ENCÉPHALE, MOELLE ET NERFS PÉRIPHÉRIQUES
198. Monoplégie faciale et iéviation conjuguée de la face et des yeux d'origine capsulaire. Presse médicale, 5 décembre 1896.
Lésion hémorrhagique dilacérant la substance cérébrale entre la face interne du noyau lenticulaire et le bord externe de la capsule interne, avec destruction de la portion antérieure de la capsule interne, totalement respectée à partir du faisceau géniculé.
199. Syphilis crâhio-cérébrale. Compression cérébrale. Epilepsie jacksonienne. Trépanation. Congrès français de médecine, 1890. (Voir.n" 123).
200. Hémitonoclonie post-hémiplégique. L'Encéphale, juillet 1907, n" 7. Observation d’une malade âgée de 65 ans, atteinte à 49 ans d'une hémi-
Progressivement s’établit la contracture, mais sc distinguant nettement de la contracture post-hémiplégique banale par un état permanent d’hyliertonisme douloureux, avec véritables crises d’éréthisme musculaire, avec
riques. Surcet hypertonisme se greffent également des crises de clonisme.
Une hypertrophie musculaire très notable des groupes du coté hémiplégié parait la conséquence de cette réaction musculaire permanente.
Les crises sont parfois suivies de débâcle d’urates urinaires.
Il n’existe dans la littérature médicale que quelques cas se rapprochant du précédent ; mais ils sont assez précis pour permettre la constitution d’un syndrome hémitonoclonique post-hémiplégique, de tout point comparable à l’hémi-tremblement, à l’hémi-parkinson, à l’hémi-athétose, à l’hémichorée post-hémiplégiques, et aussi aux rires et pleurs spasmodiques. Aucune autopsie n’est connue. Mais, par analogie à ce qui paraît exister
tion sur une jambe.
Il s’agissait d’une ancienne malade de Saint-Julien, chez laquelle le diagnostic porté était ; tabes spasmodique atypique, aboutissant de lésions médullaires dont la sympt’omatologie était faite d’éléments parkinsoniens etd’un,syndrome de sclérose on plaques, sur un terrain hystérique.
L’anomalie du tabes dorsal spasmodique était précisément la contracture en flexion du type Babinsky, avec abolition des réflexes tendineux (dont l’exagération caractérise les dégénérations pyramidales), et exagération des
musculaires. Il entra alors à la clinique ; son état s’àn'iéliorait, lorsque, sans motif apparent, survint une rechute; l’impotence fonctionnelle s’accentua, devint absolue ; il s’yjoignit quelques troubles de la phonation, de la déglutition et aussi des modifications de l’état psychique, atrophie musculaire presque totale. Cet état persista pendant un mois ; puis les accidents s’amendèrent, le malade quitta le service étant encore dans un état très précaire, mais deux mois plus tard, la guérison était presque complète.
Le troisième malade est un surveillant de travaux do chemins de fer, surmené physiquement, qui, un mois après le traitement spécifique, éprouva un mouvement fébrile, delà stomatite, de la diarrhée, puis des douleurs très vives dans les mollets, exaspérées par la pression, de la diminution du réflexe patellaire ; traces d’albumine dans Turlne : les accidents s’amendèrent rapidement par simple suspension dii traitement et le repos.
Expérimentalement, nous avons pu déterminer chez le lapin la paralysie du train postérieur par intoxication hydrargyrique massive.
En somme, ces polynévrites dues h l’intoxication hydrargyrique aiguë ou subaiguë paraissent former un groupe pourvu de caractères dont quelques-uns sont nettement opposés à ceux que Letulle a assignés aux névrites périphériques do l’hydrargyrisme chronique.
Polynévrite aigtiè. Névrite chronique.
Généralisée. * Partielle, circoiiscriteou (li.ssociée.
Atropine musculaire très pro- Alisence d'amyotrophie, noncée, souvent presque totale.
Pas de R. D. Persistance de la contractilité
galvanique ou faradique.
Diminution des refle.'ces lendi- Conservation des réflexes.
Coexistence de troubles sensitifs et moteurs.
De ces observations 011 peut tirer égalcmëiit une conséquence pratique. Le système nerveux de certains individus est, en raison de certaines conditions, préparé par l’hérédité, par le surmenage ou par l’idio-syncrasie, exceptionnellement sensible l’action du mercure ; on devra donc toujours, au début du traitement de la syphilis, ii moins de se trouver en présence
gique doit primer toute autre considération, étudier d'abord la tolérance du malade pour les préparations hydrargyriques.
Voir aussi :
Polynévrite diffuse dans la syphilis secondaire. Société de dermatologie et de syphiligraphie, H avril 1896. (Voir n“ 124).
Des paralysies généralisées dans la fièvre typhoïde. Itevue neurologique,