le traitement de la phtisie au début. Malheureusement des expériences contradictoires et des applications malheureuses de sa méthode ont prouvé que l’on devait pas espérer de bons résultats de la tuberculine. Aujourd’hui, elle est complètement abandonnée dans le traitement de la tuberculose, non seulement, parce qu'elle ne donne pas de résultats satisfaisants, mais aussi, parce que beaucoup la considèrent comme nuisible.

On doit abandonner, d’après Cornil, les espérances conçues par Koch, si sa méthode a des indications, elles sont extrêmement restreintes.

M. le professeur Straus, qui a beaucoup étudié l’action de latuberculose sur divers animaux sains ou tuberculeux, ne lui considère aucune valeur thérapeutique dans le traitement de la tuberculose pulmonaire.

« La guérison de la tuberculose, dit-il, que l’on « croyait acquise sur la foi des premières com- « munications de Koch, est encore à trouver. Les € améliorations, plus ou moins grandes, consta- « tées au début du traitement, ne persistèrent point « après une durée plus longue d'observation, et «ne se montrèrent ni plus fréquentes, ni plus so- « lides que celles que l'on obtient par n'importe « quel autre traitement ».

piste

PNEUMOTOMIE ET PNEUMECTOMIE,

L'on a pensé de bonne heure à traiter chirurgicalement les lésions pulmonaires. Hippocrate semble être le premier à avoir pratiqué la pleuropneumotomie. |

Par la pneumotomie, on pénètre dans le milieu infecté, que l’on peut ensuite drainer, et aseptiser au moyen d'injections ou pulvérisations. Cette opération fut proposée en 1873 par Mosler des Greifswald : Ponction, puis incision de la paroi costale et introduction dans la caverne d’une canule ou drain à l’aide desquels on pratique des injections où pulvérisations ; ces dernières sont les mieux supportées. Pepper de Philadelphie, 1874, considère l'introduction de la canule comme exempte de dangers et très avantageuse pour modifier les parois des cavernes. Sur 70 cas observés, il y a eu de véritables améliorations. Sonnenburg de Berlin (1) est partisan de l'intervention chirurgicale, mais il pense que l’on ne peut par ce moyen obtenir de bons résultats qu’en employant simultanément l'injection de tuberculine. A l'appui de son dire, il présente un de ses opérés chez lequel il existait une caverne isolée dans le poumon droit parfaitement guérie en l’espace de quatre mois après l'ouverture de la caverne. Au

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