‹ Exposé des titres et des travaux scientifiques (volume 2)Chapitre 17 sur 20 · PATHOLOGIE EXPÉRIMENTALE RESPIRATOIRE · texte numérisé non relu

PATHOLOGIE EXPÉRIMENTALE RESPIRATOIRE

Phénomènes post-asphyxiques {syndrome secondaire de l’asphyxie), — Arch.

de méd. expérimentale et d’anatomie pathologique, n° 3, mai 1910, pp. 349-362.

A côté des accidents brutaux de l’asphyxie aiguë, il y a des accidents postasphyxiques. Ces accidents sont tardifs, apparaissant plus ou moins longtemps après l’asphyxie. Ils peuvent en se groupant constituer ce que nous avons appelé le syndrome secondaire de l’asphyxie.

Cette étude n’avait jusqu’à nos travaux été qu’ébauchée (Ottolenghi, Laulanié).

Nos expériences ont d’abord porté sur la diminution de résistance que présentait le chien à des asphyxies successives.

Le schéma de ces expériences était le suivant : Nous trachéotomisions le chien, morphiné au préalable, puis nous l’asphyxions. La première expérience nous montrait le temps nécessaire pour arriver au seuil de la mort (abolition des réflexes et des mouvements respiratoires depuis 40 ou 45 secondes).

A ce moment, nous taisions la respiration artificielle et laissions l’animal se reposer quelque temps (15 minutes), puis nous l’asphyxions de nouveau pendant un laps de temps identique ; finalement, l’animal succombait ; il eût dû cependant résister davantage ; sa température s’était en effet régulièrement abaissée de plusieurs degrés et on sait que l’animal refroidi résiste davantge à l’asphyxie que l’animal à 38“.

De nos expériences, on peut conclure que sous l’influence d’asphyxies succèssioes, l’organisme devient moins résistant à l’asphyxie.

Plus intéressante est l’étude des troubles provoqués par une asphyxie prolongée, n’entraînant cependant pas la mort immédiate.

Nous avons opéré sur des chiens, tous adultes et vigoureux.

albuminurie légère, semblait liée à la congestion rénale mais n’ét; pagnée d’hématurie.

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