Acad. de méd., 4 février
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foie de morue fournit au phtisique le phosphore sous la forme même où il existe dans le lait, le jaune d'œuf, le cerveau, la légumine, la caséine, c'est-à-dire sous la forme d’un composé que l’organism epeut assimiler et employer.
Les huiles généralement employées sont les huiles blanches ou celles qui sont légèrement colorées, à cause de leur goût moins désagréable.
On peut rarement prendre l’huile à jeun, car elle provoque alors des nausées, des vomissements, de la diarrhée. Elle est bien mieux supportée, quand l’on a pris la précaution d’ingérer avant quelques aliments ; aussi certains malades prennent-ils leur huile au milieu du repas ou bien après.
Quelques-uns, pour ne pas être incommodés dans la journée par les aigreurs et les renvois que produit l’huile, préfèrent la prendre le soir en se couchant. : |
On doit laisser les phtisiques suivre leur goût, pourvu toutefois qu’ils absorbent la quantité suffisante.
Quelles doses peut-on employer ? Jaccoud commence par deux cuillerées et arrive rapidement à six cuillerées, € minimum de la dose que je considère comme vraiment ulile, dit-il. »
Trousseau et Pidoux ont admiaistré jusqu’à un 172 litre.
Dieulafoy la fait prendre à grand verre, 400 à 500 grammes par jour.
Lefrançois 12
Certains sujets ne peuvent prendre l'huile, non parce qu’ils ne la digèrent pas, mais parce qu’ils ne peuvent supporter le goût et l'odeur ; aussi un grand nombre de moyens ont-ils été imaginés pour masquer ce goût et cette odeur. L'on a fait prendre l'huile avec du thé, du café, du lait, bière, eau-de-vie ; on l’a aromatisée avec du citron, de la menthe, de l’eau de fleurs d'oranger; on l’a imulsionnée avec un jaune d'œuf:
HOTIO RSR IR ETAT NN 3 cuillerées.
Jaune EURE PR D Re N°1:
Eäu de fleurs d'oranger. . . , 20 grammes.
Cognacr , «Le 240010 Érammes
On a fabriqué des cuillers très effilées pour permettre de verser l'huile presque directement dans l’ärrière-bouche. On l’a enfermée dans des capsules de gélatine ; on l’a même employée en injection sous-cutanée.
L'huile doit être prise longtemps à hautes doses : on cessera son administration quelques jours par mois afin de laisser quelque repos aux fonctions digestives. Ordinairement on cesse le traitement l'été, parce qu'elle est mal digérée à cause de la chaleur.
On ne peut ordonner l'huile qu'aux phtisiques ayant conservé l'intégrité de leurs fonctions digestives car sinon, elle pourrait provoquer la perte totale de l'appétit et la diarrhée. On s'arrêtera quand il y aura élévation de température, car elle
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ne peut être digérée. En effet, pendant la fièvre, il ne se forme pas de sucre pancréatique ni de bile pour la digestion des graisses (Germain Sée).
La digestion de l'huile peut être activée en y ajoutant un peu d’éther, € 0 gr. 55 pour 15 grammes d'huile», qui active la Sécrétion du suc pancréatique.
Résultats. — Il sont quelquefois surprenants, dit Dieulafoy. L'huile modifie complètement l’état du phtisique, l’appétit revient, les forces augmentent rapidement, et le malade prend même de lembonpoint.
D’après Rendu (1), l'augmentation du poids du phtisique serait même supérieur à celui de l'huile ingérée. L'huile, pense G. Sée, favoriserait donc l'assimilation, l'annexion des aliments albuminoïdes, ainsi que les reconstitutions des éléments, et de plus en brûlant permettrait l’économie des albuminoïdes. |
Un médicament ou plutôt un aliment, qui produit de tels résultats, ne doit pas être négligé dans une maladie comme la tuberculose, qui conduit ses malade si rapidement à la cachexie.
Lorsqu'il est complètement impossible au ma- lade de prendre de lhuile de foie de morue, il peut la remplacer par du beurre, qui, loin d’avoir la valeur de cette dernière, pourra cependant contribuer à relever son état général.