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Pression et microbes. Soc. Biol., 20 mai

28 ; 29. — Action de divers agents physiques sur les bactéries (températures extrêmes; ozone; mouvement; oxygène; lumière; sécheresse; humidité, etc.) Soc. Biol., 23 décembre 1893; Arch. de Phys., janvier 1894; Acad. Sc., 15janvierl894; Traitépathol. génér. de Bouchard, tome II, chap. III, VI.

J’ai, dans une série de recherches, montré, après d’autres auteurs, que ces agents atténuent les bactéries.

Ce que j’ai pu faire de nouveau, avec

: M. d’Arsonval, c’est de disséquer,

quelque sorte, avec plus de précision qu’on ne l’avait réalisé antérieurement, ces influences diverses, d’en faire connaître de nouvelles.

J’ai vu, par exemple, grâce à la mobilité, à la contingence des propriétés pigmentaires du bacille du pus bleu, que des agents, qui passaient pour être dépourvus d’effet, modifient en premier lieu les sécrétions, en second lieu la pullulation, en troisième lieu la nutrition, en quatrième lieu mais difficilement la vie elle-même. — On voit, de par ces expériences, que, pour ces bactéries comme pour les espèces supérieures, entre la vie pleine, entière, et la mort, il y a de nombreuses modifications utiles à connaître.

Ce qui nous appartient, dans ces questions, c’est d’avoir mis en évidence la puissance de l’électricité, intervenant en dehors de tout mécanisme chimique ou thermique, par les courants à haute ou à basse fréquence.

Ce qui nous appartient, c’est d’avoir signalé l’insuffisance (Sem. méd., 50 mai 1894) de la pression utilisée sans le secours d’un gaz antiseptique.

Ce qui nous appartient, c’est d’avoir précisé, avec Downes Blunt et d’autres, dans quelle région du spectre, la région voisine du violet, s'effectuent ces modifications, etc.

Laissez pénétrer la lumière, agent capital; ouvrez au soleil portes et fenêtres; choisissez de préférence telles ou telles tentures : à ces conseils conduisent nos expériences.

Or, ces agents atmosphériques, capables d’impressionner la cellule bactérienne, impressionnent aussi la cellule de l’économie. — D’autre part, comme le caractère de gravité ou de bénignité de l’infection dépend des conditions dans lesquelles se trouvent respectivement ces deux cellules, au moment de leur conflit, nom avons assis sur ces données l explication des effets attribués au génie épidémique, aux climats, aux altitudes, etc. (Voir Traité de médecine Charcot-Bouchard, vol. I", chap. m ; vu.)

A ces questions d’étiologie, à ce problème des causes secondes, se relient les études de la contagion, des véhicules de diffusion des germes, des moyens de transport des agents pathogènes, etc.

A ces études, j’ai consacré une série de recherches.

30. — Étude expérimentale sur la contagion. Soc. d'hygiène et de méd. puU.; Ann. dhyg. et de méd. lég., 1886.

J’étudie, dans ce travail, le rôle de l’eau, du sol, de l'air. — J’établis expérimentalement, à me époque oit les données de laboratoire sur ces sujets étaient rares, comment le vent, enléehantles surfaces humides en voie de dessiccation ou les terres poussiéreuses, peut entraîner des germes.

C’est le cas des courants d’air passant au contact de marais plus ou moins desséchés, balayant les trottoirs, les conduites des fosses d’aisance, d’égouts, etc.

31 ; 32. — Habitats des microbes. — Contagion (Transport des virus par des animaux).

Soc. Biol., 18 juin; 5 novembre 1892.

. Après cette étude de la contagion par des agents non vivants (paragr. 30), j’ai pris en'considération le rôle des êtres organisés végétaux, a/nimaux (cactées ; vers, mouches, etc.) ; j’ai montré comment ils servent de vecteurs aux virus.

Ces recherches, comme celles qui suivent, mettent en évidence les processus de contagiosité.

33. — Épidémie chez des goujons. Soc. Biol., 11 novembre 1893 (Pathologie comparée).

J’ai constaté que les pyogènes de l’homme créent, chez les poissons, des épidémies meurtrières.

Cette constatation, en établissant la diffusion des habitats des agents pathogènes ayant action sur nous, montre la multiplicité des moyens, des procédés de contagion

Germes des animaux domestiques. — J’ai poursuivi ces études, en reconnaissant, avec le professeur Cadiot, que les lésions des grands animaux domestiques avaient, habituellement, pour agents nos propres parasites, les plus vulgaires. — Dans la leucocythémie, nous avons toujours décelé Yaureus ou l’albus. (Traité Path. Génér. de Bouchard, t. H, chap. III).

Ces études de pathologie comparée éclairent la question de la contagion, en révélant certains habitats, certains vecteurs.

34. — Virulence de la tuberculose suivant les humeurs ou les tissus des tuberculeux. Rev. me'd.. 1885, avec M. Kartii.

Ce qu’il importe de savoir, à certains points de vue, c’est le degré de contagiosité des humeurs, des tissus des sujets contaminés. — On a exagéré tantôt dans un sens, tantôt dans l'autre : je me suis efforcé de montrer où se trouve la vérité.

Nous soutenons, après avoir fait un bon nombre d’expériences, que la généralisation du bacille, à l’état durable, est rare; le sang, en dehors des périodes agoniques, est ordinairement stérile. — Une humeur n'est virulente, sauf exception, que si elle provient d’un viscère attaqué; tel le sperme, dans la tuberculose du testicule; telle l’urine, dans celle du rein, de la vessie; tel le lait, dans celle du sein, etc. — L’air expiré est stérile ; cette donnée, confirmée de divers côtés, est aujourd’hui classique. — La souillure notable du sang joue ici un rôle considérable ; infecté, il porte le virus aux divers émonctoires..

Il est juste de rappelés• que les notions de cet ordre, établies en 1885, avant nos recherches, étaient plus que rudimentaires.

35. — Des conditions qui règlent le passage des germes au travers du placenta (Hérédité de la graine). Soc. Biol., 7 juillet 1894, avec M. Ducmt.

Au lieu de procéder d’animaux quelconques, les microphytes dérivent parfois de sujets de même espèce; on est en présence de la contagion directe, immédiate, de celle, par exemple, qui résulte de la transmission des germes autravers duplacenta.

Des expériences, que déjà nous avons en partie dû citer, ont appris que les toxines rendent le passage placentaire assez fréquent: nom démontrons le fait pour d’autres poisons du dehors ou du dedans.

Poussant, ailleurs surtout, plus loin la question, nous avons fourni l’explication de ces accidents.

Ces poisons altèrent les tissus, détériorent le filtre. — Ces poisons, principes vaso-moteurs, changent les conditions de vitesse ou de pression, chan-

gements propres à actionner cette filtration. — Ces poisons, en s’opposant à la phagocytose (voir parag. 20), font que les parasites, devenus plus nombreux, altèrent plus aisément les éléments anatomiques.

36. — L’hérédité. Soc. Biol., 29 octobre 1892. — Influence des sexes sur la transmission héréditaire de l’immnnité. — Arcliiv. Phys., 1893, 1895.

Ces études nom ont amené à étudier l’hérédité en elle-même, puis à considérer la transmission de l’immunité après avoir envisagé celle des maladies. — Nous avons vu que si les deux générateurs sont vaccinés, que si la mère seule est immunisée, les petits sont parfois réfractaires. — Le fait est absolument rare, inouï, lorsque le père uniquement est résistant; nous estimons cependant avoir établi sa possibilité dans deux cas. — Il est à remarquer que nous avons utilisé, presque toujours, des toxines, non des microbes, comme dans les expériences de Francotte, expériences qui prouvent que le germe adulte meurt dans l’œuf. — Reste à savoir ce que deviennent les spores, ce que font sur les cellules à. venir les troubles nés pendant la présence du parasite.— Tous les auteurs n’admettent pas ce passage de l’immunité, quand le père seul est vacciné : nos conclusions comportent une certaine réserve. — Pourtant, divers chercheurs, Tizzoni entre autres, sont beaucoup plus affirmatifs. — D’autre part, certains contradicteurs ont fait un nombre d’expériences par trop restreint, huit, par exemple, lorsque les nôtres dépassent le chiffre de 70, et nous n’avons eu que deux résultats positifs.

Enfin, l’observation médicale proclame aussi haut que possible cette influence du père; à chaque instant, on retrouve, chez le fils, l’arthritisme, le tempérament, la constitution, l’obésité, jusqu’à la ressemblance extérieure, jusqu’aux difformités du générateur; ces modalités reposent sur la transmission des propriétés cellulaires, sur la continuité du plasma; or, précisément, l’immunité est une propriété cellulaire ; assurément, les humeurs contiennent des corps bactéricides ou anti-toxiques, mais les humeurs ne sont que ce que les font les cellules ; seul ce qui vit engendre ; seules ces cellules vivent.

Au cours de nos expériences, fréquemment nous n’avons rien obtenu, c’està-dire que les rejetons ont paru normaux : tels une série de fils de syphilitiques; dans d’autres circonstances, parfois avec alternance (Soc. Biol., 27 juin

1896), nous ayons constaté de la stérilité, des avortements, des malformations diverses, des sortes de pieds bots, d’hémiplégie congénitale, d’anomalies auriculaires, génitales, du nanisme, du rachitisme, un rachitisme complet avec ses nouures, son chapelet, ses incurvations osseuses, son entérite, etc. — En somme, nous avons réalisé les principaux types révélés par l’observation : grâce à cette méthode, nom avons reproduit expérimentalement ce que la pathologie, comme l’apprend l’enseignement du professeur Fournier, sait provoquer. — Souvent, les tuberculeux, les syphilitiques, à côté de rejetons tarés, à côté d’avortements, ont des enfants sains : il en est de même dans nos recherches; d’où la nécessité de les poursuivre longuement.

Une notion se dégage de ces travaux, c’est que ces influences héréditaires sont dues aux poisons microbiens ; c’est en tant que maladie à toxines que la vérole agit; dés lors, on comprend la mise en causes des différentes intoxications (alcoolisme, saturnisme, etc.) — Les cellules intoxiquées deviennent malades et engendrent des cellules malades.

37; 38; 39. — L’hérédité et l’immunité propriétés cellulaires. — Rev. génér. des Sc., février 1894. — Voir Traité de Pathol, génér. de M. Bouchard, tome II, chap. XI.

On a souvent formulé cette pensée, à savoir que l’hérédité est une propriété de la cellule. — J’ai voulu m donner une démonstration concrète, positive, précise, de façon à faire rentrer cette notion dans le domaine des faits acquis, desideratum qui n’était pas encore complètement réalisé.

J’ai vacciné des animaux à l’aide de produits solubles. — J’ai constaté, chez ces animaux, et des modifications humorales et la phagocytose. — J’ai reconnu chez des rejetons ce même état, cette même phagocytose. — Il y a donc eu hérédité, passage de ces deux attributs, fondement de l’immunité.

Or, on sait que les corps protecteurs sont fabriqués par les cellules. Donc, ici, l’hérédité a consisté en ce que les cellules des rejetons ont tenu, de celles des ascendants, ces qualités de sécrétion de ces corps de défense comme ces activités phagocytaires. — Ces notions éclairent la question d’hérédité du terrain, question si importante m étiologie générale.

Du même coup l’hérédité comme l’immunité ont été mises au rang, d’une manière indubitable, des propriétés cellulaires, suivant l’opinion formulée

par le professeur Bouchard, puis par Grawitz. — Quand on parle d’humeurs, de théories humorales, il va de soi, tellement la chose est élémentaire, que ces expressions ne sont qu’une abréviation pour dire qu’il s’agit de modifications de ces humeurs, de modifications attribuables aux cellules, car seuls les éléments vivants peuvent amener des changements chimiques. — En poursuivant ces recherches, recherches commencées en 1891, morts avons constaté, comme nous l’avons dit, qu’il était possible de faire naître les phénomènes révélés par l’observation.

40. - Influence des portes d’entrée sur l'infection. Soc. Biol., 10 juin 1893.

Entre le microbe et le terrain, la porte d’entrée constitue une sorte d’intermédiaire.

J’ai été le premier à vérifier (Acad. Sc., 24 octobre 1887) les faits avancés par l’École de Lyon, à savoir que, si tel agent, placé dans le sang ou sous la peau, vaccine, cet agent peut amener la mort, si on l’introduit sous la peau ou dam le

Ce qui m’appartient dans cette question du rôle de la porte d’entrée en matière de virus, c’est d’avoir mis en évidence la gravité de certaines inoculations sous-méningées, notion entrevue par M. Chauveau, puis par Martinotti. — Un globule blanc, en déposant des microphytes dans ces espaces, peut, aussi bien que le traumatisme, réaliser ces inoculations. — Ces faits expliquent la diversité- des résultats suivant le tissu intéressé.

41. — Influence de la porte d'entrée sur la marche de la tuberculose. Voir Arch.

42. — Voir, à propos du rôle de la porte d’entrée : Les procédés capables d'augmenter la résistance à l'infection. Acad. Sc., 24 octobre 1887.

Pour les maladies à forme subaiguë, ces influences sont manifestes : l’histoire de la tuberculose le prouve.

Ce queje revendique aussi, à propos de cette question, c’est d’avoir établi (Soc. Biol., 13 juillet 1895) que ce qui est vrai pour un virus vivant, est vrai pour un virus mort, pour les toxines.

Introduisez les toxines pyocyaniques dans le tube digestif : rien ne se produit. — Injectez-les dans le sang : des désordres intenses, une entérite marquée se développent. — Maladie pyocyanique, 1889. — On sait toutes les déductions tirées de cette expérience. — En premier lieu, cette expérience montre que des manifestations intestinales, comme celles de la dothiénentérie, ne prouvent pas toujours que le point de départ est au niveau de cet intestin. — En second lieu, cette expérience met en lumière le rôle éliminateur de ce même intestin.

43. — Cultures comparées dans les divers tissus, Traité Pathol, génér., de M. Bouchard.

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