MALADIES DES POUMONS
51. — Nature des broncho-pneumonies consécutives aux maladies infectieuses. Bactériologie. Pathogénie et prophylaxie. Société médicale des hôpitaux, i2 juillet 1889.
La broncho-pneumonie qui complique les affections contagieuses est causée par le pneumocoque, le streptocoque , ou le bacille encapsulé. Ces microbes existent fréquemment dans la bouche en dehors de toute maladie. La broncho-pneumonie ne résulte donc pas nécessairement d’une contagion hospitalière. Elle est plus souvent sans doute le résultat d’une auto-infection. Celle-ci est favorisée par l’absence de soins hygiéniques de la bouche, la détérioration organique, l’encombrement.
Les broncho-pneumonies dues à des auto-infections peuvent se présenter sous forme épidémique sans qu’il y ait intervention de la contagion.
52— Étude bactériologique de la broncho-pneumonie chez l'adulte et chez l’enfant.
Archives de médecine expérimentale, janvier 1892.
La broncho-pneumonie, dans l’immense majorité des cas, chez l’ehfant comme chez les adultes, est toujours due à l’une des quatre espèces pathogènes suivantes : pneumocoque, streptocoque pyogène, bacille encapsulé de Friedlaender et staphylocoques de'la suppuration.
Le plus ordinairement, le foyer broncho-pneumonique ne renferme qu’une seule de ces espèces microbiennes, mais on peut en rencontrer plusieurs dans le même foyer; c’est surtout le cas chez l’enfant.
Dans la broncho-pneumonie de l’adulte, le pneumocoque est notablement plus fréquent que le streptocoque. Chez l’enfant la fréquence des deux microbes
est sensiblement la môme ; peut-être le streptocoque est-il un peu plus souvent représenté, sinon à l’état pur, au moins dans les formes associées.
Les broncho-pneumonies à pneumocoques et à streptocoques peuvent être, les unes comme les autres, à noyaux confluents ou disséminés, la forme pseudolotiaire n’est certainement pas spéciale, ni exclusivement propre au pneumocoque.
La broncho-pneumonie à bacille encapsulé semble devoir être le plus souvent pseudo-lobaire. Les parties atteintes présentent un accroissement notable de volume et le suc des régions hépatisées a une viscosité particulière. La broncho-pneumonie causée par les staphylocoques s’est toujours présentée à nous sous forme lobulaire.
La maladie initiale n’a pas en général grande influence sur la variété microbienne de la broncho-pneumonie. On peut dire cependant que les streptocoques se rencontreront généralement, sinon toujours, dans les broncho-pneumonies de la diphtérie, de l’érysipèle, de l’infection puerpérale. Les broncho-pneumonies, au cours des maladies rénales, sont le fait de pneumocoques ou de pneumo-bacilles.
Les agents pathogènes de la broncho-pneumonie proviennent de la cavité buccopliàryngée, qui peut les héberger chez tous les sujets sains. Leur fréquence relative est la même dans les broncho-pneumonies que leur fréquence relative dans les salives. Seuls les staphylocoques pyogènes, très fréquents, sinon constants, dans la bouche, sont les plus rares dans les broncho-pneumonies sans doute parce que ces microbes attaquent plus difficilement les organes internes.
La broncho-pneumonie est le plus souvent le fait d’une auto-infection surajoutée. Elle peut être due à une contagion récente.
53. — Gangrène pulmonaire déterminée par une perforation œsophagienne consécutive au ramollissement et à l'élimination d’un ganglion bronchique. Société anatomique, $ octobre 1886.
54. — Kyste hydatique du sommet du poumon gauche. Pneumotomie. Guérison. Société médicale des hôpitaux, 29 juillet 1892.
Diagnostic établi par la constatation dans les crachats de membranes transparentes très minces, se déplissant dans l’eau et offrant le 0 -a>-'ctè-e=
des membranes de vésicule. La ponction à l’appareil Potain montre un liquide blanchâtre avec lambeaux de membranes et crochets. Opération pratiquée par M. Bouilly. Guérison persistante.
La pneumotomie est la meilleure méthode de traitement des kystes hydatiques du poumon. La statistique de Daviers Thomas a donné 83,7 succès sur 100. Celle que j’ai rassemblée 90,7.
55. — Maladies aiguës du poumon. I. Pneumonie lobaire. II. Broncho-pneumonie.
III. Maladies aiguës du poumon autres que la pneumonie et la broncho-pneumonie.