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Les maladies médicales du larynx

Ce travail, inséré dans le Dictionnaire encyclopédique des sciences médicales en 1869, et fait en collaboration avec le docteur Krishaber, est un traité complet sur la matière. Tous les travaux sur ce sujet publiés depuis en Angleterre, en Allemagne et en Italie, contiennent des extraits de ce travail et s’en inspirent.

Entre autres travaux personnels et absolument neufs, on y trouve la physiologie pathologique du larynx; —l’exposition de Yasynergie vocale, qui n’avait pas encore été signalée, et qui est un trouble de la phonation résultant du défaut de contraction coordonnée et suffisante des muscles phonateurs du larynx : elle entraîne pour le chanteur la perte de quelques notes de son registre, pour l’orateur l’amoindrissement de sa puissance d’intonation et d’inflexion ; elle précède nn grand nombre d’affections du larynx et leur survit ; elle suit les maladies générales gravés et persiste pendant leur convalescence. —Théorie nouvelle de la pathogénie de l’accès de suffocation dans la laryngite striduleuse (depuis empruntée par plusieurs auteurs) ; l’aocès ne se produit que chez les très-jeunes enfants, et pendant leur sommeil, en raison même

de l’étroitesse de leur glotte, où manque la glotte interaryténoïdienne (par défaut de développement des cartilages aryténoïdes); cette glotte, rétrécie encore par le gonflement inflammatoire delà muqueuse, livre à l’air un passage insuffisant. Dans l’état de veille, le petit malade y supplée en augmentant ses efforts inspirateurs ; mais dans le sommeil il n’y a plus que la respiration instinctive, la respiration volontaire dormant comme le reste ; et encore la respiration instinctive étant ralentie, alors se produit une pénurie croissante d air et le petit malade finit par se réveiller en proie à l’angoisse de l’asphyxie et aux spasmes de la révolte tumultueuse des muscles du larynx, ainsi que de la totalité des muscles inspirateurs. Puis l’accès cesse et, le malade restant éveillé, la respiration reprend le degré de fréquence et d’énergie nécessaires aux besoins de l’hématose; mais s’il se rendort, les mêmes conditions physiologiques ramènent le même accident morbide.— Exposition très-étendue del’œrfémedu larynx; — de la laryngite tuberculeuse (phthisie laryngée), exposition dont on peut dire qu’elle est la plus complète qu’il y ait sur le sujet, avec des vues personnelles ; — de la laryngite glanduleuse avec théorie pathogénique, d’accord avec celle exposée dans l’étude de l’angine glanduleuse. — Vues nouvelles sur les névroses du larynx, avec traitement très-détaillé.

On peut voir ainsi que les recherches de l’auteur sur la Diphthérie, les Angines et les Maladies médicales du larynx forment un travail d’ensemble complet sur les affections des voies aériennes supérieures.

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