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PATHOLOGIE DU BACILLE D’EBERTH

S6. Séro-diagnostic de Widal dans la fièvre typheïde. Société de médecine de Nancy. 22 juillet 1896.

cation initiale de Widal. Elle porte sur des malades atteints de fièvre typhoïde ou d’autres infections. On vérifia les laits énoncés par Widal.

S7. Contribution à l'étude du séro-pronostic de la fièvre typhoïde. Hecue médicale de l'Est, 1899.

graves ou compliquées. Dans plusieurs de ces cas

cille d’Eberlh d’après la teints de dothiénenteries 5 , le pouvoir agglutinant

Dans un cas la courbe fut oscillante, mais ces oscillations restèrent parallèles è la courbe thermique et le pronostic lut favorable. Dans un autre cas (fièvre typho'ide à type pétéchial et Infection mixte), le pouvoir lut plus

très élevée, à évolution bien typique, dont la descente commença dès le début de l’abaissement thermique et se continua bien progressivement ; et cependant survint une réascension tliermique, accompagnée d’une réascension de l’agglutination ; malgré le parallélisme des courbes, l’état général empira, des hémorrhagies intestinales survinrent, puis une perforation intestinale.

une poussée dont la courbe d’agglutination indique la nature éberthienne ■ 4" les accidents d’ordre mécanique, tels que les embolies.

Seule la résistance d l’infection spécilique, nu cours de la maladie, pcul

cotés de la patbologie générale de la fièvre typhoïde, et aussi permet de différencier les rechutes ou les poussées de nature spécilique, des affections

bs. Dothiénentérie apyrétique, séro-réaction. Bulktin et Mémoires de la SocUté médicale des hôpitaux de Paris, 1900.

Relation d’un cas typique de dothiénentérie apyrétique, avec état twh'que réel, vérifié par la séro-réaction de Widal et la diazo-réaction a Ehrlich, chez une personne âgée de 55 ans

aLastempérature ne s’éleva pas au-dessus de 37-2 ; le pouls ne dépassa

S9. Double récidive de fièvre typhoïde. Bevue médicale de l'Est. 1900.

Observation d’une femme âgée de 57 ans, atteinte d’une fièvre typhoïde ne moyenne intensité, typique, o i t [ t f.

'Elle avait été atteinte déjà, à l’âge de 27 ans, en même temps que sa fille.

d’une première fièvre typhoïde compliquée d’un avortement, et d’une deuxième fièvre typhoïde à l’àge de 44 ans, au cours d’une épidémie sévissant à Nancy.

Ce fait est à rapprocher de celui de Eichorst.

00. Des paralysies généralisées dans la fièvre typhoïde. itevue neurologique, 10 février 1899.

Réunion de trois cas observés :

1° Un cas type de ce que l’on appelle improprement maladie de Landry,

baires, sans troubles de sensibilité, sans troubles trophiques, survenant au 3“ ou 4* jour de la convalescence d’une fièvre typho’ide grave, chez un

2* Polynévrite sensitivo-motricc typique survenant au 10' jour d’une lancinantes terribles, paralysies, atrophie musculaire à ses dernières et tout cet ensemble s’amendant progressivement pour arriver à la gué-

3” Fait beaucoup plus comple.-ce. Au cours d'une fièvre typhoïde bénigne, le malade est atteint d’une paralysie débutant par les orteils, se générali-

et formidables crises dyspnéiques ; abolition des réflexes, troubles spîiinc-

bout de 10 jours apparaît une atrophie musculaire qui devient rapidement extrême, puis une hypéresthésie musculaire excessive. Un mois plus tard,

tique restent définitives.

début, c’est la paralysie ascendante de Landry ; mais au lieu de succomber le malade survit ; alors apparaît l’atrophie musculaire: nous sommes dans poliomyélite antérieure aiguë classique. Enfin sur ce cadre déjà si corn- ^

plexe vient se greffer une polynévrite; mais lorsque celle-ci guérit, elle |

laisse derrière elle la poliomyélite ; les cellules des cornes antérieures, . i frappées dès le début, ne se restaurent pas, les lésions musculaires consé- J

cutives restent indélébiles. J

liraprouiont la paralysie asceniianle de Landry n’estVe la premfèro phase J

de la poliomyélite aiguë se lerminunt par accidents bulbaires mortels avant que l’atrophie muscuiaire puisse se produire.

Dans la première observation, l inlection s’est localisée à la cellule motrice, corps du neurone périphérique, c’est la polimtyélile antérieure ai</uë. Dans la deu.vième, l’affection s'est localisée au prolongement du neurone périphérique, c’est la polynévrite. Dans la troisième enfin, nous avons assisté à la maladie aiguë de tout le neurone périphérique, ayant débuté par la cellule motrice spinale, puis ayant réagi profondément sur le prolongement cylindre-axile ; c’est la cetlulo-névrUe de Raymond.

Ces variantes, que j'ai eu la chance de pouvoir observer comparative¬

ment. expliquent pourquoi les auteurs précédents n'ont pu se mettre d'accord sur la nature de ces complications de la fièvre typho'fde.

Ces observations saisissent bien aussi l’étiologie unique de ces complications constituant les paralysies généralisées observées dans le cours ou la convalescence de la fièvre typhoïde, se présentant sous trois types cliniques, trois syndromes, traduisant l’action élective de l’agent pathogène sur le corps du neurone périphérique, ou sur son prolongement, ou sur le neurone périphérique dans la totalité.

61. Cécité par atrophie bilatérale de la papille, et contracture hystérique du bras, consécutives à la fièvre typhoïde. Société de médecine de Nancy, 6 juin

A l’ouverture du thorax, nous nvons trouvé une masse dure faisant hernie dans la cavité thoracique à travers le diaphragme perfore ; il s’agissait de la rate, refoulée par le tympanisme abdominal, et dont une bonne portion était ainsi en train de s’énucléer. Le diaphragme était perforé sur une étendue d’environ six centimètres et, tout autour l’orificc était érodé, aminci, réduit à une simple lamelle.

Pas trace de pus dans le péritoine, pas de [jcrforation.

74. Evolution de la fièvre typhoïde dans le cours de la syphilis active.

dant cette phase active de la syphilis générale, une autre maladie infectieuse vient surprendre le syphilitique, elle le trouvera en état de moindre résistance, avec des organes de défense en défaut, et elle revêtira un type grave. Nous l’avons fréquemment observé dans la tuberculose, dans un cas de pneumonie, et nous apportons une série de cinq observations per-

thienne s’est caractérisée par une gravité incontestablement exceptionnelle des accidents généraux : type adynamique, type ataxique, érythèmes ; ou par des complications telles que l’endocardite aigué, les gangrènes.

La syphilis paraît donc bien aggraver le pronostic de la fièvre typhoïde. Par contre, la fièvre typhoïde peut aggraver les lésions syphilitiques coexistantes, déterminer par exemple des gangrènes de la vulve ayant leur

môme provoquer le réveil des lésions syphilitiques,

O. -- Epidémiologie de la fièvre typhoïde

75. Remarques sur une épidémie de fièvre typhoïde. Société de médecine de Nancy, 1895.

7G. Etude rétrospective de l’édidémie de fièvre typhoïde développée à Nancy en Juillet-août 1886 ; épidémie par les eaux des sources de l’Asnée. Société de médecine de Nancy, 10 novembre 1897.

77. Epidémie récente de fièvre typhoïde développée à Nancy dans le réseau de distribution de l'eau des sources de Annales d'Hygiène publique,

à la forme la plus atténuée de dothiéncntérie ; et malgré que ce malade n’ait jamais été l’origine d’une conlamination, bien qu’on ait jamais eu

Pendant cette période, d après les recensements annuels et quinquennaux, la moyenne de la population a été de 92.726 habitants, s’élevant progressivement de 86.338 il 99.832.

81. Ictère catarrhal éberthien chez un vieillard n’ayant jamais eu la fièvre typhoïde. (En collaboration avec M. G. Thiuy). Ardiioes générales rie mérlecme, janvier 1907. Revue mèrticale rie l'Est, 1" avril 1907.

Les manifestations du bacille d’Ebertli en dehors des lésions intestinales

nentérie ; en dehors de la fièvre typlioïde, comme séquelle éloignée, on a publié plusieurs cas de cholécystites.

lièvre typhoïde antérieure, une maladie autre que la lièvre typhoïde et ses types dégradés, des septicémies notamment.

Mais peut-elle aussi déterminer une infection des annexes de l’appareil digestif sans dothiénentérie, en dehors de toute infection éberthienne antérieure ou consécutive? Quelques observations encore rares alors, et la plu-

avons rapportée en tut une preuve diflidlement contestable. ^

aucune façon de penser à une complication d'une dothiénentérie larvée ; non plus à une migration lithiasique indolore, telle qu’on l’observe parfois chez les vieillards. Car il n’y eut jamais décoloration des selles malgré la durée

L’interprétation pathogénique de ce cas était discutable.

On savait que lebacilie d’Eberth élit très volontiers domicile dans les voies biliaires, dans la vésicule notamment, y vivant à l’état de saprophyte, mais pouvant aussi donner des cholécystites aigués, catarrhales suppurécs ou nécrosantes d’emblée. Il peut aussi déterminer des angiocholites avec ictère, parlois très précoces, parfois se dissociant complètement d’avec la fièvre typhoïde ; parfois se superposant à une infection très atténuée. Il existe

typhoïde classique, la précédant, ou la suivant dans une rechute ou à plus ou moins longue distance, s’associant à des infections typhoïdes plus ou moins frustes, aboutit enfin à l’ictère catarrhal primitif, essentiel, à bacilles d’Eberth, dont notre cas est un exemple.

Mais l’intervention de l’EhertIi est-elle bien incontestable 1

Chez notre malade, le sérum agglutinait nettement les paratyphiques

qu’il agglutinait l’Eberth d’une façon exceptionnellement intense à I/fOOO et au-dessous.

Or, en face de ces agglutinations mixtes, qui sont fréquentes, le principe

10ei'Iuvii.„iit utt..Luéo à L aijoo.titioii sjinultaiiéo d un agoni iiathogcne, puisque dilféieut. Mais il parait probable que pour ces ictères saisouuiers une même cause, climatérique, alimentaire ou autre, peut intcrvoiiir simultanément sur plusieurs sujets et rappeler h la virulence des cléments microbiens dilférents préexistants dans l’organisme.

Ce malade n’a jamais eu de selles décolorées. Peut-élre y a-t-il un rapport do causalité entre cette absence de décolorations des lècos et l’existence d’une angiocholite autonome, née sur place par reprise do virulence d’un microbe pathogène vivant déjà à l’état non virulent ou moins virulent dans les voies biliaires,

Enlin, notons la remarquable indolence de cette périangiocholite, ce qui est à rapprocher des accouchements indolores observés chez les tabétiques (Heitz), et, chez le malade lui-même, des crises périodiques de vomissements incessants, dilliciles et cependant indolores, observés il y a une

82. Cholécystite scléro-atrophique d’origine éberthienne, non typhoïdique.

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