‹ Exposé des titres et des travaux scientifiquesChapitre 5 sur 6 · SI · texte numérisé non relu

SI

ae montra aucune lésion caractéristique de la dysenterie. Néanmoins nous avons soumis ce malade à une série d’injections d’émétine et sous l’influence du traitement nous avons vu se tarir l’expectoration, disparaître les signes cavitaires, l’état .général sé remonter et les troubles intestinaux, tenaces depuis neuf ans, cesser complètement.'Enfin, parallèlement, la radio permettait .de constater .une atténuation des ombres pulmonaires, mais celles-ci furent longues à di-paraître complètement et .ce n’est que six mois après le début du traitement qu’on put constater la guérison complète et la restitution ad integrum.

La seconde observation, recueillie, avec Célice, a trait à un jeune homme de vingt-trois ans qui, depuis plus de dixhuit mois, présentait des troubles pleuro-pulmonaires. Soldat au Maroc, il avait eu une dysenterie légère et se croyait guéri. Après sa libération, il fut pris d’un point de côté à la base droite, traîna, subfébriLe, amaigri pendant trois mois et finit par entrer à l’hôpital. On constata alors l’existence de signes pleurétiques, une ponction ramena du pus et du sang, une thoracotomie pratiquée à l’anesthésie locale donna issue à plus d’un litre de pus et de sang. Trois mois après, le malade est considéré comme guéri; quand à l’occasion d’un effort il est pris dune quinte de toux, suivie d’une vomique massive qui se renouvelle les jours suivants et persiste ainsi, quotidienne, d’octobre 1925 à avril 1926. A ce moment, le malade cachectisé, ayant maigri de plus de 13 kilogrammes, asthénique, anémié, expectore chaque jour 200 à 300 grammes de crachats hémoptoïques. La fièvre oscille entre 38“ et 38“5, des hémoptysies abondantes se produisent, entraînant à plusieurs reprises des syncopes. Il est aussitôt soumis à un traitement par le stovarsol et l’émétine. Du 20 avril au 1" mai, l'expectoration se tarit, la fièvre disparaît. Les signes cavitaires, très nets à la partie moyenne du poumon droit, régressent rapidement et les images radiographiques, qui, primitivement, montraient un énorme abcès, avec niveau liquide horizontal, décèlent une amélioration parallèle. Le 9 juin, six semâmes après le début du traitement, la guérison complète était

obtenue et s’esl maintenue telle depuis lors. Le malade continue néanmoins à faire chaque semestre une cure de slovarsol.

Cette observation nous a paru digne d’intérêt en raison de l’existence d’une pleurésie purulente associée, de la longueur de l’évolution de l’abcès du poumon, de l’importance des vomiques et des hémoptysies, de la gravité de l’état général, mais surtout en raison de l’efficacité singulièrement rapide du traitement par l’arsenic et l’émétine qui assura la disparition complète, clinique et radiologique, des troubles et des lésions qui depuis dix-huit mois étaient installés.

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