Action du froid sur les ferments solubles
{Rapport sur l'tcok pratique dos Hautes Études, 1880-1887, p. 117 el Sociétd de Biologie.)
N" 86. J’ai observé comparativement des vases contenant de la fibrine et du suc gastrique arlificiel et qui différaient en ce que quelques-uns avaient été soumis à l’aclion d'un froid considérable (50 degrés) pendant quelques minutes. La digestion ensuite, après dégel, n'en a été que plus aelive. J'ai varié de plusieurs manières celte expérience et toujours obtenu le même résultat.
J’ai conclu de là qu’un froid de 50 degrés n’entrave point, mais au contraire exalte l’activité manifestée ultérieurement de l’enzyme gastrique.
D’autre part j’ai constaté que le ferment inversif conserve une activité assez considérable aux environs de 0 degré. Le ferment glycosique a une activité plus affaiblie.
FERMENT GlYCOSIQUE DU
87. — Ferments du pancréas. — Leur indépendance physiologique. {Complet rendus de In Société de Biologie, 1 7 juin 1893, p. 648.—/HA, 23 juillel 1893, p. 818.
Archives de Physiologie, 1893, p. 774.)
On a signalé l’exislcnce de quatre ferments dans le suc pancréatique artificiel, comme dans le suc naturel. Je me suis demandé s’ils étaient produits corrélativement par une même opération de la cellule pancréatique, de manière à être inséparables, ou si l’on pouvait obtenir l’un sans l’autre.
L’expérience fait connaître deux circonstances dans lesquelles les macérations contiennent l’un des ferments à l’exclusion de l’autre. Ces deux circonstances sont : la macéralion rapide, Vétat de jeûne.
1" La maniéré d obtenir le ferment amylolytique, a l'exclusion de la trypsine, est de procéder par macéralion rapide, première macération.
Inversement ; 2“ La manière d’obtenir le ferment protéolytique presque débarrassé d’amylase esl de perdre les premières macérations et de ne recueiltir que les macérations tardives.
5“ L’influence de l’inanition se traduit par la persistance du ferment protéolytique et la destruction du ferment amylolytique.
Je signale une conséquence relative aux aptitudes digestives de l’animal inanitié. Si l’on admet que le suc artificiel est à quelque degré l’image du suc naturel, il en résulte que l’animal inanitié sera plus apte à digérer des albuminoïdes que des amylacés : de là une application diététique évidente.