‹ Exposé des titres et des travaux scientifiquesChapitre 14 sur 24 · Les œdèmes aigus essentiels ; leurs différents types · texte numérisé non relu

Les œdèmes aigus essentiels ; leurs différents types

Société médicale des hôpitaux, 31 décembre 1909.

L’étude comparative d’une série de cas d’œdèmes aigus et de types classiques voisins amène è distinguer d’abord deu.K types cliniques d’œdèmes

1” Œdèmes aigus zoniforines, avec ou sans eccliyinose ;

2" (JKdèmes aigus essentiels ou idiopathiques (type de Quincke).

Dans les deux types, le syndrome peut être cyclique ou isolé, et certainement atteindre des régions diverses.

Puis, de chaque côté des deux types, la chaîne s’étend d’une part par l’intermédiaire des ecchymoses zonitormes avec œ<lème, sans œdème, du zona hémorrhagique, pour rejoindre les zonas classiques ; et d’autre part, par le mélange des œdèmes aigus sous-dermiques alternant avec des crises d’urticaire (Lereboullet. Faure-Beaulieu, Simonin), avec le groupe des

Quel est le lien entre ces différents types?

L’étiologie est évidemment très différente, plus peut-être d’un cas à l’autre que d’un type à l’autre.

Nous trouvons la possibilité d’intoxications gastro-intestinales, manquant totalement, il est vrai, dans mes premiers cas ; d’intoxication cataméniale, encore que dans mes cas n'" 2 et 3 les œdèmes paraissent accompagner plutôt la phase d’élimination que la phase toxique proprement dite ; de toxi-infectîons dans les cas fébriles tels que ceux de MM. Sacquépée. Le Calvé, de Quincke.

Malgré ces différences étiologiques, les conditions pathoaéniques sont vraisemblublemcnt assez voisines. Il s’agit toujours d’un phénomène sympathique angio-neurotique, avec combinaison en proportion variable de troubles vaso-dilatateurs, ayant leur maximum dans mon cas d’œdème ecchyinotique ; et peut-être de troubles vaso-sécrétoires des cellules endothéliales capillaires, ayant leur maximum dans les cas d’œdème peu congestif, mon observation n" 4 et celles de MM. Lereboullet et Faure-Beau- .lieu, comme le pensent ces auteurs. Mais l'instabilité spéciale de l’appareil vaso-moteur, invoqué par M. Moricheuu-Beauchant, ne joue vraisembla-

Ces conditions pathogéniques établissent encore ur œdèmes aigus et certains œdèmes chroniques d’origine

189. Nœvus pigmentaire verruqueux développé sur le territoire des branches du plexus cervical superficiel. Société de dermatologie, 10 mai 1894.

190. Des Nœvi dans leurs rapports avec les territoires nerveux ; essai de pathogénie et d’étiologie. Nouvelle Iconographie de ta Salpétrière, 1897, 2 plon-

191. Sur les Nœvi systématiques et leur pathogénie. Nouvelle Iconographie de

1910, n’ 4, 3 planches |)hototvpiques ot 10 figures dans

Etudes basées sur seixe observations personnelles.

Le type névritique nous paraît le plus fréquent au thorax, de môme qu’à la face.

A première vue, on pourrait être surpris de la disposition parfois parcellaire de la topographie névritique, de sorte qu’une portion seulement du nerf paraît intéressé ; c’est le cas notamment pour les branches antérieures des intercostaux, pour certaines expansions du petit sciatique. Mais on peut s’apercevoir que dans la distribution d’un nerf, les zones innervées par les branches sensitives seules sont marquées par le nœvus, notamment la branche antérieure des intercostaux, les arborescences terminales cutanées

l’adulte à ces sélections parcellaires.

c’est-à-iliue présentant une disposition permettant de l’attribuer avec ccr-

On peut s’expliquer très simplement la genèse de ces nœvi pour le nœvus-névrite et le nœvus-myélite. Si on admet que des amas de la crête de Sagemelil ou chaîne ganglionnaire de His (ou de son prolongement encéphalique). futurs ganglions des racines postérieures, les cellules ganglion-

intra-médullaires i

dessus du gunglion.

Ces données nous permettent de comprendre pourquoi les troubles trophiques s’observent uniquement dans les zones de distribution des branches centripètes des nerfs. Mais comment une lésion du nerf sensitif nous explique-t-elle un trouble trophique'?

Chez l’adulte, la théorie de Marinesco permet d'admettre que la trophicité des tissus est régie par l’état d’équilibre des cellules médullaires. Mais peut-être aussi peut-on, dans la genèse de ces phénomènes, faire jouer un rôle à l’intervention du sympathique.

sympathique d’un métnmère ont une origine commune.

Quoi qu’il eh soit de la formation initiale, chaque ganglioblasle sympathique donne naissance à un prolongement cylindraxile constituant soit un rameau communiquant se dirigeant vers la moelle, soit un mmeau périphérique, soit un rameau intermédiaire allant vers le ganglion sympathique voisin. Il y a, en somme, communication de l’organe sympathique avec la moelle par des filets sympathiques centrifuges et des fibres médullaires centripètes ; et avec le ganglion de la racine postérieure par des filets centrifuges et centrii)ètes, sans compter de véritables petits ganglions sympa-r Ihiques accolés au ganglion do la racine postérieure. Donc contact perma-

le si la \éi

>cn, une action trophique déséle type névritique.

tront mal à la périphérie l’influx sympathique qu’elles ont l'eçu.

Si la lésion initiale porte sur l’appareil modiillaire, deux cas peuvent se présenler. Ou bien elle intéresse un groupe de prolongements centraux des cellules ganglionnaires, et alors la répercussion se fera selon la distribution des neurones touchés ; d’où encore une topographie périphérique reprodui-

d’après les recherches de

îs de plusi

e un groupe de cellules

type névritique s’établirai

intére

'ouble trophique pourrait s’expliquer par

produits toxiques dctermiil

myélite ou une névrite fœtale, nœvi ayant servi de point de départ à ci planclies pliototypiques, et interprétés ! reproduis ici quelques-uns de ces demie

études sont reproduits •,(fig.3l à 41).

192. Syphilides zoniformes développées sur un neovus pigmentaire plan et zoniforme, et sur un zona. (En collaboration avec M. Si-h.lmann). Preae midkttle, 15 décembre, 1807.

193. Localisation élective des éruptions cutanées sur le côté intéressé par une affecticn nerveuse unilatérale d’crigine centrale. Presse médicale. 10 sep-

aucune réaction des muscles faciaux supérieurs.

Le faisceau faciai supérieur est donc fonctionneilement bien indépendant des noyaux des flf- et Vf paires, ce qui milite en faveur de l’indépendance de leur origine nuciéaire, et confirmerait l’avis des auteurs qui rattachent l’origine réelie du facial supérieur au noyau même de la Vif paire, bien que dans un groupe relativement isolé.

197. Le phénomène lécithinique de Campana chez un groupe de tabétiques. Réunion biologigue de Nancy, 16 mai 1911, C. R. de la Société de Biologie. t. LXX, p. 891).

^ Campana a cherché si les substances du sérum et de ses dérivés passent

Page 1