ES PARALYSIES PL'EBPÉRALES
•1872. — Contribution a l’histoire
Pendant la période puerpérale, la femme est exposée à une série de maladies, d’accidents, qui semblent emprunter à cet état un cachet particulier. Parmi ces accidents, les phénomènes paralytiques ne sont pas desmoins intéressants à étudier. L’auteur a pensé qu’il pouvait y avoir intérêt à passer en revue les diverses opinions émises au point de vue de la pathogénie des paralysies, et c’est principalement lit le sujet de son mémoire.
Ces paralysies sont tantôt des hémiplégies, tantôt des paraplégies, tantôt des paralysies portant sur les sens spéciaux. Complètes ou incomplètes, partielles ou totales, ces paralysies affectent un seul membre, ou les deux du même côté ou du côté opposé. Elles peuvent être limitées k la face, ou envahir ii la fois la face et les membres, tantôt enfin porter plus spécialement sur tel ou tel organe des sens, ou telle partie du système musculaire ou de l’appareil sensitif, mais avec une prédominance toujours marquée pour la forme hémiplégique ou la forme paraplégique.
Sous le nom de complètes, l’auteur comprend les paralysies qui touchent à la fois les membres supérieur et inférieur du même côté s’il s’agit d’hémiplégies, ou les deux membres inférieurs s’il s’agit de paraplégies.
Le nom de paralysies partielles est réservé aux cas où un seul membre est pris.
Les conclusions de l’auteur sont les suivantes :
Il existe des paralysies puerpérales, et elles peuvent se ranger sous deux chefs principaux :
Paralysies par lésion organique;
Paralysies par action réflexe.
1“ Les paralysies par lésion organique peuvent se subdiviser en deux grandes classes :
a. Les lésions organiques primitives; congestions, hémorrhagies, méningites, lésions des enveloppes osseuses, soit cérébrales, soit rachidiennes ;
h. Les lésions organiques secondaires ou consécutives (congestions, hémorrhagies, méningites) à des affections du cœur, à des thromboses cérébrales, à l’albuminurie, aux affections utérines et aux compressions nerveuses.
2” Les paralysies réflexes ou dues à une irritation périphérique.
'1872. — Be l’i.n’fluence des divers ïraiïements