SYSTÈME LYMPHATIQUE
Cœurs lymphatiques des batraciens et des reptiles.
— Les cœurs lymphatiques postérieurs des batracieus sont situés 'danii l’épaisseur d’une cloison aponévrotique; les antérieurs sont compris dans une logette formée par une expansion latérale de l’apophyse transverse de la troisième vertèbre et le ligament intertransversaire qui la réunit à la quatrième (5) (6). On peut donc observer chez les batraciens; comme chez les ophidiens, la participation du squelette à la protection des cœurs lymphatiques; seulement la disposition observée par l’auteur chez la grenouille est bien rudimentaire, si on la compare à celle qui existe chez les ophidiens et qui a été si exactement décrite par Panizza.
Chez les grenouilles (R. esculenta et R. fmca), les cœurs lymphatiques an¬
térieurs sont régulièrement ovoïdes, les postérieurs irrégulièrement prismatiques et, lorsqu’on ouvre ces derniers après les avoir préalablement üxés, on y observe un cloisonnement incomplet et dont la disposition est très variable ; elle diffère même chez un animal dans les deux cœurs lymphatiques correspondants (3) (6).
La musculature des cœurs lymphatiques des batracieus et des reptiles est constituée par des faisceaux striés anastomosés, qui diffèrent essentiellement de ceux du cœur sanguin ; ils ne sont pas formés de cellules mus-
culqires soudées bout à bout. Cher, les reptiles, les nerfs s’y terminent par
des plaqnes motrices (voirp. 22).
L’autenr a employé le premier la méthode graphique pour étudier les mouvements des cœurs lymphatiques (6) (5) ; il s est servi pour cela d un petit cardiographe de son invention. Il a pu constater ainsi qno le cnrare paralyse progressivement les cœurs lymphatiques, et que la paralysie n'est pas précédée d’une période d’excitation.
L’autenr a encore observé qu’après avoir complètement enlevé le cerveau et la moelle épinière chez -une grenouille, tous les cœurs lymphatiques ne sont pas nécessairement arrêtés ; un ou plusieurs . d’entre eux peuvent continuer à battre. Cela montre que les centres exeitomoteurs des cœurs lymphatiques ne sont pas toujours dans la moelle épinière, et qu’il peut y avoir relativement au siège de ces centres de grandes différences individuelles. Cette expérience conduit à mettre en discussion les phénomènes physiologiques observés par les auteurs à la suite de la section des nerfs qui se rendent aux cœurs lymphatiques, par exemple la section du nerf coccygien pour les cœurs lymphatiques postérieurs de la grenouille verte.
Lorsque l’on injecte sous la peau de la grenouille, dans un des sacs lymphatiques qui la doublent, un liquide coloré, ce liquide se répand do proche en proche dans tous les sacs lymphatiques de l’animal, pénètre dans les cœurs lymphatiques par les pores décrits par l’autour, et s’engage dans les veines afférentes et dans le système circulatoire sanguin. Il en résulte que l’on peut obtenir une injection vasculaire complète de la grenouille, en introduisant la canule d’un appareil à pression constante dans un des sacs lymphatiques sous-cutanés, ceux de la jambe ou de la
Renflements supra-valvulaires des vaisseaux lymphatiques. — Chez les mammifères, il n’y a pas de cœurs lymphatiques proprement dits ; mais les vaisseaux qui servent à la circulation de la
phatiques, au niveau du centre phrénique. Il convient de rappeler à ce sujet la merveilleuse conception de Bichat sur l’ouverture des lymphatiques dans les cavités séreuses et les belles recherches de MM. Recklinghausen, Ludwig, Schweiger-Seidel et Dogiel.
Reprenant l’étude dé la communication de la cavité péritonéale avec les lymphatiques du centre phrénique, l’auteur (6) a reconnu que cette communication ne se faisait pas par de simples pores, stomates intercellulaires, mais par de larges ouvertures auxquelles font suite des canaux courts aboutissants dans les lymphatiques interténdineux du centre phrénique. Il les a désignés sous le nom de puils lymphatiques.