L. — ABSENCE CONGÉNITALE DU PÉRONÉ
101. — Malformation congénitale du membre Inférieur droit ; incurvation du tibia avec absence du péroné et du dernier
[Revue d'orthopédie, 1891, p. 265.)
102. — De l’absence congénitale du péroné avec flexion angulaire du tibia (prétendue fracture intra-utérine).
[Société de chirurgie, mai 1897.)
J’ai eu l’occasion d’observer un assez grand nombre d’exemples de la malformation généralement désignée sous
le nom de fracture intra-utérine du tibia. Dans le mémoire qui précédé, je m’applique à établir que cette malformation complexe, caractérisée par l’inflexion angulaire du tibia, avec absence du péroné et d’un ou plusieurs orteils, n’est pas le résultat d’une fracture accidentelle, mais bien d’un vice de conformation remontant à la période embryonnaire.
La théorie qui me paraît ici la plus applicable est celle de M. Dareste, qui met ce vice de conformation sur le compte de lésions de l’amnios; et, de fait, on trouve toujours, au devant du sommet de l’angle tibial, une dépression cicatricielle, qui semble bien être la trace d’une bride amnio-
M.— GENU VALGÜM ET GE N U RECURVATUM
103. — Présentation de pièces anatomiques, provenant de l’autopsie d’un « genu valgum » traité trois ans auparavant par l'ostéoolasie, promptement suivi de récidive.
Ce cas est relatif à un genu valgum traité antérieurement par l’ostéoclasie, et qui avait promptement récidivé après l’opération. Le malade ayant succombé trois ans après à la tuberculose pulmonaire, j’ai pu faire l’examen anatomique des lésions. Dans ce cas particulier, la difformité consistait exclusivement en une courbure angulaire à sommet interne, portant sur la diaphyse fémorale, immédiatement au-dessus de l’articulation ; les surfaces articulaires elles-mêmes ne participaient en rien à la maladie.