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Toxines et cœnr. Soc. Biol., 7 novembre

Les expériences que j’indique, en mettant en évidence les actions des toxines sur les capillaires (voir paragr. 219, Recherches expérimentales sur l’action des produits du bacille pyocyanique sur les vaso-moteurs, Acad. Se., 28 juillet 1890; Arch. Phys., 1890-1891), sur la fibre cardiaque, ont permis de comprendre les accélérations du pouls, les galops vrais ou faux, les dédoublements, les paralysies, les collapsus cardiaques, etc., accidents fréquents au cours des infections.

57. — Hémorrhagies dans la série. Maladie pyocyanique, Paris, 1889; Soc. Biol., 7 mai 1892; Congrès de Bordeaux, août 1895; Traité Pathol. Génér. de M. Bouchard, tome II, chap. VI.

L’inoculation du bacille pyocyanique provoque, chez les animaux éloignés les uns des autres, l’apparition d’hémorragies. — On observe surtout cet accident dans les états aigus, donnée assez en accord avec ce qui a lieu dans la pathologie humaine, dans les fièvres éruptives graves, particulièrement au cours de la variole. — Non seulement nous avons reproduit chez l’animal ce qui se passe chez l’homme, mais nous avons établi, le premier, la part qui, dam la pathogénie de ces accidents, revient au % toxines. — De plus, contrairement à l’opinion de Hlava, nom avons soutenu, avant tout autre, qu'un agent pathogène pouvait, à un moment voulu, devenir hémorragipare. —Cette opinion, confirmée par divers auteurs, par Martin de Gimard, Claisse, Le Gendre, etc., est aujourd’hui classique : un germe acquiert le pouvoir hémorragipare, comme on acquiert les fonctions pyogènes-, les qualités du parasite, du terrain, etc., entrent en ligne de compte. — La fréquence, le rôle des hémorragies dans les infections donnent à ces-expériences leur portée.

58; 59. — Formes hémorragiques de l'infection expérimentale. — Formes diffuses. — Formes localisées. — Reproduction des types cliniques. Soc. Biol., 15 juillet 1893.

Dans ces formes hémorragiques, on observe des localisations du côté des viscères (forme rénale; forme digestive, etc.), ou du côté de la peau; le revêtement externe est quelquefois parsemé de taches sanguines plus ou moins abondantes : un des points les plus habituellement atteints n’est autre que la région des psoas, frappée symétriquement, sans doute par action centrale, comme je l’ai prouvé (voir parag. 219). — J’ai pu, chez l’anguille, chez un animal dépourvu de poils, faire nailre m vrai purpura.

RÉSUMÉ. — Pathogénie des symptômes de l’infection.

J’ai donc réussi à reproduire les désordres fébriles, respiratoires, urinaires, digestifs, nerveux, circulatoires, cutanés, etc., etc-, qui caractérisent, en général, l’infection.

Je ne me suis pas borné à faire succomber l’animal; fai fait apparaître chez lui, un à un, les phénomènes réputés de nature infectieuse. — J’ai décelé leur mécanisme ; j’ai mis en lumière leur pathogénie.

Nulle part je n’ai trouvé des expériences, qui, conduites systématiquement, analysent, d’une façon aussi détaillée, les processus pathogéniques de symptomatologie expérimentale.

Ces études enrichissent nos connaissances théoriques. — D’autre part, n’étant pas dé ceux qui croient que la médecine est une sorte d’art de divination, j’estime qu’il vaut mieux savoir et pourquoi et comment un phénomène se réalise, quand on veut s’opposer à cette réalisation ; c’est là un des motifs de ces recherches de pathogénie.

Ces travaux sont propres à montrer quel parti la médecine expérimentale, la pathologie comparée sont capables de tirer de la bactériologie utilisée à titre de méthode : gu’avons-nous tenté, sinon de faire naître les grands accidents, les grands symptômes de la maladiel N’est-Cé pas là un des buts de cette médecine expérimentale, de cette pathologie comparée?

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