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septombro

Dans ces dernières années, on a fait jouer aux modifications cardio-vasculaires un rôle de plus en plus important dans la pathogéuie des lésions artério-scléreuses, arrivant à considérer l’hypertension, quelle que soit sa cause, comme la condition nécessaire et sullisanto des profondes modifications de la paroi artérielle.

D'autre part, la notion de l’élévation de la pression artérielle dans l’artério-sclérose constitue un lait semblant depuis longtemps parfaitement établi ; aussi ce symptôme hypertension continue-t-il à être regardé par la plupart comme un des signes les plus fréquents de l'artério-sclérose.

De nos recherches sur l’athéromc expérimental et sur son mode de production d’une port, de constatations cliniques et anatomo-pathologiques nettement établies d’autre part, ressortent des conclusions qui viennent à l’appui de laits tendant à prouver qu’il faut dans cette question do l’artério-

rielh, cette dernière n’étant pas plus la cause nécessaire de l’altération des

Cette conclusion est basée sur des laits cliniques et anatomiques d’une part, et sur des recherches expérimentales exposées ailleurs plus en détail

environ, d’hypertension artérielle ; qu’nne sclérose artérielle intense peut coexister et souvent coexiste avec une basse pression malgré l’hypertrophie cardiaque (notamment chez 8 malades autopsiés). En résumant les

i observées par les auteurs qui ont étudié cette question (Sawada, Iroedel, Strasbürger), nous trouvons une moyenne générale de cas avec pression normale ou inférieure à la normale.

pression artérielle normale.

2’ Des substances à propriétés opposées ihypotensioes) b celles de l’adrénaline sont incapables d’empêcher la production de lésions athéromateuses.

3° Des animaux intoxiqués par l’adrénaline, par l’extrait hypophysaire, ont une pression artérielle élevée, supérieure à la normale (13 à 15 cm. Hg)

croscopique.

De ces laits cliniques et expérimentaux semble donc pouvoir se dégager cette conclusion qu’il peut exister cliniquement et qu’on peut obtenir expé-

régularité de son action) ; d’autre part, l’iodothyrine, en** raison de son

Dans les deux cas, l’administration des vaso-dilatateurs a précédé de vingt jours en moyenne (dix-huit à vingt-sept) le début des injections d’adrénaline. Deux témoins recevaient en même temps l’adrénaline non

Les lapins utilisés étaient de jeunes lapins, adultes, tous de même âge (six mois), castrés, de 3 kilogrammes environ.

des lapins ainsi traités étaient pour ainsi dire nullcs.

Les différents auteurs qui ont étudié cette question sont arrivés à des

l’action anti-atliéromalisante des composés iodés, ia plupart concluent à leur action nulie et môme favorisante. Des recherches expérimentales montrent môme ta possibilité de produire l'atliérome par des injections répétées de composés iodés.

Cherchant dans faction cardio-vascuiaire des iodures l'e.xplieation possible de ces faits, nous avons passé en revue les différentes recherches concernant ce sujet chez l’animal et chez l’homme. Les divergences entre les auteurs semblent pouvoir être expliquées par ce lait que les doses d’iodurc, d’iodipine utilisées ont été très dillércnles, très fortes pour les uns, plus faibles pour les autres. Or, des doses fortes amenant des troubles importants do lu pression artérielle (abaissement suivi d’une élévation de la pression) ne sont pas sans troubler profondément, par leur répétition, la structure des vaisseau.x ; et, associées à l'adrénaline, elles soumettent tout l’appareil cardio-vasculaire à des changements plus brusques et plus accentués encore. De plus, la toxicité propre des iodures peut, à ces fortes doses, intervenir et s’associer à celle de l’adrénaline.

Ces faits sont capables de fournir l’interprétation des lésions intenses observées chez les animaux. Mais il est bon de ne pas conclure de ces expériences à l’action nulle et même nuisible des iodures chez l’homme ; car, à côté d’autres facteurs importants intervenant chez l’animal, les doses toxiques employées chez lui sont bien différentes des doses médicamenteuses, utilisées en thérapeutique.

6. Action sur I appareil cardio-vasculaire des injections répétées d’extrait d hypophyse (avec figures). (En collaboration avec M. J. Paiusot). Archwes de MéUecuie expérimentale et WAnatomie pathologique, 1908, juillet.

7. Athérome aortique et extrait d’hypophyse. (En collaboration avec

M. J, Parisot). Réunion biologique de Nancy, 1908, 7 avril. C. R. de la

Société de Biologie, p. 730).

Sous l’inlluence des injections d’extrait hypophysaire, nous avons vu apparaître chez plusieurs lapins des symptômes d’intoxication aigue, sui-

sont en tout comparables h ceu.x que l’on observe quelquefois après l’injec-

dans la pathogdnie des accidents produits par l’adrénaline aussi bien que par l’extrait d'hypophyse, une môme cause : l’action du produit, hypertensive et paralysante.

Si une élicatiim passagère de la pression se produit après l’injection intra-veineuse d’extrait d’hypophyse comme après celte d’adrénaline, de même aussi nous avons pu constater une élévation permanente de ta tension après intoxication chronique par l’extrait d’hypophyse (pression de 140 à ISO mm. Hg au lieu de 120 à 130 après l’adrénaline, et de 100 à 120, nor-

L’hypertension permanente observée chez les animaux de la 1" série (traités par l’extrait d’hypophyse) était très notable, plus accentuée que chez ceux de la seconde (traités par l’adrénaline), dont la tension était presque normale. Ces chiffres sont, en effet, beaucoup plus élevés que ceux observés par M. Josué ; chez des animaux intoxiqués longuement par l’adrénaline, ils oscillaient en effet entre 120 à 132 millimètres Hg aü lieu de 145 à 150. De ces faits expérimentaux il est possible de rapprocher les constatations cliniques rapportées par l’un de nous, l’hypertension artérielle, l’hypertrophie cardiaque en coexistence avec l’hyperplasie hypophysaire.

L’extrait d’hypophyse en injections longuement i^olongées (14 à 40 injections pendant 40 à 115 jours), entraîne thypertrophie du cœur (fig. é), pesant de 9 è 11 gr, 50 au lieu de 7 à 8 gr., poids normal que nous trouvons chez le lapin de 2.000 è 3.300 grammes. Cette hypertrophie porte surtout sur k ventricule gauche, qui est globuleux et tait saillie dans le ventricule droit. Ces caractères sont, en somme, comparables à ceux que déterminent habituellement les injections répétées d’adrénaline.

Mais, si jusqu’ici plusieurs points sont semblables, bien qu’à des degrés différents, dans la comparaison des effets produits par ces deux substances : accidents d’intoxication aiguë et mort subite, ou bien élévation permanente de la pression artérielle, hypertrophie cardiaque, nous constatons une

Quoi qu’il en soit, ces expériences démontrent Vinfluence considérahk qu’exerce sur tappareU cardio-vasculaire la séerélixm hypophysaire et permettent d’envisager, snivant que celle-ci est diminuée ou surtout exagérée, le rôle joué par les altérations de l’hypophyse dans la pathogénie de certains troubles cardiaques, et des modifications de la pression sanguine.

8. Action à longue échéance sur l’appareil cardie-vasculaire des injections répétées d’Urohypertensine et d’Urobypotensine. Journal de Physiologie et de Pathologie générale, 1912.

9. Athérome expérimental par l’action de l’Urohypertensine. (En collaboration avec M. Dubet). Réunion biologique de Nancy, 1912, 16 juin (C. R. de la Société de Riologie. t. LXXII, 1100).

MM. Abeious et Bardier ont isolé des urines deux subtances, une amine complexe voisine de la triméthylamine, l’urohypertensine, et une substance présentant les caractères des protéoses, l’urohypotensine, dont ils ont soigneusement étudié l’action hypertensive ou hypotensive.

Il était intéressant de rechercher l’action sur l’appareil cardio-vasculaire, à longue échéance, de ces produits, résultats habituels des fermeutatious digestives dans le tractas intestinal.

Ces substances perdent très rapidement leurs propriétés, et malgré la nécessité de nous les procurer constamment par une préparation très longue et très délicate, nous avons pu, avec M. Duret, maintenir pendant

tensine ou de l’urohypoteusine.

Ces substances n’ayant pu être chimiquement déterminées, nous avons dû établir d’abord, par l’étude de l’action physiologique des produits que nous avons isolés, leur identité avec ceux de MM. Abeious et Bardier.

indice de 0,0037.

On voit donc que l’urohypotensine seule a abaissé sensiblement l’indice cardiaque ; mais le cœurs’hypertrophiesirurohypotensineest combinée i\ l’action CaCl*. Mais nous avons noté déjà que l’action prolongée de GaCl‘ seul à très haute dose détermine une appréciable hypertrophie cardiaque (indice = 0,0036) avec élévation de la pression artérielle.

Mais le fait très curieux est l’énorme hypertrophie cardiaque, traduit par des indices de 0,004S et 0,0080 chez des lapins ayant vécu plusieurs mois après avoir reçu de façon prolongée des séries d’injections d’urohy-

Je suppose que sous l’influence de l’hypotension provoquée, s’établit une réaction compensatrice d’organes hypertenseurs, qui dépasse le but, continue son action et aboutit à une hypertension permanente déterminant secondairement l'hypertrophie cardiaque. C’est ce que des recherches ultérieures chercheront à vérifier.

Chez les animaux sacrifiés aussitôt après la fin de la période di injections, le cœur était au contraire plus petit que la normale.

Le mécanisme de cette hypertrophie est actuellement à l’étude.

12. Deux types d’anévrismes expérimentaux de l’aorte. (En colluboralion avec MM. J. Parisot et M. Lucien). Itéunion biologique de Nancy, 1908, 27 janvier. C. D. de la Société de Biologie, 1908.

Au cours de nos recherches sur l’athérome expérimental, concernant plus particulièrement l’action, sur les vaisseaux, de l’adrénaline employée

types (tanécrismes aortiques, présentant macroscopiquement des caractères nettement di/lérents.

On pouvait croire, dans le premier cas (into.xication par l’adrénaline seule), à une dUatation primitive anévrismale. en un mot à un anévrisme vrai sacciforme ; dans le second cas (intoxication par adrénaline et iodipine),

secondairement à la formation d’une cavité anévrismatii|ùe. L’examen histologique nous a, cependant, montré l’identité de substratum anatomique des deux lésions.

Dans les deux cas envisagés, la lésion la plus caractéristique est la calcification de la partie moyenne de la mésarlère. Cette imprégnation de la

transformation des éléments qui la composent'normXmeTTd’abord désintégration des libres conjonctives et musculaires dont les noyaux cessent d’être colombles ; ensuite redressement puis fragmentation des fibres élastiques ; à ce niveau s’établit ators la dilatation anévrismale.

Si nous cherchons à donner, de ces aspects macroscopiques différents et

trouver dans la topographie môme des lésions.’ Lns le prêter cas, l’anévrisme siège au niveau de la crosse, alors que le reste du vaisseau ne

présente que des lésions nthéromateuses très discrètes. En ce point où le choc de l'ondée sanguine se lait sentir au maximum, une Usùm moins intense a permis la distension plus précoce ; la calcification peu marquée n’a pas entravé l'ampleur de cette dilatation. Dans le second cas, an contraire, la pression vasculaire, ne s’exerçant que moins violemment (aorte thoracique), n’a lorcé que plus tardivement l’éiasticité réduite de la paroi déjà notablement cakifiée ; la résistance mécanique de cette plaque calcifiée a

Nous croyons trouver là les facteurs capables d’expliquer la différence d’aspect macroscopique de ces deux types d’anévrismes, malgré un subs-

11. Origise de la chaux dans la calcification des artères et pathogénie de l’athéreme calcifié. (En collaboration avec M. Fritsch). Journal de Physiologie etde Pathologie générale, 1909, novembre, p. 1084-1097.

Quelques faits bien observés ont permis d’émettre l’hypothèse d’une pathogénie calcique de l’athérome, et peut-être de l’artério-sclérose, attribuant à une surcatcification de l’organisme d’origine aiimenlaire la calcification des parois artérielles.

Quelle est, en réalité, la portée de ces arguments ? Quelle est, dans la pathogénie de l’athérome, laissant de côté en ce moment l’artério-sclérose, le rôle de la chaux introduite en plus ou moins grande quantité dans

C’est ce que nous avons cherché à déterminer par une série de recherches poursuivies sur des animaux en voie d’athéromatisation expérimentale.

Chez des séries de lapins : normaux ; surcalcifiés par le chlorure de

calcium ; traités par l’adrénaline et l’iodure de potassium.

Puis on a dosé la chaux dans les divers tissus de lapins : normaux ; traités par l’adrénaline ; traités par l’adrénaline et le chlorure de calcium!

Voici les conséquences que nous pouvons tirer de cette série de recherches :

La première, qui découle directement des précédentes considérations, et que nous avons déjà tirée ailleurs, c’est que le chlorure de calcium décalcifie

tissus, et aussi des parois des vaisseaux : il ne détermine pas l’athérome.

part, de décalcification du squelette d’autre part, expliquent déjà l'exagération des calcifications dans ies cartilages (lar>'ngés, costaux, etc.) ches le vieillard, sans intervention nécessaire d'une lésion iocale et préaiabledu cartiiage, l’ossification étant l'évolution physiologique du cartilage.

Ajoutons que le rein, touché par ia sclérose, élimine aussi moins bien CaO jeté dans la circulation.

Chez l’Iiomme donc, l’athérome serait dû à ia fixation sur les parois

w observés, assez constante chez les vieillards, et ne s’éloigner que de peu

uijumc utc.n. uuiuiie, ayaiii le volume a une grosse orange, et pesant 250 grammes ; ce myome appartient au type à calcification centripète, beaucoup plus incrusté à la périphérie qu’au centre. La quantité moyenne de CaO pour l’ensemble des deux zones est de 12,11 p. 100.

Peut-être ce réservoir de chaux, fixant CaO alimentaire en plus ou moins grande quantité, nous explique-t-il pourquoi la calcification massive des vaisseaux ne s’est pas poursuivie malgré des conditions extrêmement favorisantes, se limitant au segment aortique en situation anatomique

et (l’autre part la décalcification nation ou son dépôt dans les orgï

Chez notre malade, qui pesait 44 kiiogrammes, cette éliminaiion correspond à 0,0172 par kilo-24 heures, soit 0«'76S0 par 24 heures, élimination énorme pour une absorption journalière de 0,222, soit une ab'sorplion par kilo-24 heures de 0,00S.

La chaux rejetée par les fèces est quatre fois supérieure à relie qui a été ingérée.

L’élimination urinaire de celle même semaine a été de 3,740 centimètres

Le rapport de l’élimination urinaire à réiimination féceie est de 0,00273 à 0,0172, soit presque 1/6 alors que normalement elle est de 1/2.

En somme, chez notre ostéomalacique, le rapport de la cliaux éliminée par les fèces et les urines à la chaux entrée dans l’organisme est de 0,141 à 1,353. 11 y a donc déperdition calcique considérable.

D'où vienl celte chaux?

Et voici ies résuitats de l’analyse chimique en ce qui concerne le squelette de notre malade.

Le crâne, qui n’était pas douloureux pendant la vie et qui, à l’autopsie, avait encore sa dureté normale, nous accuse 19-106 % de CaO, proportion légèrement inférieure à celle de l’os normal (20 %).

Dans le tibia, nous n’avions noté que peu de douleur pendant la vie. CaO titre 17"'235 %. Ici, nous avons déjà une plus forte diminution de la chaux osseuse.

Avec les côtes, nous arrivons au maximum des délormations de la décalcification avec 15''S03 %, soit une diminution de 1/4 en CaO subie par

Les cartilages se sont décalcifiés au lieu de se surcalcilier comme chez les vieillards ; et il en est de même des tendons.

Que devient cette chaux solubilisée?

Le calcium, abandonnant les os, emprunte la voie sanguine pour être transporté. Nos recherches expérimentales sur le lapin l’établissent

D’autre part, le squelette des uns et des autres est ddcalcilié, celui ayant subi l’action de CaCl’ et de l’adrénaitne plus que celui infiuencd seulement par CaCl’, Et, chez les uns comme chez les autres, la chaux du sang et des tissus avait exactement la môme proportion que chez les animaux normaux, exception faite pour les vaisseaux : l’aorte, à coefficient normal avec CaCI’, renfermait beaucoup plus de CaO, môme en dehors des plaques calcaires, avec CaCI* et adrénaline.

Ces lapins traités par CaCI* et adrénaline ont ainsi pu calcifier leurs artères tout en décalcifiant leur squelette, en éliminant de leur chaux et en maintenant constante la chaux du reste de l’organisme.

Et en décalcifiant l’organisme, il dissout le squelette, maintient le plasma sursaturé de diaux, et en permet la fixation sur l’artère antérieurement lésée par l'adrénaline, qui, elle-même, n’agit pas seulement comme substance hypertensive, mais par une action toxique spéciale sur la paroi

liberté par l’action de CaCI* vient s’infiltrer, déterminant la calcification athéromateuse, comme elle va se porter sur un tubercule ou sur une

19. Décalcification expérimentale par le chlorure de oalcium et par l’adrénaline (avec figures). Journal de Physiologie et de Pathologie générale, t. XIV, n* 1, janvier 1912.

20. Décalciticaticn expérimentale par l’absorption de chaux en nets. XIP Congrès tramais de médecine, Lyon 1912, p. 199.

M. Pritscli, soit avec M. Dauplais, sur le métabolisme de la chaux dans l'organisme, et sur son rôle dans la pathogénie de l’athérome, nous avons constaté l’énorme déperdition de chaux provoquée par l’absorption

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