‹ Exposé des méthodes thérapeutiques employées dans le traitement de la tuberculose pulmonaireChapitre 8 sur 58 · LENS · texte numérisé non relu

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Eæpectoration. — Certains phtisiques ne rejettent que peu de mucosités; mais chez d’autres les bronchites prédominent. Dans ce cas l’expectoration doit être favorisée, à moins qu’elle n’affaiblisse trop le malade. Les balsamiques ont été très employés comme expectorants dans la phtisie.

Trousseau leur attribuait même la propriété d’enrayer leur maladie; à cause de leur action irritante sur la muqueuse stomacale, ils furent remplacés par la térébenthine. Des expériences de Rossbach ont démontré qu’à petite dose elle excite la sécrétion et les diminue à doses un peu élevées. La térébenthine se prend généralement en capsules ou perles de 0 gramme 25 centigrammes, (4 à 8 par jour).

Lépine s’adressa non plus à la térébenthine mais à ses dérivés. La terpine présente les mêmes propriétés mais elle est moins bien tolérée. M. Potain l’ordonne à la dose de 0 gramme 30 centigrammes par Jour en trois cachets, afin de faciliter l’'expectoration. Si celle-ci est trop abondante on la larit en élevant la dose de 0 gramme 80, à Î gramme 20 (Germain Sée). Lépine l'associe au sirop de cachou, pour éviter la diarrhée, lorsqu'il l’ordonne à haute dose.

Le terpinol, autre dérivé de la térébenthine, est peu employé.

L’eucalyptol, principe actif de l'eucalyptus globulus, possède les mêmes propriétés que la térébenthine. On l’administre en perles de 0 gramme 50

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centigrammes, ou en injections ordinairement associé au gaïacol et à l’iodoforme. Sous son influence, les sécrétions deviennent plus fluides et plus aqueuses.

Les substances dont nous nous sommes occupées ontété portées au niveau de la muqueuse pulmonaire par l'intermédiaire du sang. Certains ont penséagir directement sur les points malades, soit au moyen d'injection faite dans la trachée, soit en faisant respirer des vapeurs ou des liquides pulvérisés.

H. Green, de New-York, le premier, osa faire une injection intratrachéale de nitrate d’argent. Depuis Benett, Griesinger, Rosemberg pratiquèrent cette méthode et eurent de bons résultats. Rosemberg injecta une ou deux fois par jour deux centimètres cubes d’une solution de 20 grammes de menthol pour 100 d'huile. Bechay insuffle des poudres impalpables.

Poudres de Bechay :

METEO EEE Re re 220 Chlorhydrate d’ammoniaque. . . . . 4 gr.

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