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Poisons de l'urine. Collection Lèauté. Paris

L’existence des poisons de l’urine, leurs propriétés, leur nature, leur multiplicité, leur origine, leurs destinées, les procédés capables de les atténuer : telles sont les principales questions traitées dans ce^livre, qui, avec les deux volumes,

Poisons do tube digestif, Poisons des tissus, forme une œuvre d’ensemble sur les Poisons de d’organisme : on trouve là l’exposé de la doctrine des auto-intoxications.

284. — Poisons du tube digestif. Masson, Gauthier-Villars, éditeurs, Paris, 1895. Collée, tion Léautê.

Dans ce livre qui fait suite aux poisons de l’urine, j’étudie la nature, la formation, les variations, les actions des poisons de la bouche, de la salive, du mucus, de l’arrière-gorge, de l’estomac, de l’intestin, de la bile, des sécrétions des annexes, etc. — Je montre le rôle soit des bactéries, soit des cellules qui engendrent ces poisons, les accidents qui en dérivent, etc.

285. — Poisons des tissus (Sécrétions Internes). — Masson, Gauthier-Villars, édit. 1897.

Ce livre complète la collection de nos travaux sur les Poisons de l’organisme. — Dans ces chapitres, j’étudie la toxicité de tous les tissus, sang, sérum, lymphe, sérosités, os, cartilage, moelle osseuse, tissu fibreux, peau, tissu conjonctif, muscle,, poumons, névraxe, rein, foie, pancréas, capsules surrénales, corps thyroïde, thymus, ovaires, testicules, etc. — J’étudie les poisons cellulaires, la vie de la cellule; j’arrive à montrer que ce que fait la cellule bactérienne, la cellule de l’organisme . le fait, que le microbe ne peut rien sans la cellule, que la cellule peut beaucoup sam lui. — Parallèlement à la bactériologie, un grand mouvement sciehti-j fique s’accomplit, mouvement qui comprend tous les travanx relatifs aux sécrétions internes, aux auto-intoxications, etc.

286. — Les défenses naturelles de l'organisme contre l’infection. — Les anti-toxines. Sem. méd., 10 déc. 1892; article du Dict. de phys de M. Richet.

J’ai fait connaître, dans cette revue, les principaux moyens de défense,. physiques, mécaniques, anatomiques, chimiques, physiologiques, nerveux, dont dispose l'économie : les épithéliums, les mucus, sérosités, sécrétions germicides, j la toux, les réflexes, les gaz toxiques, l’oxygène pour les microbes aérobies,. CO* pour les anaérobies, les sucs digestifs, les leucocytes, les phagocytes, les

acides gras, les écoulements de liquides, les réactions des tissus, etc. (Voir Pathologie génér. de Bcmhard, tome II, chap. XII). — J’ai en particulier étudié la genèse des fonctions des anti-toxiques; j’ai montré que dans certains cas ces corps anti-toxiques font défaut, ou, présents, sont de peu d'importance, comme dans l’immunité pyocyanique. — J’ai, dès cette époque, indiqué le parti que l’on pourrait en tirer dans lé domaine thérapeutique. — L’heure présente justifie amplement celte manière de voir.

Cette revue, d’autres encore contiennent une discussion poursuivie avec M. Metchnikoff sur le mécanisme de l’immunité.

Je suis loin de rejeter la phagocytose, mais j’admets aussi la doctrine humorale alors rejetée; j’établis sur des bases solides la part à réserver aux principes bactéricides ou anti-toxiques.

Nul n’ignore le succès de ces conceptions si discutées à l’époque, adoptées actuellement par des auteurs de jour en jour plus nombreux.

Je cherche aussi le heu de formation de ces corps; j’arrive à incriminer avec les leucocytes, la zone entéro-hépatique, plus récemment la moelle osseuse (voir paragr. 178).

287. — Évolution des idées sur la nature des toxines. Journ. de pharm. et chimie, 1*- et 15 janvier 1894.

Je montre que les toxines, considérées à titre d’alcaloïdes en premier lieu, ont été envisagées comme des diastases en second lieu, comme des loxalbumines en troisième lieu, comme des nucléines en quatrième lieu.

J’indique les raisons qui me portent à croire que chaque opinion contient une part de vérité, part inégale mais réelle.

288. — Aperçu général sur l'étiologie. Sem. méd., 27 mai 1895.

Dans cet article, je groupe les causes morbides en quatre catégories ; les causes physiques-, les causes chimiques; les causes infectieuses; les causes cellulaires, comprenant les cames nerveuses.

Je choisis des exemples, surtout expérimentaux, mettant en lumière le rôle de chacune de ces catégories de causes, catégories comprenant d’ailleurs des divisions, des subdivisions. — Je n’oublie pas les réactions nerveuses.

289. —- Rôle des substances toxiques dans les phénomènes de l’organisme. Sem. méd., 19 octobre 1892.

299. — Rôle des agents physiques dans les phénomènes de l'organisme. Sem. méd., 4 janvier 1893.

Dans ces deux mémoires, je mets en évidence ce gui revient aux substances chimigues comme aux agents physiques dans les maladies locales des tissus, dans les maladies infectieuses, dam les maladies à réactions nerveuses, dam les maladies humorales.

Un traumatisme fait une fracture, provoque une pneumonie, un accès de goutte, une paralysie hystérique, etc. — L’alcool altère le rein, favorise l’infection, trouble, ralentit la nutrition, prédispose aux manifestations délirantes, convulsives, à la paralysie générale.

J’invoque constamment l’observation ou l’expérimentation pour étayer les différentes propositions que j’avance, pour prouver que des facteurs de même ordre se retrouvent dans les diverses catégories d'affections,

291. — La concurrence vitale en bactériologie. (La vie d'un microbe pathogène; produits ordinaires; produits spéciaux.) Sem. méd., 2 mars 1892.

Je montre qu’en dehors des toxines, le microbe fabrique des composés ammoniacaux. émet de l’acide carbonique, se nourrit aux dépens de notre azote, de notre oxygène; cette manière de vivre fait intervenir la concurrence vitale.

Quand les bactéries empruntent au monde extérieur cet azote, cet oxygène, etc., nécessaires à leur existence, la chose importe médiocrement. — Il en est tout autrement, lorsque ces principes dérivent de nos tissus.

292. — Variations bactériennes. —Sem. méd., 17 juillet 1885; Gaz. hebd-, 27février 1892.

Forme, sécrétions, nutrition, virulence, tout varie : je le prouve expérimentalement. — J’explique par là les modalités si nombreuses d’une même maladie.

D’autre part, je mets en garde contre la tendance à multiplier par trop les espèces, en raison de ces aspects multiples d’un unique agent.

293. — Fonctions cellulaires. — Fonctions bactériennes (analogies). — L'organisme Sem. mid., il juin 1892.

Je fais voir que les sécrétions de nos cellules, comparées d celles qui découlent des fonctions des cellules bactériennes, offrent les plus grandes analogies.

Injectez des urines ou observez un urémique : avec les déchets des tissus vous déterminez des convulsions, du coma, de l’entérite, de l’œdème, de la congestion pulmonaire, de la dyspnée, etc.

Injectez des toxines, en particulier des toxines pyocyaniques : vous provoquez de l’accélération respiratoire, un flux intestinal excessif, des perturbations de l’axe cérébro-spinal, etc.

J’en conclus qu’en présence de troubles symptomatiques donnés, il faut voir si notre cellule n’est pas en came, avant d’accuser les bactéries.

294. — Le microbe. — La cellule. — Propriétés communes. Sem. méd., lOfév. 1892.

Les analogies qui existent entre les actions des sécrétions des agents pathogènes et les effets produits par celles de nos organes se retrouvent, quand on considère la nutrition : je l’ai établi.

A n’envisager que l’azote, ces deux cellules, celle de l’économie comme la cellule bactérienne, en font surtout de l’urée ou des composés ammoniacaux qui correspondent à cette urée. — Pour ces deux cellules, la fraction de cet azote fixée sur les principes spécifiques est des plus minimes.

D’autre part, ces deux cellules engendrent, l’une et l’autre, dés pigments, des acides, des alcaloïdes, des diastases, etc. — Ces pigments perdent une bonne partie de leurs attributs nocifs, quand on les décolore, aussi bien la bile, par exemple, que les produits pyocyaniques. (Voir Comjrès Besançon; Associât, franç., 1893.)

295. — Pathologie animale et pathologie végétale. Rev. Viticull., oct. 18S5.

Dans cet article je montre, avec observations et expériences à l’appui, que, dans les deux pathologies, on retrouve les mêmes notions étiologiques, une physio-

logie pathologique, des lésions, une thérapeutique, qui ont de grandes analogies. — On retrouve, dans les deux, les notions du parasite, du terrain, des maladies chimiques, de l'influence des aliments, des agents atmosphériques, des espèces, etc., etc. — J’arrive à la conclusion suivante : nécessité d’associer la pathologie végétale aux recherches de pathologie expérimentale et comparée, d’autant plus que certains phénomènes sont moins complexes, chez la plante, en raison de l’absence des réactions nerveuses : on étudie chez elle plus aisément telles modifications chimiques, telles dystrophies locales.

296. — Cellule animale. — Cellule bactérienne. Revue des Se., 15 janv. 1893.

J’ai prouvé, dans cette étude, qu’au point de vue de la forme, du noyau, des protoplasmas, des réactifs, des aliments, du genre de vie, de la reproduction, de la mobilité, des qualités chimiques ou physiologiques des sécrétions, des symptômes, des lésions qui font naître ces sécrétions, etc., ces deux cellules offrent les plus nettes ressemblances. (Voir aussi Poisons des tissus.) — Ces considérations théoriques conduisent, en pratique, à ne pas accuser exclusivement l’une, de ces cellules, la cellule bactérienne, suivant une tendance accentuée, lorsqu’on observe des phénomènes morbides. — Ces considérations conduisent, au point de vue de la doctrine générale, à cette notion, à savoir que tout repose sur la cellule, qu’infectieuse ou non, diathésique ou réactionnelle, la pathologie, suivant la grande conception de Virchow, est avant tout cellulaire.

297. - Agents atmosphériques et microbes. — Le génie épidémique autrefois et aujourd'hui. Sem. méd., 13 septembre 1883.

l'influence des agents atmosphériques et sur la cellule organique et sur la cellule microbienne, en modifiant les conditions des deux êtres aux prises dans la maladie, modifie par ce fait les caractères de cette maladie.

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