Infection tuberculeuse congénitale
(C’«#rés de Oenïve.)
[L'ObsUtrique, 1896.)
11 s’agit d’une malade ayant fait un accouchement prématuré au terme de sept mois, qui mourut trois semaines après l’accouchement, après avoir présenté tous les symptômes de la granulie. L’autopsie révéla la présence des granulations tuberculenses aux poumons, au péritoine et aux méninges. L’enfant survécut quinze jours a sa mère, et succomba sans présenter d’autre symptôme
montra pas de lésion tuberculeuse. On recueillit deux centimètres cubes du sang du cœur qui furent inoculés à un cobaye. Dn chancre tuberculeux se produisit au point d’inoculation. Tous les autres organes furent trouvés indemnes, preuve que les bacilles étaient en petit nombre dans la masse sanguine.
68. — Infection du lait par les abcès on les lymphangites du sein.
{L'Obstélrigm, 1898.)
Dans tous les cas où l’auteur a tait l’examen bactériologique d’abcès ou de lymphangite du sein, il a observé qu’ils étaient causés par des staphylocoques dorés ou blancs.
Le lait fourni par le sein malade contenait toujours les mêmes staphylocoques et constituait, par cela même, un danger d’infection du tube digestif pour
ment la désintégration moléculaire des éléments caducs de la muqueuse utérine. La couleur, la réaction chimique, l’odeur spéciale, etc., découlent de la succession de phénomènes physiologiques du travail d’élimination et de réparation de cette muqueuse. La fétidité est un caractère anormal qui dépend de la présence de germes saprophytes.
La démonstration du fait que l’altération des lochies est la conséquence de l’infection,se tire des expériences bactériologiques poursuivies par divers auteurs,
pas plus que celle des microzymas, émise par Béchamp.
Au point de vue des accidents infectieux, l'examen des lochies ne peut avoir
Il importe, au contraire, d’examiner toute accouchée, minu Hail, à sa sortie, où à une période plus éloignée, et de tn ent les lésions par les méthodes appropriées.
Ce travail a paru à une époque où les doctrines microbiennes étaient peu en faveur; il est le premier de ce genre, signé par, un médecin de l’école de Pasteur, qui ait été soumis à l’appréciation des professeurs de la Faculté de Paris.
En dédicace à son maître Pasteur, l’auteur écrit à la première page : « En vous dédiant ce modeste essai, j’ai voulu d’abord vous remercier des enseignements auxquels vous avez daigné m’initier ; et vous prouver ensuite le respect et l’admiration que m’inspirent vos.travaux, dont la science française s’enorgueillit, ddont la médecine sera surtout fiere^ lorsq^u après lus avoir tlèfinüivement transportés dojis son domaine^ elle én aura recudlU tous les fruits, >.
— 7Si
La.phléUte s’explique par l’iufection des caillots.
La démonstration de l’existence des microbes dans les caillots infectés et sur
la paroi des veines est faite ici pour la première fois. La phhgmatia Ma dohns est
une phlébite infectieuse. Des observations et des figures à l’appui viennent sou¬
tenir cette doctrine détendue depuis par nombre d’auteurs et devenue classique. Les abcès a distance ne sont que des migrations microbiennes. Le pus de ces abcès renferme les germes pathogènes initiaux.
L’auteur tente ensuite une interprétation des formes cliniques de l’infection, basée à ia fois sur la nature et le siège des lésions et sur la diversité de forme et de nature des germes pathogènes. La bactérie puerpérale commune par excellence c’est le microbe en chapelet dénommé depuis streptocoque ; il faut y ajouter la bactérie en grappes (sfapAÿioMîMe). Les formes septiques rapides, parfois foudroyantes sont dues à la bactérie septique, filamenteuse ou bacillaire décrite par Pasteur. D’autres formes se rencontrent encore.
La spécialisation selon les formes bactériennes a été contestée depuis. Eile n’était qu’hypothétique étant donné i’état de la science.
La doctrine de la multiplicité des organismes pathogènes, combattue plus tard, s’est vérifiée de plus en plus et reste conforme aux idées de fauteur. 11 en est de même de la réalité de la forme bacillaire septique contrôlée par Tarnieret
Cet exposé est suivi de la relation détaillée d’un grand nombre d’expériences, basées sur la culture pure des microbes rencontrés et l’inoculation de ces microbes a des animaux. Cette relation tient 95 pages de petit texte.
Suit f étude du mode de transmission des organismes infectieux et, pour parler plus simplement, de la OontagUm. Elle se décompose de la façon suivante:.
Contagion immédiate. —■ 1” Contagion par des germes préexistants dans les voies génitales; 2" par lespièces de pansement, les linges, les canules; 5» par les instruments malpropres ; 4“ par le contact avec les débris septiques provenant des bassins, des draps, des rideaux, etc. ; 5“ avec un enfant contaminé ; 6® par les gardes, les nourrices ; 7“ par ies accoucheurs, ies sages-femmes, les élèves. Ce dernier mode est longuement étudié et étayé sur nombre d’observations et de
Contagion médiate. — Ce mécanisme est obscur, si i’on s’en rapporte au mot
direct avec les organismes pathogènes. Il est difficile, sinon impossible de déterminer, tant ils sont nombreux, les véhicules de la contagion. On déduit l’idée du tait simple et connu qu’il y a contagion pour les accouchées quand il existe, dans leur voisinage un service chirurgical, un amphithéâtre d'autopsies, des cas d’érysipèle, etc. On dit alors que la Contagion est dans l'air.
développement spécial 4 chacun de ces préceptes.
L’auteur appuie les considérations précédentes sur les faits tirés de la statis-
tique de l'asile Ledru-Rollin à Fontenay, où sont recueillies un grand nombre d’accouchées venant, pour la plupart, des maternités de Paris.
En 1892, pendant les 5 mois qui suivirent l’ouverlure de l'asile, 7 femmes sur 225 ont présenté des phénomènes infectieux.
En 1893, sur 920, on a noté 56 cas d'infection tardive soit 56/920, ou 6/100;
En 1894, sur 949 femmes, 43/949 - 4,o/10ü; soit, pour les deux années 1893 (jt 1894, une moyenne de 3,3/100.
Subinvolution. ~ Année 1892-20 cas, dont 4 ayant succédé à des suites de couches pathologiques.
Année 1893. — 30 cas, dont 6 ayant succédé à des suites de couches pathologiques.
Année 1894.-46 cas, dont 7 ayant succédé à des suites de couches patholo-
Déchirures du périnée. — L’auteur les a classées en 3 catégories :
1* Péchv-ures légères laissant le corps du périnée intact, n’intéressant que la fourchette.
2® Déchirures musculaires^ intéressant le corps musculaire du périnée moins le sphincter.
3® Déchirures complètes, il ne restait plus qu’une simple cloison membraneuse ano-vulvaire.
Traumatisme divers. — 1 cas de thrombus de la vulve en 1892.
1 cas de déchirure du vagin et fîslulette recto-vaginale en 1894, réparée à
2 cas d'éventration en 1892.
Déchirures du col. — 31 cas de déchirures profondes du co! sur un total de 1869 soit 14 0/0.
Déviations utérines. — Ont été traitées par le repos, les tampons, le pessaire de Hodge, l’hydrothérapie ; 3 cas de rétroversion ancienne ont été traités chirur-
Les conclusions de ce travail sont les suivantes :
Les infections torpides, latentes ou légères du post-farlum guérissent aisément par des moyens simples dans la période qui précède le retour des règles.
Les traumatismes se réparent facilement dans la période post-puerpérale, grâce à la suractivité trophique qui dure tant que l’involulion n’est pas
détail, jusqu’à l’involution complète, aussi bien à l’hôpital que dans la clientèle ciYile.
C’est le moyen de prévenir les complications et l’aggravation de lésions dont
80. — Multiplicité des microbes pathogènes dans la septicémie puerpérale. — Importanee du terrain.
(Mchwes de TmhUgk, 1885.)
Quelques auteurs n’admettent qu’un microbe puerpéral, doctnnefacile, mais en désaccord avec les faits. Ils n’admettent point la multiplicité et l’association des germes infectieux. Elle parait cependant démontrée. On ne comprendrait pas que, sur la plaie exposée que présente l’accouchée, différents microbes patho-
L’habitat peut décider ou modifier la forme apparente, la morphologie des
à l’exclusion des autres ; soit que le développement parfait de plusieurs variétés d’organismes se trouve gêné et ne dépasse pas une certaine phase de son évolution
Il ne faut pas nier l’induence du terrain. Il en est de réfractaires, il en est de prédisposés. La doctrine des germes ne devient rationnelle qu’en tenant compte des deux éléments : microbes infectieux et résistance du sujet. Tel sujet résiste mieux que tel autre, tel microbe s’atténue dans un terrain ou est éliminé
81. — Un point d’historique, à propos du streptocoque puerpérai.
{Nouvelles Archives, 1892.)
Cette étude répond à l’assertion rééditée récemment que la découverte du
Peltz (1886-69^ étudiant les ferments danl le sang des septicémiques, se contentent d'appuyer les idées exprimées par Pasteur, sur le rôle de l’élément iacUrie punctiforme ou en chatneites. Dans la septicémie puerpérale, disent-ils, la mort par péritonite diffère totalement de la mort par septicémie en ce que, dans le premier cas, le sang ne renferme pas de bactéries et que, dans le second, on y
; précis de ]
des inoculations desquelles il est impossible de déduire un . résultat quel-
En 1819, l’un d’eux, Feltz, dans une note envoyée à l’Académie des sciences sous ce titre : « Recherches eæpènmmtales sur im leptothrix trouvé, pmâani la vie, dans le sang d'une femme aiteinte de fièvre'puerpérale grave, » commettait une erreur qu’il reconnaissait fort loyalement peu après, et publiquement. La culture de ce leptothrix était une culture pure de bactéridie charbonneuse.
Nombre de chercheurs ont parlé de germes dans la fièvre puerpérale ; mais aucun n’a devancé, par une donnée tant soit peu précise, la découverte de
L’auteur revendique simplement le mérite d’avoir, par des recherches multipliées :
1® posé la question de la pluralité des microbes puerpéraux ; — 2® déterminé la virulence du streptocoque puerpéral à l’étal de culture pure,par des inoculations aux animaux ; — 3® établi l’identité du streptocoque dans le sang puerpéral et dans la sérosité de l’érysipèle, et l’identité de ces organismes en culture pure ; — 4® assigné à la phlébite puerpérale sa véritable signification, en déterminant
d'une même forme de septicémie, où s’il s’agit de septicémies identiques dans leur origine microbienne. Toujours est-il que le microbe en chapelet (streptocoque) qui les produit ne semble pas différer dans les deux cas. La clinique et la bactériologie se trouvent ici d’accord.
83. — L'infection puerpérale inévitable. — Infections d'aventure.
(SocUté obstétncale * Francs.)
L’antisepsie est toute puissante contre les contages infectieux d’origine oxté-
C’esl d’ailleurs la grande classe des infections courantes.
Il ne faut pas cependant nier les cas, rares ù la vérité, où l’infection est, en quelque sorte, inévitable, encore qu’elle puisse être atténuée par un traitement sévère et suivi. Certaines catégories d’inflammation profonde du col utérin, celles surtout qui ont une origine blennorrhagique, ayant persisté pendant la grossesse, peuvent créer des lésions infectieuses au cours duCelles-là échappent à l’action prophylactique de l’antisepsie. On peut dire qu'elles constituent, ainsi que quelques autres variétés analogues, autant de formes de l’infection ïnévfùïéfe. La bactériologie à démontré, grâce à des recherches pratiquées par l’auteur, que les cryptes glandulaires et les cavités kystiques du col utérin contiennent souvent des germes pathogènes.
pasf-puriMi»; véritables infections d'aventure, dont lasepticité intestinale, l’herpès, la grippe, etc., peuvent être l’origine.
84. — Infections uréthro-vésicales consécutives U l'accouchement. {L’Obstétrique, 1898.)
Le plus souvent, le pus uréthral ou le dépôt des urines contient des streptocoques associés au bacUrium coli commune ou à des staphylocoques.
Dans un cas, l’urine ne contenait que du bfictérium coli commune kVéts.1 ie
84 bis. — Petites infections puerpérales.
Ibid.
Sous ce titre, sont comprises les infections utérines légères, provoquant une ascension thermique éphémère à la suite de l’avortement ou de l’accouchement.
firent mourirle premier au bout de 12 heures et le second en moins de 24 heures, mais aucun de ces deux animaux ne présenta ni de l’œdème gazeux, ni de coloration noirâtre des muscles.
La cavité péritonéale et la circulation générale avaient doncété envahies chez la malade par le streptocoque pyogène et aussi par des bactéries de l’intestin, particulièrement par le coli bacille.
Ce ne sontpas là les seuls microbes qui ontdéterminé les accidents observés. 11 faut donc incriminer pour une part l’action de bactéries septiques, périssant rapidement au contact de l’air, et constituant les plus terribles agents de la décomposition des tissus.
traitement vraiment héroïque. Autant la temporisation est de mise quand il s’agit de l’utérus malade à l’état de vacuité, autant la décision est nécessaire quand il s’agit de Tutérus puerpéral; car ici les processus septiques progressent
Il-rapporte trois observations personnelles de malades atteintes d’endométrite septique post-puerpérale dans lesquelles l’ablation des débris septiques et l’écouvillonnage furent pratiqués dès l’apparition des signes d’infection. Il indique qu’après l’écouvillonnage, il faut surveiller l’écoulement et continuer l’antisepsie intra-utérine. Contre les phénomènes infectieux, on se trouvera bien de l’administration du sulfate de quinine. Il faudra aussi instituer le traitement local des phénomènes périmétritiques ou péritonitiques, s’il en existe.