Évolution des idées générales sur la Sexualité
Cet article, plus ou moins modifié dans ses détails, servira d’introduction à notre troisième volume de La Sexualité ; tel quel, il reproduit deux de nos leçons à la Faculté des sciences. Nous en donnons, p. 27, le début et la fin, avec les titres des principales divisions.
Géologie devient complètement distincte de la Minéralogie, la Botanique se divise en Physiologie, en Anatomie et en Organographie végétales. On crée également deux chaires pour l’Histoire naturelle des animaux ; mais, chose assez bizarre, elles restent, toutes les deux, chaires de Zoologie, d’Anatomie et de Physiologie comparées, ce qui, du reste, existe encore aujourd’hui.
« En 1854, une nouvelle période s’ouvre pour l’enseignement de l’Histoire
enseignements communs aux différentes branches de la Biologie, comme ceux de Physiologie générale, d’Histologie, d’Évolution, d’Embryologie générale. Enfin, en 1897, la création d’une chaire de Géographie physique est le premier pont jeté entre les enseignements des différentes Facultés de l’Université de
* Dans cette suite de créations, on remarque que l’équilibre, entre l’importance donnée aux enseignements des trois règnes de la nature, s’est promptement rompu au profit de la Zoologie. Mais, en cela, les gouvernements n’ont fait que suivre l’évolution même de la science.
dans quelques subdivisions, la complexité de la^vie animale amenait les zoologistes à se spécialiser de plus en plus. C’est ainsi que l’anatomie descriptive, l’Anatomie comparée, l’Histologie et l’Embryologie ont été et restent encore des
« Depuis quelques années, il est vrai, le caractère des études biologiques s’est modifié ; le point de vue dynamique s’est substitué au point de vue statique : l’Embryologie est devenue l’Embryogenèse, l’Histologie, l’Histogenèse et l’Histophysiologie, et, à la Physiologie elle-même, s’ajoutera bientôt la Physiogonèse. Il
parties de la Biologie, entre la Botanique et la Zoologie ; mais la plus grande
« Du reste, cette suprématie du développement des études zoologiques se manifeste également-dans les grandes universités étrangères, et même avec une accentuation qui étonnera peut-être certaines personnes en France.
« Si les enseignements de Zoologie n’ont pas atteint, à Paris, le développement qu’ils ont dans les grandes universités étrangères, cela ne veut pas dire que les enseignements de Botanique et de Géologie doivent rester station-
vancés.
« Heureusement, à la fin du xix« siècle, la création de nouvelles Universités et celle de certificats d’études supérieures ont été le point de départ d’une sorte de renouveau dans la vie de la Faculté des sciences. De nouveaux enseignements ont été créés avec un caractère d'union dans la recherche ou dans l’étude scientifique et d’application de la science aux besoins de l’humanité.
la plus familière et uniraient leurs efforts pour le progrès de la science commune. En Histologie, par exemple, il y aurait un enseignement particulier pour la Cytologie et la Cytochimie (dans certaines Universités étrangères même, telle, que Louvain, ces deux parties sont confiées à deux professeurs différents), un autre pour l’Histologie proprement dite, l’Histo-physiologie et l’Histogenèse, un troisième pour l’Histologie pathologique. De même, en Embryologie, il y aurait
l’hérédité et l'évolution; 2" l’Embryologie des Invertébrés; 5° l’Embryologie de l’Homme et des Vertébrés; 4“ la Tératologie.
Dans ces ensembles, chaque étudiant laisserait de côté, évidemment, ce qui ne lui est pas absolument nécessaire pour ses aspirations particulières. Ainsi, en Histologie, l’étudiant en médecine pourrait suivre seulement l’Histologie proprement dite et l’Histologie pathologique ; en Embryologie, il pourrait laisser de côté l’Embryologie générale et celle des Invertébrés.
puisque c’est le seul qui soit réellement à créer en France.
embryologique élémentaire devrait réunir un ensemble de leçons théoriques et de travaux pratiques. • j. x a a au
1° Qu'un seul enseignement élémentaire de VEmbryologie de l’Homme et des Vertébrés soit créé dans chaque Université , là où se trouveraient réunis tous les éléments nécessaires ;
2° Que cet enseignement $oit institué de façon qu’il puisse réunir côte à côte tous les étudiants {à quelque Faculté ou Ecole qu'ils appartiennent) qui ont besoin, pour leurs études ultérieures , de connaissances embryologiques élémentaires.