INSUFFISANCE ALIMENTAIRE TOTALE OU PARTIELLE
Les méfaits de l’insuffisance alimentaire. — En collab. avec M. Le Noir, Paris Médical, 7 mai 1921.
L’amaigrissement et son traitement, — En collab. avec M. Le Noir. Baillière, éditeur, 1922.
Insuffisance alimentaire et tuberculose. — Fanion Médical, février 1923.
Dans ce petit livre et dans ces deux articles, nous avons insisté sur la fréquence de l’insuffisance alimentaire, c’est-à-dire de la demi-inanition.
27 grammes par jour ; d’où la conclusion que pour bien utiliser graisses et hydrates de carbone, il convient d’ingérer suffisamment de matières protéiques, sinon il y a non seulement usure protéique de l’organisme mais encore amaigrissement général, nouvel exemple de la nécessité qu’il y a de bien équilibrer les éléments divers de la ration alimentaire.
Syndrome d’hypothrepsie observé chez les prisonniers français rapatriés d’Allemagne. — En collab. avec M. Mignard. Bul. de l’Acad. de Médecine, séance du 15 avril 1919.
Chez les prisonniers français rapatriés d’Allemagne, nous avons isolé, en novembre 1918, un syndrome spécial, différant du syndrome d’inanition absolue et des maladies par carence.
Ce syndrome fut provoqué par l’hypoalimentation prolongée, plusieurs mois et souvent plusieurs années.
En prenant le menu le plus copieux des camps de prisonniers, en supposant que la ration exacte ait été distribuée et qu’elle tut composée d’excellents aliments ; en comparant aux chiffres nécessaires pour l’alimentation de « l’ouvrier
Ce syndrome d’hypothrepsie est caractérisé par un amaigrissement à prédominance thoracique supérieure, avec évasement du thorax inférieur, et ballonnement abdominal : une anémie assez accentuée qui peut s’accompagner de myélémie ; des troubles digestifs, en particulier de la diarrhée et de l’hépatomégalie. A ces troubles constants s’ajoutent chez certains malades d’autres symptômes : a) cutanés : lésions de grattage infectées, mélanodermie, ichtiose ; b) articulaires : épaississement des malléoles et hypertrophie osseuse des extrémités phalangiennes qui constituent peut-être un équivalent tardif du rachitisme ; c) vasculaires : bradycardie et hypotension jusqu’à 9-6 112; d) urinaire : la pollakiurie est constante, liée, nous a-t-il semblé, à la désassimilation azotée ; e) nerveux : augmentation de la réflectivité musculaire directe, diminution de