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MALADIES INFECTIEUSES

Etude des infections relevant des espèces microbiennes banales, à réactions diverses, ne déterminant pas les maladies dites spécifiques.

Les premières reclierclies de celte série constituaient une réaction contre la tendance à vouloir « spécifier » la plupart des maladies, et à les attribuer

21. Les pyosepticémies médicales, r/ièse de Nancy, 1893. (Prix de Thèse. - Baillière. 389 pages et une planche.)

J’ai eu l’occasion d’observer dans les cliniques de Nancy 35 cas de pyosepticémies médicales; la plupart ont été pour moi l’occasion de recherches bactériologiques et anatomo-pathologiques. J’ai été ainsi amené à tenter la description de ce groupe pathologique complexe.

A eôté des pyosepticémies puerpérales et chirurgicales, il existe une catégorie do jryoscptkimks midicaks ; elles n’en diffèrent d’ailleurs que par les circonstances nu milieu desquelles elles naissent ; entre elles, on peut observer de véritables formes de passage ; tel un cas mortel de septicémie, ayant débuté le 16- jour après l’accouchement et n’ayant présenté aucun symptôme abdominal malgré un point de départ incontestablement utérin ; j’al trouvé le streptocoque.

divers microbes vulgaires de la suppuration : streptocoques (12 fois sur 21 cas), stapliylocoques dorés (3 lois), blancs (1 lois) ou les deux réunis (2 fois), coli-baciiies (3 lois), baciiles pyocyaniques, baciiius septicus, et aussi par un bacille liquéfiant très virutent, rencontré une fois. Elies sont

microbes, hôtes habituels de l’organisme, qui ont repris de la virulence, ou bien les microbes localisés dans une lésion ancienne, quelquefois Iatcnle| qui se disséminent à un moment donné.

, En tout cas, uno fois dons nos tissus, quelle que soit l’espèce à laquelle ils appartiennent, ces microbes vulgaires peuvent ou bien se répandre en allant former des loyers suppures disséminés (pyohémie) ; on bien, sans qnitter leur habitat, sécréter des toxines, qui, résorbées, peuvent être les laelem ie symptômes seplkétuiques; on bien faire irruption dans l'organisme et déterminer des phénomènes de septicémie sans snppnrntion. Nons

27 cas ; si la guérison survient, le pronostic éloigné sera très réservé, la maladie laissant toujours des traces de son passage dans les reins, le foie,

22. D’une forme de pyosepticémie médicale staphylococcique primitive générale Archives générales de médecine, octobre 1895.

Chez une jeune couturière âgée de 23 ans, nous suivons, du 15 juin (dès le cinquième jour) au commencement de novembre, l’évolution d’une infection généralisée d’emblée, aucun appareil ne paraissant plus particulièrement intéressé ; et à part les phénomènes généraux, les troubles gastriques qui leur étaient liés, la fièvre à grandes oscillations (de 41”9 à 36“8) l’examen clinique approfondi ne révèle aucune lésion appréciable dans aucun organe. Par élimination on porta le diagnostic de septicémie, vérifié par l’examen bactériologique du sang de la malade. La guérison survint, malgré la gravité extrême du cas ; pendant longtemps, en effet, la déchéance

graves, et le diagnostic de septicémie médicale fut porté par élimination et vérifié par l’examen bactériologique, qui établit la présence dans le sang de nombreuses colonies de staphylocoques blancs et dorés.

Ce type clinique était connu dans les infections puerpérales et chirurgicales ; mais jamais je n’en avais trouvé trace dans la bibliographie des pyosepticémies médicales staphylococciques.

23. Les septicémies staphylococciques du type général Société médicale des hôpitaux, 7 juin 1901.

Depuis le mémoire précédent, les hasards de la clinique m’ont permis d’observer quelques nouveaux cas de septicémie staphylococcique : quelques autres observations ont' été publiées. Et dans ce groupe clinique maintenant bien net des septicémies staphylococciques du type général, un

La respiraiion est superficielle, accélérée, le nombre des mouvements respiratoires pouvant arriver jusqu’à 30, 40, à la minnte, même en dehors de tout accident broncho-pulmonaire ou pleurétique VappareU circulatoire est rapidement intéressé ; la fréquence du pouls est augmentée, on compte bientôt 100 à 120 pulsations, ISO dans les cas graves ; quelquefois, dès le début, on constate do légères irrégularités, des mtermi tences, puis plus tard des interruptions réelles ; le pouls peut être déprimé, dicrote ; parfois il devient incomptable

citer qu’une'

Dans d’assez nombreux cas de septicémie à type général, j’ai minutieusement cherché des symptômes spéciaux ; je n’ai jamais rien relevé de bien caractéristique. Aussi est-il maintenant encore plus exact de parler de septicémies à staphylocoques, de septicémies à streptocoques, que de staphylococcies ou de streptococcies.

Bien plus, dans plusieurs cas. cette symptomatologie n’est pas sans analogie avec celle de la granulie, qui n’est qu’une septicémie à bacilles de Koch ; et les auteurs italiens qui ont rapporté des observations analogues les comparent souvent au paludisme.

Sur un point cependant, une impression nette se dégage ; je ne crois pas qu’une septicémie à streptocoques, se présentant avec l’aspect clinique très imposant des cas précédemment rapportés, se soit jamais terminée par la guérison.

24. Pronostic des pyosepticémies à staphylocoques. - Archives générales de Médecine, octobre 1899

Statistique appuyée par la réunion de 53 observations, dont 16 person- La mortalité globale est de 73,5 %.

• Type continu. mortalité 12 sur 14 cai

Type à grandes oscillations. — 2 4

Type apyrétique. - 1

b) Types diniiims

et le type avec localisation cardio-vasculaire, liépatiqm mique, ostéo-myélitique.

Toute cette statistique montre que le pronostic est tr les lormes septicémiques sont plus fréquentes que les fo:

donne une idée do l’ampleur prise par cette importante discussion ;

Sur les infections coli-bacillaires en chirurgie (M. Vautrin). (Avec

mes recherches bactériologiques sur ces cas).. . 69

Inlectious et iutoxications coli-bacillaires expérimentales chez de

jeunes animaux (M. llaushalter et M. L. Spillmann. 72

Sinusites b coli-bacilles (M. Jacques). 76

Otites moyennes à coli-bacille (M, Raoult). 77

Kystes ovariques inlectés par le G, B. (M. Michel). 78

suppuréea ; pleurésies purulentes, 3 ; péricardites suppurées, 2 ; méningites, 3 (dont 2 suppurées) ; angéiocholitc, 1 ; pyéionéplirite, 1 ; pyohémie, l ; endocardite ulcéreuse, 1 ; septicémies à formes généralisées, 6 ■ de ces dernières, 3 ont revêtu la forme hémorriiagique.

Le pneumo-bacille de Friedlauider peut donc produire les lésions les plus variées, sans qu’aucune puisse être considérée comme spécifique ; et, bien que son action pathogène se rapproclie de celle du pneumocoque, il doit être placé h côté du streptocoque, du staphylocoque, du coli-hacille, du pyocyanique, dans la catégorie des microbes à tout faire.

30. Pyoseptioémie médicale : érythème polymorphe, endocardite, méningite cérébro-spinale. Société médicale des hôpitaux, 16 mai 1902.

Evolution chez une brodeuse âgée de 53 ans, dn complexus pathologiqne d’une gronde infection, avec température à grandes oscillations, érythème polymorphe, endocardite, se compliquant vers le 25- jour d’accidents de méningite cérébro-spinale, et aboutissant au coma et à la mort vers le 4S‘ jour.

microbe d’aspect légèrement ovoïde, non encapsulé, ayant une vague ten-

mais non par celle de Weigert, et donnant des cultures assez analogues à celles du pneumocoque. Les caractères morphologiques sont identiques dans les coupes des tissus.

Ce cas parait unique dans la littérature médicale.

32. Les érythèmes infectieux au cours de la fièvre typhoïde. SodèiéUemédecme de Nancy, 13 novembre 1895. (Observation m extenso dans la thèse de Gillet, Nancy, 1890).

J’ai constaté dans ces infections deux fois le type rubéolique, trois fois le type scarlatinoïde, trois fois le type érythème polymorphe. J’ai insisté dans les premiers cas, sur l’aspect des taches, isolées, rouges, régulièrement rondes, avec un point central beaucoup plus foncé.

La complication est oiqiarue vers le milieu de l’évolution typhique, une fois tout à la lin de la période d’état, ou bien pendant la convalescence, très tardivement dons un cas. Elle s’est accompagnée, dons six cas, d’une

aggravation de l’état général, avec nouvelle poussée thermique, parlois

D’après mes chilfres, la fréquence serait représentée par huit cas sur environ cinq cents observations. Comme Legroux et Calton, j’ai noté des faits pouvant faire penser à l’épidémie ou è la contagiosité ; en effet, cinq

Dans quatre cas des recherches bactériologiques ont été pratiquées ;

variolique, qu'elle vient comi)liquer ; il y a infection secondaire proprement dite.

Ce que nous pensons du rôle des infeetions secondaires dons la genèse de la forme hémonliogique do la variole so trouve singulièrement corroboré par une observation concernant une jeune fille âgée de 20 ans, atteinte d’une scarlatine grave, traitée au pavillon des contagieux do l’Hôpitai civil, qui, au moment où elle allait entrer en convalescence, pendant la période de desquamation, vit survenir des accidents généraux graves, une éruption analogue à celte de la maladie de Colles, et finalement le syn-

dans les viscères après la mort, nous avons obtenu des cultures pures de staphylocoques dorés très virulents.

variole. (En collaboration avec M. IlAusHAi.TEn). Revue médicale de

l'Est, 1" juin 1893 (avec planche).

Une femme atteinte de variole confluente au septième mois de la grossesse, meurt à la période de suppuration après avoir donné le jour à un fœtus vivant qui succombe au bout de quelques heures. La méthode des cultures dénonce chez la mère une infection secondaire par le streptocoque pyogène. Le môme microbe est décelé dans le foie, la rate, le sangdu fœtus.

siège dans une cavité infeclabic. li peut y avoir infection par l’une des espèces microbiennes bien connues pour engendrer ia suppuration ou bien l’un ou l’autre des types cliniques pyosepticémiques.

processus suppuré atteignant l’organe cancéreux lui-môme ; gastrite

inlectée dans un autre organe (par exemple l’intestin dans le péritoine) ou bien lorsque l’élément microbien végétant sur le néoplasme envahit un organe avec lequel il est en relation par les voies lymphatiques (inlection du péritoine par le cancer de l’estomac sans perforation, infection de la plèvre par les cancers abdominaux) ; ou bien enfin lorsqu’un cancer de l'abdomen provoque l’infection d’une veine, l’infection porte, des abcès de foie ou une pyléphlébite.

a) Par généralisation. L’organisme est envalii en totalité par les éléments pathogènes. Dans ce cas, la pyosepticémie peut se présenter sous différents types cliniques ; ou bien l’infection atteint d’emblée tout l’organisme sans qu’aucun accident attire l’attention vers un organe quelconque ; ou bien au contraire l’infection atteint spécialement un organe ou lui emprunte une symptomatologie particulière : type ictère grave, type

38. Des pancréatites suppurées. Archives de médecine ex)iérimentale et tCanalomk pathologique, mars 1898. 37 pages avec planches.

Observation pouvant se comprendre de la façon suivante :

!• Entérite suraigué, probablement coli-bacillaire, sorte de choléra

remontant les canaux d’excrétion : angéiopancréatite suppurée, polymicrobienne, mais renfermant notamment ou peut-être surtout du coli-bacillc. 3- La pancréatite a donné naissance :

a) Localement à une péritonite localisée, par ouverture de quelques acini snppurés dans le péritoine.

b) A une colibacillose généralisée, d’où accès spléniques.

Cette observation, comparée aux autres cas de pancréatite suppurée bien authentiques, est le point de départ d’une étude d’ensemble de celte

le pus de la parotide, ont donné des cultures pures de staphylocoques dorés, alors que les ensemencements pratiqués pendant la vie, le jour du début de la parotidite, avec du suc splénique retiré par imnction et avec le sang du doigt, étaient demeurés stériles.

On peut croire que la parotidite, certainement d’origine ascendante, ainsi que l’a démontré l’examen iiistologique, a été le point de départ de l’infection secondaire généralisée.

Suit la statistique bactériologique de vingt parotidites suppurées alors publiées, augmentée de deux cas personnels de parotidites suppurées à staphylocoques dorés, au cours de la fièvre typhoïde.

44. Ostéopèriostite post-infectieuse dans la convalescence d'une septicémie générale. Société de médecine de Ntmcj/y M avril 181)5.

Observation d'un homme t\gc de 42 ans, se sentant très souffrant depuis tb jours, ayant dû renoncer à son travail depuis 5 jours, en proie à une fièvre intense depuis l'avant-veille, et entré dans le service de .M. le professeur Spillmann.

On constate chez lui un état adynamique très accusé, de la constipation, un peu d’hypertropidc du foie et de lu rate, re.xistencc d'un épanchement pleurétique, d'une néphrite intense ; le thermomètre maiviue tfl-; le pouls est à 140, dicrote. — Par élimination, on s'arrête au diagnostic de septicémie médiade tvoir n" 22). Dans le sang on constate la iirésence du staphylocoque doré.

L’état générai devient do plus en plus défectueux. Puis, à [inrlir de lu lin du mois de mars, une certaine amélioration se montre et s'accentue. Malgré

Luxations spontanées au cours des principales infections. Observations et documents, in Thèse de L. Etienne, Nancy, 1902,

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