SYSTÈME VASCULAIRE
Cœur sanguin de la grenouille. — Pour étudier la disposition du cœur sanguin de la grenouille verte (B. esculenta), M. Ranvier (6) (3) a gonflé et fixé cet organe au moyen d’injections d'un liquide composé, à parties égales, d’acide osmique à i pour 100 et d’alcool ordinaire. En divisant ensuite l’organe par des sections méthodiques, on obsen-e sans difficulté, mais en pratiquant l’examen sous l’eau, la valvule hélicoïde du’ bulbe aortique, qui remplace les valvules sigmoïdes des mammifères, et les deux valvules incomjJètes de l’orifice auriculo-ventriculaire, auxquelles l’auteur a donné le nom de collerettes. Cette méthode permet également de reconnaître, au-dessous des.
collerettes, ce plateau musculaire duquel partent, en rayonnant vers la périphérie du ventricule, ces travées contractiles qui s’anastomosent les unes avec les autres pour constituer la masse spongieuse du ventricule. Cette méthode conduit aussi à une bonne observation du sinus san- *^osLqMlrraitS”éro™f"pom'^monS rapports et de la forme des
SÜS d’cuLij anaimiiques. ’’ Oreillettes, de la cloison qui les sépare
et de la pointe quelle envoie dans le ventricule à travers à l’orifice auriculo-ventriculaire. Les deux nerfs cardiaques, colorés en noir par l’acide osmique, peuvent être suivis dans le sinus veineux et dans la cloison interauriculaire jusqu’au bord du ventricule. Par l’examen microscopique, on reconnaît sans difficulté les ganglions du sinus, ceux des oreillettes et ceux du ventricule. Les cellules ganglionnaires du sinus et des oreillettes émettent une fibre droite et une fibre spirale. La plupart des cellules du ganglion ventriculaire, ou ganglion de Bidder, ont la forme des cellules bipolaires ordinaires. .4u delà des ganglions de Bidder, dont le siège est au niveau de l’orifice auriculo-ventriculaire, les fibres nerveuses se poursuivent dans le muscle
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cardiaque ; mais, comme cela était déjà connu, il ne leur est annexé aucune cellule nerveuse.
Pour déterminer le rôle des différents groupes de cellules nerveuses que l’on observe dans le cœur sanguin de la grenouille, M. Ranvier a d’abord constaté que la pointe du ventricule sectionnée au-dessous des ganglions auriculo-ventrieulaires, excitée par un courant d’induction fréquemment interrompu, d’une intensité juste suffisante pour produire la contraction du muscle cardiaque, y détermine des mouvements rbytmiques: Eckardt avait déjà obtenu ce phénomène singulier au moyen d’un courant continu ; son expérience était tombée dans l’oubli, et M. Ranvier ne la connaissait pas lorsqu’il a exposé pour la première fois ses recherches dans un cours public de l’année 1875-1876.
Le ventricule séparé des oreillettes contient encore ses ganglions auriculo-ventriculaires; il continue à battre; mais bientôt ses battements se ralentissent, et au bout de quelques minutes ils sont complètement arrêtés. L’arrêt des battements persiste, à moins qu’on ne vienne à irriter mécaniquement ou par un courant d’induction interrompu les ganglions auriculoventrieulaires; les battements reprennent alors, puis ils se’ralentissént et s’arrêtent de nouveau. On peut répéter l’expériencè un grand nombre de fois.
Les oreillettes séparées du ventricule continuent à battre indéfiniment. Si l’on excite les cellules ganglionnaires qu’elles contiennent, elles s’arrêtent, puis reprennent peu à peu leurs battements.
Les cellules des ganglions auriculo-ventrieulaires sont .donc automoitrices, mais seulement à la condition d’être excitées; elles accumulent l’excitation qui leur est communiquée, mais elles cessent d’agir lorsque celle-ci est épuisée.
Lorsque le cœur a été détaché tout entier, le ventricule poursuit indéfiniment ses battements; donc il y a dans l’oreillette des cellules qui communiquent au ganglion de Bidder l’excitation qui leur est nécessaire, l’emmagasinent et la transmettent peu à peu. L’oreillette contient des cellules automotrices pour elle-même, elle contient en outre des cellules d’arrêt pour le cœur tout entier; Car, comme on le sait surtout par les belles expériences de Stannius, il suffit d’exciter le cœur de la grenouille au niveau du sinus veineux pour déterminer en même temps l’arrêt des oreillettes et du ventricule (6) (5).
' Structure des artères. — Comme on le sait, les artères sont composées de trois tuniques solidement unies : l’interne, formée d’un tissu conjonctif spécial, caractérisé par des cellules aplaties ^ S noyées dans une substance ûbrillaire, là moyenne mus- JmJ culaire, l’externe constituée par les éléments du tissu conjonctif diffus.
La tunique intèrne est séparée de la moyenne par la lame élastique interne. Il n’y a pas dans les artères, ® quel que soit leur calibre de membrane auquel il con-
vienne de conserver les noms de membrane fenêtrée ou de membrane striée.
Dans les petites artères et les artères de moyen ca- *’°!uilroe''ï'eme'*ijé “ Y ® qu’une lame élastique qui est la lame
raorteAuchieii, isolées élastique interne. Dans l’aorte et la carotide, en dehors ïïo»oi”uilers!coiora- de la lame élastique interne, s’étagent une série de tioosupictiHcammate. élastiques analogues à la première et qui sont
disposées concentriquement dans toute l’épaisseur de la tunique moyenne.
Ces lames sont reliées les unes aux autres par des fibres élastiques, de telle sorte que la tunique moyenne est divisée en un grand nombre de
éléments musculaires et la fonte granuleuse des lames et des fibres , élastiques amènent d’abord l’affaiblissement, puis la suppression de la solidité et de la résistance de la tunique moyenne contre la dilatation que tend à produire chaque ondée sanguine ; ' lorsque la tunique moyenne, tunique musculaire et élastique, a disparu, plus rien ne s’oppose à la dilatation anévrysmale du vaisseau. ' ■
Quand la tunique moyenne n’existe plus, l’inflammation qui. a débuté dans la tunique interne se poursuit dans la tunique externe, et celle-ci, sous l’influence du processus inflammatoire et delà pression sanguine qui maintenant s’exerce sans obstacle, prend les caractères de la tunique interne.
Ligature des artères. — Depuis les recherches expérimentales d’Ot. Weber, on croyait que l’oblitération définitive des artères, à la suite de la ligature, était produite par l’organisation du caillot. L’auteur,-dans un ouvrage fait en collaboration avec M. Cornil (7), a montré que le caillot ne s’organise pas ; il est remplacé par des bourgeons inflammatoires de la tunique interne et de la tunique externe de l’artère, la tunique moyenne ayant partiellement disparu. Ces bourgeons s’avancent dans le calibre de
ilïule relevée, on ement la structure
1, celle-ci débute (ort avec l’ondée
SYSTÈME LYIIPHATIQUE.