APPAREIL RESPIRATOIRE
Hémorragies occultes bronchiques et buccales. — En collab.
1910, t. LXVIII, p. 905. ’ 31106 dU 28 ™ ai
Opération de Freund pour emphysème bacillaire —En collab.
séance du 9 juiu 19H. P
Nous avons étudié complètement l’histoire d’un emphysémateux avant et après l’opération de Freund (résection des 2-3 et 4 cartilages costaux).
Le point le plus intéressant était le suivant :
Le malade que nous avons avons fait opérer, sur les conseils, de M. Chauffard, était un emphysémateux tuberculeux chez qui les radiographies, la piqûre à l’aiguille et l’opération montrèrent l’intégrité des cartilages costaux. Or jusqu’à présent on avait réservé l’opération de Freund aux emphysémateux non tuberculeux ou à tuberculose larvée et dont les cartilages étaient ossifiés.
Pourtant l’amélioration fut manifeste et le malade, infirme médical jadis, a pu depuis l’opération reprendre son métier de maraîcher.
Ainsi on peut se demander si l’opération de Freund, réservée, par cet auteur et par ceux qui l’ont suivi, aux emphysèmes pulmonaires dus à une rigidité thoracique relevant elle-même d’une lésion primitive des cartilages costaux, ne pourrait être étendue aux autres variétés étiologiques de 1 emphysème, en particulier aux emphysémateux tuberculeux.
Pneumococcies pulmonaires ou bronchiques, subaiguës et chroniques. — En collab. avec O. Crouzon. Revue de Médecine, n° 8, 10 avril 1911.
Nous avons étudié dans cet article divers types de pneumococcies pulmonaires ou bronchiques subaiguës ou chroniques.
Épanchement sanglant aseptique de la plèvre au cours des
infections pulmonaires grippales— En collab. avecM. Barbier.
Bull du la Soc. méd. des hôpitaux , séance du 8 nov. 1918.
C'est l’étude d’un type non encore décrit, à notre connaissance de pleurésie hémorragique aseptique au cours de la grippe. Il mérite d’étre classé à côté des épanchements puriformes (aseptiques —type Widal-Gougerot—et des réactions pleuro-corticales type Mosny- Malloizel.
Les signes physiques sont ceux d’une congestion pleuro-pulmonaires : le liquide est incoagulable et stérile. Il est riche surtout en hématies et en macrophages.
L’évolution est le plus souvent favorable. Cette complication n'exige aucune thérapeutique spéciale.
HÉMATOLOGIIi
Étude clinique, hématologique et anatomique d un cas de chlorome atypique. — En collab. avec M. Pissavy. Arch. des mala-
C’est l’observation d’une femme qui, peutrêtre à la suite d’une contagion diphtérique, tombe gravement malade. Pendant toute la durée de sa maladie, qui ne dure que deux mois, lés symptômes d’anémie grave et de leucémie aiguë se déroulent. Pâleur, hémorragies, température oscillant entre 58 et 39 degrés, gangrène buccale, tumeur sternale, phlébite fémorale, telles en furent les principales manifestations cliniques.
État d’anémie extrême (jusqu’à 460 000 globules rouges et 15pour 100 d’hémoglobine); leucocytose à peine marquée, nulle ou même leucopénie (jusqu’à 5200 suivant les périodes; proportion considérable d’éléments embryonnaires (cellules deTurck) (jusqu’au
microscopiques dans les différents organes : foie, rein, surrénales, etc., qui sont constitués par des mononucléaires moyens et quelques cellules à protoplasma orthobasophile ; les capsules surrénales sont atrophiées, en particulier il n’y a presque plus de spongiocytes.
Les recherches bactériologiques n’ont précisé aucun détail. Les hémocultures aérobie et. anaérobie, la recherche de spirochètes dans le sang et dans l'urine, l’inoculation du sang à un jeune cobaye
A l’autopsie on a trouvé par contre sur les coupes et les frottis des différents organes, des streptocoques en amas.