‹ Exposé des titres et des travaux scientifiquesChapitre 3 sur 16 · FRAGMENT D’OBUS LOGÉ DANS LA CLOISON MÉDIANE DU NEZ · texte numérisé non relu

FRAGMENT D’OBUS LOGÉ DANS LA CLOISON MÉDIANE DU NEZ

(Société anatomique, 1874.)

Je m’aperçus qu’un malade, entré il l’bftpilal pour une bronchite, avait de l’ozène. L’exploration rhinoscopique me fit reconnaître, à la partie supérieure de la cloison du nez, un corps noir, légèrement mobile, que je pris pour un séquestre; je l’arrachai avec une pince. Je tus fort étonné de voir que le prétendu séquestre était un éclat de plomb provenant du manchon d’un obus. Le malade raconta qu’à une des batailles de la Loire, en 1870, un obus était tombé à cété de lui : à ce moment, il avait senti queique chose le frapper au visage et il avait saigné du nez. Il avait cru que c’était de la terre qui avait été projetée par la chute de l’obus. Depuis lors il avait toujours eu de la peine à respirer par les narines, et il se plaignait d’un écoulement sanieux continuel. Le fait le plus curieux est que ce fragment avait pénétré dans le nez sans produire de plaie extérieure : il s’était logé à cheval sur la cloison, après l’avoir perforée. Tout autour, les bords de la solution de continuité étaient noirâtres, colorés par du sulfate de plomb.

fl. — TUMEUR GAZEUSE DU COU

J’ai présenté à l’Association un enfant de trois ans et demi, porteur d’une tumeur gazeuse au cou. Quelques jours après sa naissance, il fut atteint d’une coqueluche des plus violentes; vers la fin du premier mois apparut, dans le triangle sus-claviculaire gauche, une petite tumeur qui atteignit en

trois mois le volume d'un gros œuf de dinde. Elle était arrondie, de consistance mollasse, insensible, sonore à la percussion, diminuant pendant l’inspiration, augmentant pendant l’expiration et les efïorts, mais était incomplètement réductible par la pression.

La phonation, la respiration et la déglutition étaient normales; je reconnus une trachéocèle que je classai dans la S® série des laits relatés par M. le D' L.-H. Petit. Cette catégorie comprend les aérocèles qui se sont développées lentement, en s’entourant d’une poche produite par le tassement du tissu conjonctif de la région. Elles restent en communication constante avec la trachée et guérissent très rarement spontanément.

Au mois d’octobre dernier, deux ans après le développement complet de la tumeur, la poche fut froissée, contusionnée par un des petits camarades de l’enfant. Elle s’enflamma, faillit suppurer. H se produisit un noyau induré qui persista jusqu’à ces derniers temps; mais la poche diminua et aujourd'hui elle n’a plus que le tiers de son ancien volume.

J’avais l’intention d’attendre que cette évolution rétrograde soit terminée avant d’intervenir.

J’ai su, depuis cette communication, que l’aérocèle a guéri spontané-

C. - PLEURÉSIE PURULENTE. OPÉRATION DE L'EMPYÈME PAR LA MÉTHODE ANTISEPTIQUE

(Journal de la Société de médecine de Limoges, 1889.)

J’ai publié cette observation à cause de la rapidité de la marche de cette pleurésie, et aussi à raison de sa guérison qui survint très vite après l’empyème et que j’attribuai à la méthode antiseptique très rigoureuse qui fut employée ét

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