‹ Exposé des titres et travaux scientifiquesChapitre 10 sur 29 · III. - LES AFFECTIONS DU FOIE EN ALGÉRIE ET LES VARIATIONS DE L’URÉE · texte numérisé non relu

III. - LES AFFECTIONS DU FOIE EN ALGÉRIE ET LES VARIATIONS DE L’URÉE

D’un grand nombre d’analyses de l’urine au point de vue de l’urée, faites dans les affections les plus variées du foie, nous déduisons les conclusions suivantes :

1° Les affections purement congestives du foie n’ont pas produit une exagération sensible dans la production de l’urée ;

2“ La diminution progressive de ce principe dans les hépatites suppurées et fibreuses peut être rapportée physiologiquement à l’insuffisance de l’alimentation, de la digestion, de la nutrition, des mouvements etc.; au moins est-il difficile de démêler, dans l’influence incontestable de ces différents facteurs, la part que pourrait avoir la suppression du foie en tant qu’organe uropoiétique ;

3° Enfin, il semblerait, d’après certains faits cliniques, que, dans l’atrophie graisseuse aiguë, ce n’est point la formation mais bien l’élimination seulement de l’urée qui se trouve diminuée, et ces faits, doublés des résultats confirmatifs de l’expérimentation, acquièrent une valeur sérieuse dans le débat sur l’origine de l’urée.

Ces conclusions ont une signification négative à l’endroit de la fonction uropoiétique du foie. Pourtant, bien que la physiologie (M. Picard, Société de biologie, 3 novembre 1877) et la pathologie (M. Valmont, thèse de Paris, 1879) aient déjà protesté contre' ce nouveau dogme, nous ne sommes pas tenté de nous armer de nos observations contre lui; c’est une question qui n’est pas mûre et qui appelle de nouvelles recherches, avant de devenir l’objet d’un jugement définitif. Le seul enseignement qu’il importe de retenir des faits étudiés par nous, c’est que, en clinique, il ne faut se servir qu’avec la plus grande réserve des variations de l’urée dans le diagnostic des affections hépatiques.

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