Péricardite fibrine
Le pneumocoque peut déterminer ces diverses lésions sans coïncidence de pneumonie. La présence du microbe n’a pas été établie seulement par l’examen microscopique mais par les résultats des inoculations.
S. — Pleuro-pneumonie fibrineuse du cobaye, du lapin, de la souris, du rât après inoculation des produits d’une endocardite végétante rencontrée chez une malade atteinte de pneumonie lobaire. Contribution à l'étude du pneumooogue. Bulletin de la Société anatomique, 9 avril 1886.
Friedlaender et Talamon ont isolé le microbe de la pneumonie. Malheureusement les microbes décrits par l’un et par l’autre ne sont pas identiques. Le microbe de L'rüdlaender est pathogène pour la souris, le cobaye, le chien et
inactif vis-à-vis du lapin. L’organisme isolé par Talamon est pathogène pour le lapin et inoffensif pour le cobaye. Étant donnée la valeur de ces deux observateurs, on a voulu concilier ces assertions et l’on accepte couramment qu’il y a dans la pneumonie deux microbes, l’un pathogène pour le lapin, l’autre pour le cobaye.
En parlant de la même lésion pneumonique nous déterminons des pleuropneumonies ou des infections généralisées chez le lapin, la souris, le rat et le cobaye. Mais il y a plus; le sang du lapin qui a été inoculé avec cette lésion est pathogène pour le cobaye. Celui du cobaye est pathogène pour le lapin, etc. Il y a donc un seul micro-organisme pathogène â la fois pour ces différents rongeurs.
Les cultures nous ont permis ultérieurement de reconnaître que ce micro-organisme était le pneumocoque cultivé par Talamon, micro-organisme bien étudié par Fraenkel.
6. — Pneumonie mortelle chez deux conjoints. Intervention possible de la grippe.
Présence certaine de pneumocoque. Société clinique, 11 mars 1886.
Mari et femme atteints de pneumonie à deux jours de distance. La pneumonie est survenue au cours de symptômes de grippe. Les crachats des deux malades renfermaient le pneumocoque.
7. — De l’endocardite végétante ulcéreuse d'origine pneumonique. Archives de physio¬
logie normale et pathologique, 15 août 1886.
Travail basé sur 82 observations complètes dont 9 personnelles.
1. Au cours de la pneumonie ou pendant la convalescence, on peut voir apparaître l’endocardite végétante, ulcéreuse.