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C. — Des différents procédés d’électrolyse de l'urètre

Bulletin de la Société médico-chirurgicale, année 1896, pp. 32-,36.

D. — Valeur de l’électrolyse dans le traitement des rétrécissements de l’urètre.

Hernie de Thérapeutique, n»3, t" février 1898, pp. 75-81; n" 4, 15 février 1898, pp. 109-116.

E. — Résultats éloignés des éleotrolyses de l’urètre.

Archives d’électricité médicale expérimentale et clinique, n» 82, 15 octobre 1899, pp. 490-495 et Hall, de l’Associât, française pour l'avancement des sciences (Congrès de Boulognc-sur-mcr 1899).

F. — Indications et valeur de l’électrolyse dans le traitement des rétrécissements de l'urètre.

Bulletin de la Société française d’électrothérapie et de radiologie, n” 3, mars 1903, pp. 58-08.

G. — Dilatation électrolytique de l’urètre.

Compte rendu de T Ass. franc, d'Urologie. Paris, 1903.

H. — Dilatation électroiytique de l’urètre.

U Progrès médical, t. XIX, n° 25, 18 juin 1904, pp. 401-404.

/. — Résultats de la dilatation électrolytique de l’urètre.

Compte rendu de l’Ass. franç. d’Urologie, p. 195, 1909.

On sait qu’il existe deux méthodes d’électrolyso. L’une, due à Tripier, qui ne devint pratique que lorsque Jardin eût inventé son urétrotome éloctrolyseur, et qui sectionne le rétrécissement assez rapidement, l'autre dont Nevvmann est le promoteur, agit avec une grande lenteur et dissocie pour ainsi dire le tissu du rétrécissement. Les deux méthodes s’étant répandues, j’avais remarqué que les résultats de la méthode rapide étaient passagers, contrairement i ceux de l’électrolyse lente. Pour m’en rendre compte, j'instituai les expériences que j’ai résumées plus haut.

Elles sont conlirmatives de l’ohservation clinique : un rétrécissement divisé rapidement par un courant intense, se reproduit facilement et devient dur. Je renonçai donc à ce procédé pour me consacrer à l’étude de l’électrolyse lente.

On sait qu’elle consiste è conduire sur le rétrécissement une boule métallique que termine une tige isolée par un vernis ; on choisit une des boules interchangeables, de dimension appropriée au diamètre connu de la stricture, sur laquelle elle doit appuyer sans chercher à la traverser. On place une électrode positive sur le ventre du malade et un courant négatif très faible passe dans l’urètre au moyen d’un fil fixé à la partie extérieure de la sonde. T,e courant, si faible qu’il soit,

produit une cautérisation des tissus sur tous les points touchés. .l'ai donc cherché à diminuer cet effet caustique en substituant à l’olive de .Nevvmann une olive allongée quadrangulaire dont les angles seuls sont métalliques, tout l’intervalle étant rempli par de la gomme (fig. 39). Cette olive s’introduit seule ou avec conducteur; elle s’insinue dans le rétrécissement et c’est bien alors par électrolyse, en dehors du contact métallique que l’action de dissociation des tissus se produit.

Depuis 1893, j’ai appliqué ce procédé, généralement avec succès,

mais la longueur du traitement est telle que peu de malades ont une patience suffisante pour attendre six ou huit mois et même plus d’une année que le but soit atteint. La dilatation m’avait toujours paru marcher avec plus de rapidité lorsque, pendant le passage du courant,

on tendait légèrement la verge pour faire pénétrer à frottement l’olive entre les parois de la stricture.

Aussi, ai-je prié M. Collin, de construire des cathéters-électrodes suivant un dispositif spécial (fig, 40). Toute la tige est recouverte d’un vernis isolant qui ne laisse le métal à découvert qu’aux deux extrémités. A l’extérieur, le manche de l’instrument est percé d’un orifice destiné à fixer le fil conducteur; l’extrémité urétrale est conique, allongée, en forme de coin, d’une longueur de 3 centimètres environ, pour pénétrer à frottement dans le rétrécissement.

Le courant est alors établi de manière que le négatif passe dans l’urètre et le positif par la peau. 11 faut observer avec soin le galvanomètre, car l’intensité du courant a nne importance capitale. Si on emploie une des bougies à tige isolée, dont l’extrémité seule est

cations qu’indique la bibliographie ci-dessus. 11 importe donc.d’exposer mes modifications techniques ainsi que mes résultats dans les rétrécissements de trois ordres que j’ai ainsi traités.

Les premiers sont les mauvais cas dont j’al déjà parlé : succession d’anneaux, de saillies et d’altérations de la paroi allant d’une stricture à la voisine, amenant un épaississement des parois tel que souvent l’urètre parait oblitéré sur une longue étendue.

Contre ces hypertrophies scléreuses et fibreuses dé l’urètre, sur une étendue limitée, les urétrotomies internes localisées sont efficaces, mais elles ne font que préparer le champ à la dilatation, or la dilatation électrolytique est bien plus efficace que la dilatation simple. Cependant même au cours du traitement électrolytique est-il nécessaire de pratiquer de petites sections complémentaires qui permettent de gagner du terrain là où la dilatation était arrêtée.

Ces remarques s’appliquent aux rétrécissements multiples avec urétrite chronique auxquels j’applique ce traitement depuis longtemps. Comme pour les rétrécissements rehelles, il faut s’attendre à une durée très longue du traitement, jamais inférieure à plusieurs mois, et qui dépasse souvent une année ; il est d’ailleurs entendu que l’application du courant électrique n’interdit pas les moyens de traitement habituels contre l’urétrite..

Des contre-indications existent : elles relèvent d’une inflammation et d’une infection de l’urètre, soit aiguë, soit réveillée par le contact des instruments. Dans ces cas une méthode rapide convient seule. D’ailleurs, l’infection diminuant à mesure que l’iirèlre s’élargit, on parvient au résultat en se contentant au début de progrès très lents. Restent les rétrécissements bénins pour lesquels tous les traitements réussissent. A ceux-là suffil le trailement le plus simple, la dilatation progressive ; cependant les progrès seront plus rapides si on les soumet à l’action des courants continus.

Le résultat le plus intéressant est la persistance de la guérison. J’observe depuis de longues années des malades guéris depuis vingt, vingt-deux et vingt-cinq ans, qui, après un traitement très prolongé pour des rétrécissements indurés et rebelles, ont maintenant un canal qui ne se rétrécit plus, ou que la moindre dilatation ramène au calibre

Traitement des abcès uriueux.

Congrès français de Chirurgie^ 5” session, 1891, p. 453.

Le professeur Guyon a tracé les règles du traitement qui procure une guérison sans fistule des abcès urinaires. Une incision périnéale bien exactement sur la ligne médiane conduit sûrement sur le foyer de l’abcès quelles que puissent être les fusées latérales. Un décollement, une poche existant presque toujours sur la partie latérale du pénis, en haut, il est utile de faire une contre-ouverture en ce point et d’y placer un gros drain. C’est le drain au plafond de Guyon.

Notre maître conseille de ne pas toucher à l’urèlre à ce moment même en cas de rétrécissement très étroit et de laisser l’urine s'écouler par la plaie périnéale, dans la crainte que l’incision d'une urétrotomie interne n’ouvre la porte aux produits infectieux qui se répandraient dans la circulation. Appliquant ici ses propres doctrines, j’ai pensé que ce danger d’introduction de germes dans la circulation n’existait que si l’urine était soumise à une pression. Aussi ai-je coutume maintenant de chercher à libérer longuement et minutieusement toutes les anfractuosités de la plaie et de reconnaître l’orifice de communication de l’urètre avec l’abcès. 'Tout étant bien détergé, je pratique d’emblée une urétrotomie interne et je place une sonde à demeure de petit calibre, 16 à 17, de manière à laisser un espace libre entre les parois de l'incision urétrale et la sonde, au cas où du pus et de l’urine tendraient à s’y accumuler. Dans quatre cas, la guérison fut rapide et sans fistule.

Epithélioma de l’urètre.

Compte rendu de l’Ass. jranç. d'Urologie, 1911, p. 343.

Début par une induration de l’urètre balanique et naviculaire, bientôt étendue au gland et ayant pris une marche très rapide à la suite de cautérisations intempestives. Peu après on constate un large épithélioma du gland et de la verge sanieux, saignant, avec une infinité de ganglions inguinaux et sus-pubiens gros et douloureux. L’amputation de la verge que je pratiquai ne me laissait guère d’espoir en raison de la diffusion de l’adénopathie à laquelle je ne touchai pas. La plaie

rien rendu. Il y a quatre ans suppuration périnéo-scrotale incisée incomplètement; depuis lors une fistule persiste.

Enorme tuméfaction du périnée et de la verge; fistule scrotale qui donne urine et pus, surtout après une miction ; indurations multiples reconnues au palper. Par le cathétérisme on perçoit un arrêt puis un frottement en arrière de la fosse naviculaire, puis plus rien n’indique que d’autres calculs existent en arrière dans le périnée, car la sensation du palper était celle que donne un phlegmon périnéal.

Le calcul naviculaire fut facilement extrait par l’urètre, mais l’exploration continuant à donner la sensation d’un calcul, je pratique à la région périnéale une incision médiane qui, après avoir traversé une épaisseur considérable de tissus, tomba sur une masse calculeuse considérable composée de six pièces articulées occupant le cul-de-sac du bulbe : enfin plus loin encore, en plein périnée, un calcul volumineux {fig. 41) qui paraissait unique, était, en réalité composé de six pièces articulées et à facettes.

Corps étranger de l’urètre (tuyau de pipe). Extraction.

Jourmlde médecine de Paris, vol. XIV. n" 79, mai 1888, p. 75t.

Extraction d’un tuyau de pipe de 4 centimètres de longueur au moyen d’une pince urétrale de Collin. Il fut saisi et conduit sans difficulté presque au niveau du méat qu’il fut nécessaire d’inciser pour l’amener au dehors. 11 était resté vingt-huit Jours dans l'urètre qui ne présentait pour ainsi dire pas d’urétrite, pas d’œdème, ce qui explique l’extrême mobilité de ce corps étranger malgré son volume considérable correspondant au 29 Charrière. A quelques heures d’intervalle, il passait de la fosse naviculaire au périnée, migration due aux érections fréquentes et aussi au peu de réaction inflammatoire des parois : ce dernier fait s’explique parce que l’urine passant au travers du corps étranger canaliculé, ne provoquait pas d’irritation ni d'infection des parois comme lorsqu’elle est chassée entre les parois de l’urètre et un corps étranger qui l’occupe.

Corps étrangers de l'urètre.

Dictionnaire encyclopédique des Sciences médicales, pp. 274-281). Etude d’ensemble de la question divisée en deux chapitres : les

corps étrangers proprement dits, et ceux dont les éléments sont puisés dans l’économie : les calculs. Pour les premiers, des recherches bibliographiques, les découvertes dans les musées m’ont amené à faire une nomenclature aussi complète que possible des corps étrangers qu’on a rencontrés arrêtés dans le canal de l’urètre; liste qui peut s’accroître indéfiniment, car l’imagination déréglée des êtres qui se livrent à ces actes est des plus fertiles. A côté de ces cas où la folie, la folie érotique le plus souvent, l’ivresse ou les écarts d’imagination jouent le rôle principal, une classe plus intéressante comprend les corps étrangers qu’nn accident de cathétérisme y a condnits et qui n’ont pu être retirés ; fragments de sondes métalliques, de gomme, de caoutchouc, etc.

Les calculs urétraux viennent le plus souvent de la vessie; parfois ils sont nés sur place, presque toujours en arrière d’un rétrécissement et atteignent un volume considérable dont plusieurs sont représentés dans mon article. Aux procédés déjà décrits s’ajoute le broiement sur place, utile surtout quand les calculs sont constitués par les débris d’une lithotritie.

L’incontinence d’urine d'origine urétrale chez la femme n’est pas rare et se voit quelquefois après la dilatation forcée de l’urètre faite dans un bnt opéraloire. Chez la femme à qui fut pratiquée 1 opération cidessous décrite, j’avais pratiqué à l’aide du dilatateur à trois branches une dilatation suffisante pour extraire un calcul du volume d’une amande. Une incontinence presqne complète en était résultée ; après l’échec de divers traitements, je pratiquai l’opération suivante que je n’ai trouvée décrite nulle part.

La malade est placée dans la position de l’examen au spéculum; la vessie et le vagin étant largement irrigués, une grosse sonde est introduite dans l’urètre. Au niveau de ce canal, sur la partie antérieure et inférieure du vagin, exactement snr la ligne médiane, je pratique une incision longitudinale qui part immédiatement en arrière du méat, se prolonge à quelques millimètres au delà du col vésical, et qui n’intéresse que la muqueuse vaginale; à l'extrémité antérieure de celte ligne, une

deuxième incision, perpendiculaire à la première, circonscrit le méat; enfin une troisième incision, également perpendiculaire à la première, part de son extrémité postérieure. Deux lambeaux rectangulaires sont ainsi dessinés; ceux-ci, taillés au dépens de la muqueuse vaginale seule, sont disséqués et ramenés au dehors, et n’adhèrent plus que par leur bord externe. L’urètre est ainsi mis à nu sur presque toute sa moitié inférieure : Je continue néanmoins à le disséquer de façon à isoler les deux tiers environ de sa circonférence. A 2 ou 3 millimètres en avant du col vésical je passe une aiguille très courbe qui, sans intéresser les parois de l’urètre, le contourne entièrement, et dont la pointe vient ressortir en un point symétrique à droite ; un très gros fil de catgut, double, est ainsi appliqué sur la face pubienne de l’urètre qu’il respecte. A la sonde métallique est alors substiluée une sonde de gomme n” IS; puis les chefs des fils sont ramenés en bas et noués ; on exerce sur eux une constriction suffisante pour que la sonde de gomme jouisse d’une certaine mobilité, mais soit légèrement serrée. Enfin les lambeaux muqueux dont les bords se juxtaposent exactement sont suturés l’un à l’autre avec du crin de Florence. L’ouverture du méat me paraissant trop large, je terminai l’opération en pratiquant la résection d’une petite portion de sa circonférence, et en réunissant les parties avivées avec du crin de Florence.

Les résultats thérapeutiques ont laissé quelque peu à désirer, cependant la situation de la malade a été sensiblement améliorée.

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