C. R. Société de Biologie, !•' décembre
Le streptocoque, les staphylocoques, le pneumo-bacille n’ont pas d’action sur ia substance glycogène dans les bouillons de culture ; le bacille
détruisent ie plus souvent ; le bacille d’Eberth et la bactérie charbonneuse i’ont toujours lait disparaitre.
Le baciile d’Eberth agit notabiement moins vite que celui d’Escherich. Ces laits sont à rapprocher des recherches récentes établissant la disparition de la substance glycogène dans certaines infections généralisées,
r.''- ‘'''“'“'•ai’les Pai’ la méhode de Gram. Archives
Description d’un streptocoque s’écartant des types habituels par une culture apparente sur pomme de terre, et surtout pur décoloration extrêmemeut facile par la méthode de Gram.
est constitué surtout par une uoi.YNUci.iiosE. De même, M. Lœpera signale l’énorme polynucléose (parfois 93 % ) de ia pénWe in-éai/miiitie au moment de i'hépatisation grise.
celui-ci se traduit par ia superposition d’une
taire, parfois typique, grellée sur ia première, déterminant nue réascen-
il y avait eu un début de crise comme chez l’adulte. L’us
sive des polynucléaires dans les cas mortels, signalée chez l’adulte par M. Loeper, ne s’observe pas en général chez le vieillard, évidemment parce qu’il ne meurt pas de l’infection pneumonique, mais que le rx>ur8 de sa maladie est interrompu par le fléchissement du myocarde.
Comme chez l’adulte, l’existence d’une polynucléose supérieure à 90 % implique des réserves pvonostiques.
Un deuxième foyer accentue la polynucléose.
3- Des formes anormales apparaissent au cours de la pneumonie du vieillard, comme au cours de celle de l’adulte.
4" Une éosinophilie nette est l’indice de la guérison prochaine ou confirmée. On observe quelquefois des éosinophiles au cours de la maladie chez des vieillards qui se défendent bien contre l’infection. Dans 5 cas sur 7 mor-
point
Les recherches héuïatologiques suivies chez quatorze vieillards atteiuts
porté coutre le surmenage imposé par la pneumopathie, autorisent à classer ces malades en deux catégories principales : 1" réactions hématologiques bonnes on modérées, cœur suffisant ; 2” réactions hématologiques bonnes, modérées ou intenses, cœur insuffisant.
Chez tous les malades, la leucocytose et la polynucléose se sontelfectuées suivant des types réguliers analogues à ceux décrits chez l’adullc par Lœper ; chez quelques-uns, les réactions leucocylaires ont été intenses;
blis : effet tfiérapenttqueinent utife, d'une part ; et d'autre part, abaissement du taux leucocytaire suivi d'une réascension.
Certes il a été montré que les grains d'Ag se fixent sur les globules blancs, et.de ce lait, une certaine leucolyse initiale est-elle possible, peut être élective sur les globules déjà usagés ; MM. Bossan et Marcelet ont établi que les métaux colloïdaux augmentent d'nne façon très sensible le coeflicienl phagocytaire.
Les poiynuciéaires renferment des oxydases directes, oxydoréductrices mises en liberté par ta teucofyse, et qui ont une puissante action inhibitrice sur tes toxines et les virus microbiens : et bien plus, les hydrosols auraient par eux-mêmes une action ptiysioiogique très voisine des oxydases. Mais ces mécanismes paraissent inconstants.
que la leucocytose est, dans son ensemble, une réaction d'infection.
de tout i'appareil teucopoiétique à l'infection générale. Mais cette réaction est'très complexe. Bt peut-être, daus la pneumonie, la lymphocytose pourrait-elle être envisagée comme une réaction de défense, alors que la poly-
pneumonie, car nous l’avous vue constituer t'élément essentiel de la leucocytose précritique, se produisant au moment où i'organisme donne l'effort suprême qui va vaincre définitivement l'infection. D'autre part, dans le traitement par les métaux colloïdaux, le nombre des lymphocytes remonte beaucoup plus tôt que celui des polynucléaires après la leucopénie déterminée par l'hydrosol ; il remonte plus que ne diminue celui des polynucléaires. Il reste élevé nu cours de la durée pendant laquelle s'exerce utilement l'action de Ag: il l'est nettement encore à la 12' heure, moment où il est nécessaire de faire de nouveau agir le métal.
La polynucléose nous parall une réaclion mesurant l'infection, car elle est très élevée dans les cas très graves ; elle augmente dans une proportion
et où M. Lreper a trouvé les chiffres, énormes chez l'adulte, de 90 à 95 polynucléaires pour 100 globules blancs, alors que nous venons de voir la leucocytose précritique être une lymphocytose. D'autre part, après une injection de Ag colloïdal, au cours de la pneumonie, le cliiffre des polynucléaires, abaissé par la leucolyse générale, ne remonte que tardivement, au moment où l’expérience nous apprend que l’action thérapeutique utile, aiili-iufectiouse, dn traitement est épuisée.
mesure une réaction peut-être d’infection, comme l’a supposé déjà M. Lœper, alors que la lymphocytose parait une réaction de défense. Et l’analyse des observations cliniques apporte à cette donnée un puissant argument Dans ces conditions, nous pouvons comprendre l’intervention des phénomènes déterminés par l’injection du métal colloïdal, si la Icncocytose nous apparait comme le résultat de la réaction de tout l’appareil leucopoiétique à l’inlection pneumonique générale, réaction de défense avec la lymphocytose, réaction d’infection avec la polynucléose.
Car dès lors, si Ag offre une action antiloxique considérable à l’égard du pneumocoque et de ses to.xines, ainsi qu’il a été e.xpérimentalement établi,
effort se traduit à nous par une diminution du nombre des globules blancs circulants, résultant d’une moindre réaction des organes hématopoiétiques;
les manifestations échappent encore à notre investigation.
Puis, au bout de quelque temps, la réaction de défense reprend le dessus la lymphocytose se produit ; puis, plus tard encore, la polynucléose traduit le moment où l’inlection redevient prédominante, et où dès lors une nou-
urmes, à condition de l’entourer de
employée chez 34 pneumoniques ùges, dans le but de véri-