‹ Exposé des titres et des travaux scientifiquesChapitre 4 sur 6 · PATHOLOGIE INTERNE · texte numérisé non relu

PATHOLOGIE INTERNE

la méthode aujourd'hui classique de M. le professeur Bouchard, Mais elle a été l'objet de nombreuses critiques, dont j’ai essayé de contrôler

On a soutenu que la prétendue toxicité de l’arine était due à son pouvoir coagulant; dans mes expériences, je n’ai observé des ■caillots intra-cardiaques que 2 fois sur 24 cas ; donc l'objection est de peu de valeur ; en outre, j'ai montré que l'addition de substances anticoagulantes (extrait de sangsues ou chlorure de sodium) pouvait modifier les données de l’expérience, et introduisait une cause d’erreur notable.

On a incriminé également le pouvoir globulicide de l’urine, cette

D' Albarran, étudier le fonctionnement séparé de chaque rein, grâce au cathétérisme urétéral : dans les rétentions rénales aseptiques peu volumineuses, la perméabilité est normale ; elle est diminuée dans les cas de grandes rétentions.

Dans les rétentions rénales septiques, la perméabilité est toujours plus diminuée, toutes choses égales d’ailleurs, quedansles précédentes.

Dans la tube7'culo$e du rein, l’imperméabilité est très marquée, complète dans les lésions destructives avancées.

Dans toutes ces affections, lorsqu’elles sont bien unilatérales, le rein opposé présente une perméabilité normale ou exagérée, ainsi qu’en témoignent les analyses chimique et cryoscopique et l’épreuve du bleu, qui nous a montré pour les reins un schéma que nous avons rattaché à Thypertrophie compensatrice de l’organe (début précoce, durée prolongée, intensité forte, marche polycyclique).

Il convient d’ailleurs de pours des à l’abri de conceptions

formulées à priori.

On sait que le

de Bright,

fiaient pas suffisamment les données du microscope ; et peu à peu la notion de la pluralité des néphrites (néphrites mixtes) ou de l’unicité du mal de Bright à formes évolutives variables, vint se substituer à la

les deux affections qu’il comprend doivent être définies par leurs caractères cliniques et non par leurs altérations anatomiques. Et j’ai tenté de préciser le déterminisme physiologique de ces symptômes,

spéciaux a ces aeux aiiections : les ainerences symptomatologiques qui les séparent dérivent de la différence des troubles fonctionnels présentés par le rein de chacune d’elles.

En effet, la néphrite qu’on appelle parenchymateuse est caractérisée par ce syndrome spécial, constitué par l’oedème et l'albuminurie persistant un assez long temps, alors que les reins restent perméables et ne sont peut-être troublés que dans ces fonctions obscures de leur épithélium, qui ne se rattachent pas à l’excrétion urinaire. Puis peu à peu l’imperméabilité rénale se développe, et avec elle le syndrome qui en dépend. Cette seconde phase répond à la phase dite d’atrophie secondaire par les cliniciens anglais.

Cette néphriteparenchymateusechroniquene doitpasêtre confondue avec la néphrite aiguë, qui peut présenter de l’insuffisance rénale totale, et par conséquent des symptômes que l’on retrouve dans l’une et l’autre catégorie des néphrites chroniques.

Les néphrites dites interstitielles présentent, dès leur début, le syndrome d’imperméabilité, car le rein est d’emblée moins perméable dans ces affections, quelle qu’en soit l’origine (goutte, saturnisme, angiosclérose). Ce syndrome comprend deux grands ordres de phénomènes qui sont la conséquence de l’imperméabilité rénale : 1* des phénomènes d’intoxication par rétention, qui se dénoncent par les

PATHOLOGIE EÉNALE

partie du cortège dit de la petite urémie; 2“ des phénomènes cardiovasculaires ; la tension artérielle s’élève du fait de l’obstacle créé au niveau du rein à l’excrétion urinaire, et le cœur s’hypertrophie pour

vasculaires, souvent confondus avec les précédents ; de là aussi la polyurie, qui représente l’effort compensateur de l’appareil cardiovasculaire pour lutter contre les effets de l’imperméabilité rénale. Il

peut devenir considérable et emporter le malade ; ou bien l’appareil cardio-vasculaire, surmené en quelque sorte, peut céder ; à la polyurie succède l’oligurie, et avec elle des phénomènes d’ordre asystolique,

néphrites chroniques en une seule : à la phase d’atrophie secondaire

tômes d'imperméabilité et des autres ; de même, aux phases asystoliques des néphrites interstitielles, 11 existe nn mélange des symptômes d’imperméabilité et des signes asystoliques (oedème, albuminurie) semblables objectivement à ceux de l’autre syndrome ; d'où la contusion possible et la conception d’une seule néphrite chro-

gnements sur la valeur réciproque des deux reins

Dans les affections médicales, mes recherches physio-patholoeriques m’ont porté à penser qu’il fallait distinguer entre les néplirites dans la mise en œuvre des procédés thérapeutiques; les médications dépu-

opothérapique gagnerait à être reprise en n’opposant celle-ci qu'aux états où existe le syndrome que j’ai supposé être lié aux troubles de

signes d’auto-intoxication, liés à l’imperméabilité rénale.

En outre, dans les néphrites à perméabilité conservée, la contre-

J’ai observé avec M. le D'' Sergent un malade qui est mort en quelques jours avec des phénomènes toxiques suraigus, dont le début avait été brusque, et à l’autopsie duquel il n’existait de lésions que des capsules surrénales. Ayant retrouvé dans la littérature des observa-

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