‹ Exposé des titres et travaux scientifiques, 1892-1905Chapitre 3 sur 25 · II. - TRAVAUX D EMBRYOLOGIE SPÉCIALE ET GÉNÉRALE · texte numérisé non relu

II. - TRAVAUX D EMBRYOLOGIE SPÉCIALE ET GÉNÉRALE

Ces derniers travaux nous avaient fait dévier ainsi, peu à peu, vers des études de zoologie pure, lorsque nous fûmes ramené à un point de vue plus large ment expérimental et biologique par un séjour de quelques années au laboratoire de Tératologie de M. Dareste, mais surtout par notre fréquentation assidue des cours et du laboratoire de M. Giard, le maître auquel nous devons, pour la plus grande part, la direction actuelle de notre activité scientifique.

C’est là, dans ce dernier laboratoire, que parvenaient jusqu’à nous les échos des discussions que soulevaient l’institution des nouvelles Universités et la création des certificats d’études supérieurs. Un de ces derniers, celui de l’Embryologie générale, nous intéressait tout particulièrement, car son action nous paraissait devoir rayonner au delà du cercle habituel des Facultés des sciences. Et c’est des longues causeries que .nous eûmes alors sur ce sujet, avec notre maître, que sont sortis en grande partie d’abord des articles (4, 5 et 6) où nous montrions comment l 'Enseignement de l'Embryologie devait pouvoir servir d’union entre les diverses Facultés d’une môme Université, ensuite un rapport

qui s’est maintenu jusqu'à la fin, c’est T à-dire pendant six années, montre qu’il répondait à un véritable besoin. C’est du reste ce queM. le professeur Darboux, alors doyen delà Faculté des sciences, a bien voulu rappelerplusieurs fois dans ses comptes rendus annuels.

Nous avons fait connaître, dans un article de Revue (n“ 6), la manière dont nous avons conduit nos travaux pratiques d’Embryologie. D’autre part, pour montrer dons quel sens nous avons entrepris d’écrire nos Revues annuelles d’Embryologie, nous croyons devoir reproduire ici les quelques lignes par lesquelles

« L’Embryologie, appelée encore Embryogénie ouOnfogérae,peutse diviser en Embryologie animale et Embryologie végétale ; mais, vue dans son ensemble, elle comprend les parties suivantes. C’est d’abord, la connaissance des éléments sexuels, de la fécondation et des premiers stades de développement. Vient ensuite l’étude de l’embryon proprement dit, qui doit être envisagé successivement au point de vue statique et au point de vue dynamique. Dans le premier cas, nous avons l 'Histogenèse, VOrganogenèse et la Morphogenèse ; dans le deuxième cas, nous avons l’étude des formes larvaires et des métamorphoses; la connaissance des rapports que l’embryon affecte avec le milieu dans lequel il vit et la Physiogenèse, qui comprend l’histoire de révolution des fonctions? organiques. Chacune de ces parties peut se subdiviser elle-même en étude des types normaux et en étude des types anormaux ou Tératologie.

■ Enfin, couronnant tous ces différents points de vue, se trouve l’Embryologie générale, qui cherche à tirer les lois du développement, et qui étudie les grands problèmes de la vie s’y rapportant : hérédité, hybridité, télégonie, origine des sexes, etc. Par là, l’Ontogénie est reliée à l’autre science sœur, la Phylogénie, qu’on appelle encore Science de la Descendance ou de l 'Evolution. ■

« Tel est le vaste champ dans lequel nous aurons à glaner ; champ vaste, non : seulement par son étendue, mais encore par le nombre de produits qu’il fournit chaque année. Quelques-uns nous échapperont sans doute et, parmi eux, peut-

embryologistes de nous envoyer, au bureau de la Revue, un tirage à part de leurs

« Naturellement, nous n’avons pas l’intention de rendre compte, chaque fois,

tant les autres à une revue ultérieure. C’est ainsi qu’il pourra nous arriver de parler de mémoires déjà vieux de deux ou trois ans. Si l’actualité y perd, l’intérêt même de nos lecteurs y trouvera son compte, nous l’espérons.... • . :

Cependant notre cours, qui avait commencé avec le seul caractère d’érudition, .

t naturellement nos propres travaux vers des quesiologie générales.

pour mémoire, en cet endroit, nos observatioUs idÿ ription d’un cas de Blastoderme sans embryon (69),nos d'œufs de Poule retirés de leur coquille (70) ou placés trd (71), notre étude sur la croissance des Cobayes, n du sel marin ou du sperme (67) ; nous dirons, enfin, 'onctions du corps de Wol/f (65) nous montrèrent que

réserves et par ses enveloppes.

La défense de l’œuf a un double but : 1° de permettre à l’ovulé d’attendre le moment propice où se trouveront réunies les conditions nécessaires au développement du germe; 2° de protéger le nouvel être, à l’époque de sa vie où il est le plus faible et le plus sensible aux causes de destruction.

Pendant le temps compris entre le départ de l’œuf de l’ovaire et le commencement de son incubation, l’ovule a le pouvoir de rester à un état dé vie excessivement ralentie, pouvoir qui est un autre mode de défense. Mais, à cet état, il se passe dans l’intimité du protoplasma ovulaire des activités telles que la vitalité du germe diminue peu à peu, jusqu’à disparaître complètement.

L’œuf se modifie donc de lui-même, durant cette période d’attente, et cela en

et la con jugaison des protozoaires (26).

lors, peuvent s’expliquer la signification de la conjugaison etla nature de la réjuvénescence qui suit ce phénomène : la conjugaison se réduit à un ensemble de phénomènes chimiques qui vient s’opposer à un autre ensemble, celui de là sénescence ; il en résulte, pour chaque conjoint, une sorte d’épuration protoplasmique en même temps qu’une puissance d’immunisation nouvelle.

La signification de cette fonction devient aussi plus claire. Elle représenté un des moyens de défense de la matière vivante contre la mort, moyen acquis sans doute par sélections successives, au cours de l’évolution.

Des considérations théoriques nous amènent également à comprendre de :l la même façon la signification de la division cellulaire (27). Mais nous passons promptement pour arriver aux recherches sur le sexe, la sexualité et l’hérédité ! , recherches qui occupent actuellement et déjà depuis plusieurs années, la plus grande partie de notre activité scientifique.

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