IV. névralgie diaphragmatique
Démonstration de l’existence de cette névralgie, jusqu’ici méconnue. — Le nerf phrénique n’est pas un nerf exclusivement moteur, mais mixte, par ses origines comme par sa distribution ; c’est-à-dire qu’il départit au muscle diaphragme le mouvement et la sensibilité. Etant sensitif, il peut être le siège d’une névralgie.
Les symptômes en sont une double douleur caractéristique, à la base de la poitrine et à l'épaule; la douleur fondamentale siège aux insertions du diaphragme, se propage parallèlement au sternum (suivant le trajet du nerf phrénique), et rayonne à l'épaule (sur le nerf circonflexe), au cou et parfois jusqu’à l’angle de la mâchoire (sur les branches du plexus cervical superficiel). Cette douleur entrave surtout la respiration et gêne le mouvement de l’épaule. — La névralgie diaphragmatique est très-souvent une névrite ; peut être simple et coexister avec l’angine de poitrine, à laquelle elle donne quelquesuns de ses symptômes caractéristiques ; avec le goitre exophthalmique; avec des névroses telles que l’hystérie et l’épilepsie, ou des affections du foie ou de la rate. — La raison de ces troubles ou lésions du nerf phrénique se trouve dans une lésion de voisinage.