‹ Exposé des titres et travaux scientifiquesChapitre 33 sur 43 · HO · texte numérisé non relu

HO

Nous avons pu en fournir la preuve dans une école privée à la fin de 1902. Dans cette école, du 10 au 24 novembre, il y avait eu 5 cas de diph-

Sur nos conseils, le comité des écoles décide que les enfants devront être tous soumis à des injections de sérum antidiphtérique. Les parents sont prévenus que les enfants qui ne seraient pas inoculés se verront interdire l'accès de l’école pendant quatre semaines et ne rentreront du reste que s’ils sont munis d’un certificat délivré par le directeur du laboratoire de diagnostic bactériologique.

Sur 190 enfants de l’école, 12 seulement n’ont pas été présentés pour l’inoculation, soit une proportion de 6,3 pour 100.

L’opération a été pratiquée dans une salle de l’école par les docteurs Léon-Z. Kahn et Bigart. La quantité injectée a été de 3 à 5 centimètres cubes de sérum, suivant l’âge des enfants. Deux infirmières procédaient au nettoyage de la région (cuisse ou abdomen), une autre remplissait les seringues. Il a été fait 153 injections en deux heures et demie avec quatre seringues et vingt aiguilles. Les enfants se succédant par classe s’y prêtaient très facilement.

Les suites de l’inoculation ont été d’ailleurs bénignes. Nous n’avons relevé que trois enfants ayant présenté le septième et le neuvième jour après l’injection un érythème apyrétique qui les a tenus éloignés deux jours seulement de l’école. Un quatrième enfant s’est plaint, le huitième jour, de douleurs articulaires légères qui ont disparu en vingt-quatre heures. Le bilan des accidents sérothérapiques est donc remarquablement léger.

La séance d’inoculation du 5 décembre a marqué la fin absolue de l’épi- • démie de diphtérie à l’école. Depuis ce jour, aucun cas nouveau ne s’est produit. Le 4 décembre, la veille de l’inoculation en masse que nous aurions voulu moins tardive, une enfant est atteinte d’une maladie qui est plus tard reconnue pour de la diphtérie. Elle ne vient pas se faire inoculer, mais elle a deux frères et une sœur qui eux reçoivent le sérum préventif. Ces trois enfants rentrent dans le foyer diphtérique de leur sœur dans les conditions les plus favorables à la contagion. Ils restent cependant indemnes.

Nous avons montré que, chez les sujets atteints de rougeole, le tubage,

surtout s’il doit être renouvelé, expose d’une façon manifeste aux ulcérations laryngées et à la bronchopneumonie, et que la mortalité dans ces cas est plus grande que si l’on a recours, sans tarder, à la trachéotomie.

Ces constatations, appuyées sur un grand nombre d’observations, ont été . combattues par quelques-uns de nos collègues. Elles ont néanmoins reçu l’assentiment de la plupart des médecins des hôpitaux d’enfants.

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