‹ Exposé des méthodes thérapeutiques employées dans le traitement de la tuberculose pulmonaireChapitre 7 sur 58 · Maladies de l'appareil respiraloire. Paris, 1890, p · texte numérisé non relu

Maladies de l'appareil respiraloire. Paris, 1890, p

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en interposant un papier huilé entre l’emplâtre et la peau.

Avantages. Le cantharidate de potasse ou de soude absorbé provoque à dose faible et inoffensive la transsudation du sérum à travers les capillaires malades. Chez le tuberculeux, les capillaires malades étant ceux du poumon, ce dernier sera infiltré de sérum, état défavorable au développement du bacille. Des expériences de Liebreich, de Heyman, Fraenkel, Gutmann, faites avec des injections de cantharidine, ont donné de bons résultats dans la tuberculose.

Utilisé dans le traitement de la tuberculose, on peut lui reconnaître les deux propriétés suivantes: Par son action locale, ilest révulsif, et par son action à distance sur le poumon (transsudation du sérum à travers les capillaires malades, autosérothérapie) il est un agent de la médication de soutien, et rentre dans la troisième classe. À ce compte pourrait-on le recommander, si les recherches de Liebreich ne faisaient supposer que l’action spéciale de la cantharidine serait obtenue beaucoup plus aisément en l’injectant sous la peau.

Pointes de feu. — Le fer rouge ou thermocautère est un révulsif pur, il ne présente pas les dangers du vésicatoire. On l’emploie chez les phtisiques atteints de lésions rénales.

Telle est la méthode révulsive qui procède avec des agents extérieurs. En est-il une autre qui uti-

lise les fonctions des appareils respiratoires et circulatoires ?

Oui, la médication des controstimulants.

Fonssagrives donnait le tartre stibié à la dose de 0,20 à 0,30 centigrammes par jour; Bucquoy l’emploie à la dose de 0,10 à 0,15 centigrammes ; Hérard à celle de 5 centigrammes, quandily a lieu de décongestionner le poumon et d’abaisser la température fébrile. À cette dose, le tartre stibié n’a pas d’inconvénient et favorise la résolution des indurations chroniques du poumon.

L'ipéca est employé sous forme de poudre de Dower :

Poudre de Dower ne âà — 3 grammes.

: | SCIE 271 Pour 30 cachets . . . . 4 cachets par jour.

Médication antidyspnéique. — La dyspnée

pulmonaire des phtisiques à des causes multiples. Elle peut être due à une névralgie, intercostale, à l'accumulation de mucosités dans les bronches à la fièvre d'absorption.

Les applications de gaïacol calmeront les douleurs névralgiques, de même que le sirop de morphine qui de plus agira sur le bulbe, Par la révulsion on décongestionnera le poumon ; au moyen de la vaporisation on liquéfiera les exsudats dont on débarrassera les bronches à l’aide de vomitifs et d’expectorants.

Médication de la toux. — Chez certains phtisiques, la toux est incéssante et fatigue le malade qui ne peut prendre aucun répos. Si elle est suivie d’expectoration abondante, elle est nécéssaire et on ne devra l'empêcher que dans une Certaine mesure ; mais si elle quinteuse, incessante, sans expéctoration, il faut la combattre. Les calmants généralement employés sont la morphiné, la codéine, l’aconit, la belladoné, la jusquiamé. M. Constantin Paul donne à prendre matin et soir une cuil- Icrée à café de la potion suivante:

Extrait de Belladone. . . O0 gr. 20 centigr.

DD 'ODIIMEN. L. NS 00 er Sp. de fleurs d’orangér ,. 60 gr.

ou une pilule de cynoglosse de. . 0 gr. 20 centigr.

M. ie professeur Potain fait prendre au moment des quintes une cuillerée à bouche de la potion suivante :

Extrait de jusquiâmé. . . 0 gr. 10 centigr.

Sprdideodo ri! 122 2041)90 gt

Eau de laurier-cerise . . 10 gr.

BAT M Re ren 2-20 OT

M. Dieulafoy fait prendre une cuillerée à bouche toutes les trois heures de la potion :

Sp. de morphine . , , à

SD: de codéine. n°. , < AT O0 ET

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Eau de laurier-cerise

Aleoolature d'aconit.. .: . 2%r,

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