De l’accouchement dans le prolapsus utérin
(Nom. Arch. d’ObsM. et de Gynic., 1886, avec trois figures.)
Ce mémoire porte sur un cas extrêmement rare dont l’observation a été rédigée par M. Faivre. La malade observée par M. Doléris, accoucha a la maternité de l'hêpital Tenon et fut opérée dans la suite par l’auteur.
rieure, piritorme dont la partie la plus rétrécie répond à l’anneau vulvaire. La base aplatie,présente, au centre,l’orilice du col; elle est dirigée en bas et en arrière,et est, sur toute son étendue, le siège d’une ulcération superficielle limitée par une ligne rouge, très étroite et décrivant de grands festons réguliers. Au moment de l’intervention, l’auteur découvre dans la masse prolabée, en outre du canal qui
séparé du premier par une cloison épaisse. Il mesurait 42 centimètres. L’utérus était double.
L’enfant fut extrait vivant après une application difilcile de forceps. La tumeur régressa en partie les jours suivants.
La malade présentait, à un degré exceptionnellement marqué, du prolapsus utérin, de la cystocèle, l’allongement du segment sus-vaginal du col. La périnéorrhaphie tentée à titre temporaire après l’accouchement n’eut qu’une action très éphémère.
La malade revient, quelques mois après, subir une opération combinée comprenant l’amputation haute du col, une large colporrhaphie antérieure avec un large avivement ovalaire allant du méat au col, une colpopérinéorrhaphie postérieure suivant le procédé ordinaire, et le raccourcissement des ligaments ronds sur une longueur de 12 centimètres. Chaque cordon fut raccourci, et.
52. — De l’éventration du fœtus, au point de vue obstétrical et dystocique.
{Archives de. Tocoloÿie, avril 1882, p. 198.)
Si l’éventration ou hernie ombilicale congénitale, est connue au point de vue tératologique, l’attention s’estpeu portée sur les particularités qui en peuvent résulter, quant a la marche de l’accouchement et aux difficultés du travail.
L’auteur a réuni six cas, dont un personnel et inédit.
Les observations en sont publiées en détail. De leur exposé on peut déduire :
1" La facilité relative du diagnostic assurée par l’examen direct, s’il est vrai
place au doute ou à l’hésitation. Dans plusieurs cas, en effet, l’entourage de la parturiente a pu croire à une hernie intestinale de la mère au moment de la sortie des viscères fœtaux.
2» La liberté d’action aussi illimitée que possible, que possède l’accoucheur vis-à-vis d’un produit dont la vie est incompatible avec le fait de malformations aussi caractérisées.
54. — Présentation de l'épaule. — Embryotomie. — Eviscération partielle. ■— Guérison. (Prof. Depaul.)
{Archives de Tocologie, 1874.)
{Archives de Tocûhgie^ p. 378.)
56. — Conduite à tenir dans l’avortement. Curage et écouvillonnage de l’utérus, pour l’extraction du placenta retenu dans la matrice.
[Soc. Ohstit. et Gynéc., 1886.}
Dans ce mémoire très étendu (68 pages, 6 figures), l’auteur rappelle d’abord succinctement que, dans la rétention de tout ou partie de l’œuf abortif, deux accidents sont à redouter : Vhémoirhagie et putréfaction. La putréfaction est une menace d’infection pour l’organisme maternel et peut engendrer la septicémie. C’est, basée sur cette considération, qu’est née une pratique nouvelle qui consiste à hâter l’élimination de l’œuf, dès que Tavortement paraît décidé et demeure inévitable par le fait de la mort de l’œuf. En faveur surtout en Allemagne, cette pratique n’a pas été acceptée avec autant d’enthousiasme en France où l’on préconise l’expectation armée.
L’auteur n’admet l’intervention immédiate que dans certains cas déterminés. Après avoir rappelé que la condition d’intervention était,pour Pajot,la putridité, l’auteur dit que pour lui «c’est le fait seul, bien avéré, de rcp.w/cfliiî/c totalement ou partiellement retenu dans la cavité utérine». Dans ces conditions, «il ne le considère pas autremenc qu'un corps étranger, et veut qu’on agisse à son égard comme vis-à-vis d’un polype. »
Dans une deuxième partie, l’auteur expose la technique à mettre en usage
moyen d’abaisser l’ulérus, de dilater le col avec une éponge préparée, avec les doigts ou un sac de Barnes. Il expose ensuite la manière de faire le curage avec une curette large et mousse, qui évitera les perforations. Il passe ensuite à la pratique de l’écouvillonnage qu’il emploie lorsqu’il s’agit de parcelles molles et
placenta assez gros, de deux mois et demi à trois ou quatre mois, etc...
Comme topiques antiseptiques, à utiliser en matière de désinfection complé-
Modificâ.tioiis histologiques du pla,ceiitu abortif.
[R^&rt. üniv&rselj 1887.)
{In thèse de Zînowieff, Paris, 1881.)
Le placenta ne continue pas à vivre après l’expulsion du fœtus. S’il est vrai qu’il ne se putréfie pas toujours, que dans certains cas, il continue à végéter par une sorte d’imbibition, que dans d’autres enfin, il dégénère sous forme de môle hydatiforme, il nepeut être question dans ces processus, d’une vitalité réelle mais seulement apparente.
Le phénomène dominant dans le placenta abortif, c’est l’oblitéralion vasculaire et la dégénérescence muqueuse des cellules déciduales. Tous les degrés de la transformation muqueuse du tissu placentaire, à commencer par l’infiltra- Uon des cellules déciduales et des cellules centrales des villosités, et à finir par
certain temps, de très nombreuses thromboses vascul tien de toute circulation active.
Il résume les diverses altérations que cet organe
1“ l’atrophie simple; 2" la dégénérescence polypoïde; seuse;4'> la dégénérescence hyaline ou molaire; 4 précédée du sphacèle des tissus.
l* La difficulté et parfois l'imposibilité d’imposer à une malade le repos et l’antisepsie permanente et rigoureuse pendant des semaines et des mois, â" Le péril des hémorrhagies abondantes ou répétées.
3“ Les complications habituelles de la rétention et de la non-involution, prolapsus, flexion, rétroversion, etc.
Les dégénérescences possibles ; môles, déciduomes.
5“ La responsabilité du praticien qui ne peut-être toujours présent pour parer aux accidents inopinés pouvant survenir à tout moment. Celte considération regarde plus particulièrement la pratique rurale. La méthode chirurgicale est de beaucoup la plus sûre, la plus prompte, la plus satisfaisante et bien supérieure au curage digital, long, difficile et douloureux ; il n’y a pas que la curette, on peut employer utilement les pinces, l’écouvillon. L’emploi de ces instruments ne réclame pas l’anesthésie chloroformique.
La statistique du service d’accouchement de la Pitié, pour 1896 et 1897, rapportée par l’auteur, comporte 59 avortements, sur lesquels 17 arrivés du dehors, l’avortement s’étant effectué en ville.
Sur les 39 autres cas, 26 se sont terminés spontanément et intégralement, 13 ont été terminés artificiellement pour hémorrhagies graves, rétention totale ou partielle du placenta.
2, 3, 8, 9 jours de rétention. La mortalité et la morbidité ont été nuUes.