De la myotomie sous-cutanée comme moyen de traite
ment des douleurs causées par certaines exostoses. {Bull, de la Soc. de Chir., 1879, p. 408).
L’auteur avait observé deux jeunes sujets chez, qui une exostose développée
reuse do triceps. 11 pensa que ces douleurs étaient dues à l’irritation de la face profonde du muscle et que la myotomie pourrait tes faire cesser. Il la pratiqua chez les deux sujets par la méthode sous-cutanée et obtint la guérison.
L’un d’eux, présenté plus tard à la Société de chirurgie, était resté guéri; mais chez l’autoe les douleurs, calmées tout d’abord, se reproduisirent au bout d’un certain temps à la suite de grandes fatigues. Il fallut extirper
le siège de vives souffrances, M. Le Uentu incisa la cicatrice, trépana le fémur jusqu’à la substance spongieuse et obtint la guérison complète. L’opéré a été revu dans le courant de l’année 1886, sept ans après l’opéra
108. — Procédé pour la suture des tendons. {Congrès internat, des sciences médic., Genève, 1877.)
Ce procédé consiste à former une sorte de cadre, avec un fd d’arpnt passé transversalement dans les deux bouts du tendon coupé, à quelque distance du bord libre. Les deux extrémités de ce fil sont ramenées au dehors par l’intermédiaire d'un long tube de Galli qu’elles traversent. Cette disposition est destinée à en faciliter l’ablation.
Ce procédé n’est applicable qu’aux tendons plats, larges et épais.
Observations et présentations de malades.
109. — Présentation d’un malade ayant subi la résection de l’extrémité interne de la clavicule. {Bull, de la Soc. de Chir., 1882, p. 545.)
110. — Luxation scapulo-humérale sous-glénoïdienne, compliquée de rupture de l’artère axillaire et d’anévrysme faux primitif. Désarticulation de l’épaule après ligature préalable de l’artère sous-clavière. {Bull, de la Soc. de Chir., 1877 p. 187.)
111. — Réduction d’une luxation complète de l’index de la main droite en arrière. {France méd., 1874, p. 250.)
112. ExUactiOn d une balle logée dans le muscle iliaque, au moyen de la trépanation de l’os iliaque. {Bull, de la Soc.cM»., 1878, p. 45.)
Une fistule de la fesse guida l’opérateur. Après élargissement de la portion de son trajet qui traversait l’os iliaque, on trouva le projectile logé dans le muscle iliaque, l’extraction présenta de grandes difficultés. La jambe, fléchie sur le bassin, se redressa. La guérison eut lieu. Un abcès se produisit cependant plusieurs mois après.
115. — Luxation de la cuisse (variété iliaque) datant d’un mois, réduite par la traction élastique. {Bull, de la Soc. de Chir., 1872, p. 527.)
— Résection du genou. Présentation de l’opéré. {Bull, de la Soc. deChir., 1879, p. 896.)
H5. — Corps mobile de l’articulation du genou fixé par l’in- ' strument du professeur Richet. Guérison des accidents. (Berthod, Ga%. méd., 1885, p. 529.)
,110. Rupture d’un cal vicieux de fracture sus-malléolaire. (Bull, de la Soc. de Chir., 1880, p. 419.)
Le pied, fortement déjeté en dehors,^
opérée au moyen de l’appareil de Collin la circonstance. Une pièce spéciale, faite emboitait le talon.
le résultat immédiat fut excellent, mai
taisait avec la jambe un angle très datait de trois mois, la rupture fut jour le genu valgntn, modifié pour sur moulage et pivotant sur place,
5 ultérieurement le déplacement se i suffisante toutefois pour gêner la
117. Résection tibio-tarsienne traumatique. {Bull, de la Soc.
de Chir., 1880, p. 501.)
D. — Appareil de la circulation.
118. Traitement des plaies artério-veineuses. {Bull, de la Soc. de Chir., iS15).
Dans ce travail, resté inédit, l’auteur développe cette idée que. quelques jours la plaie cutanée ne s’est pas cicatrisée et que des hémorrhagies
inquiétantes commencent à se produire, la ligature des deux bouts de l’artère et des deux bouts de la reine doit être pratiquée.
Dans le, cas d’hémorrhagies grares d’emblée, c’est .tout de suite qu’il faudrait faire l’application de ce précepte.
H9. — Plusieurs cas de ligature atrophiante de l’artère linguale. {Bull. \de la Soc. de Chir., 1879, p. 806.)
120. — Traitement des varices par les injections de perchlorure de fer. {Union médicale, 1863, p. 81 et 103.)
Travail écrit sous l’inspiration de Voillemier, où se trouvent plusieurs observations de varices traitées par les injections de pcrchlorure de fer .à 30°. La quantité employée était une seringue de Pravaz entière. L’auteur n’a jamais vu d’accidents causés par cette pratique, sans doute à cause des pré-
siste minutieusement. 11 a eu recours depuis lors personnellement au même procédé et aobtenu des résultats satisfaisants.
E. — Appareil digestif.
121. — De l’œsophagotomie interne en plusieurs séances. Modifications à l’instrument de Maisonneuve. {Communie, à l’Acad. de Méd., séance du 22juin 1887.)
Partant de cette donnée, que 1 œsophagotome de Maisonneuve est le seul qui convienne aux rétrécissements étendus a une grande longueur de l’œsophage, mais considérant comme dangereux cet instrument dont les lames trop larges ont parfois dépassé l’épaisseur du rétrécissement, M. Le Dentu a
voir sectionner superficiellement ou profondoment a volonté. On peut ainsi, par des scarifications ou sections pratiquées en plusieurs séances, porter gra-
duellement W dilatation au degré nécessaire pour que l’alimentation se fasse •bien, sans exposer le malade aux mêmes risques qu’avec les grandes lames ^employées jusqu’ici.
122. — Conditions de succès de l’intervention chirurgicale dans l’occlusion intestinale. {Jûum. de thérapeutiqae de Gubler, 1876, p. 485, 551 et 569.)
A l’époque à laquelle parut ce travail, la laparotomie commençait à prendre un rang élevé dans le traitement de l’étranglement interne. Elle commençait à se relever du discrédit où elle était tombée, depuis que Hévin en avait fait sévèrement le procès. Une thèse parue en France en 1872, due à Delaporte; avait fait connaître quelques cas récents, où l’ouverture du ventre avait donné un résultat passable. Des travaux plus récents, parus à l’étranger, méritaient d’être analysés et commentés. Telle fut la tâche que se proposa l’auteur, en s’attachant surtout à la détermination des raisons capables d’entraîner le chirurgien soit vers la gastrotomie, soit vers la création d’un anus artificiel.
11 n’est pas sans importance de montrer que, dès 1876, l’auteur acceptait sans hésiter la laparotomie pour un certain nombre de cas. Sous ce rapport ses idées n’ont guère changé. On en trouvera le reflet dans les discussions auxquelles il a pris part au sein de la Société de chirurgie et qui seront résumées plus loin. Voici en effet comment il s’exprime :
« D’une manière générale, toutes les fois que l’agent de l’étranglement ou la cause de l’obstruction est extérieure à l’intestin (brides pleines ou creuses, cicatricielles ou épiploïques, nœuds diverticulaires, orifices normaux ou anormaux, hernies internes, tumeurs), la gastrotomie est indiquée en principe. Au contraire, toutes les fois que l’état anatomique de l'intestin est tel que l’agent d’étranglement ne peut être détruit, ni la cause matérielle de l’obstacle écartée, l’entérotomie seule est rationnelle, à titre de ressource suprême et comme répondant à l’indication la plus pressante, qui est de vider l’intestin au-dessus du point d’arrêt des matières (rétrécissements, polypes, dégénérescences
;e qui concerne
e volvulus el
Melchiori se déclare partisan de la gastrotomie pour li l’invagination, il y a lieu de se demander s’il ne vaut pas à sa marche naturelle, attendu que, dans un nombre de
question est plus
volvulus. Quant à lieux l’abandonner as qui se chiffrent
juste titre se rallier sous ce rapport aux principales des conclusions de Jonathan Hutchinson, surtout lorsque l’invagination porte sur la terminaison de l’intestin grêle et sur le gros intestin.
Suivent des considérations qu’il serait trop long de rapporter, sur les indications de l’intervention suivant l’âge des sujets, la date du début des accidents, etc.
sible. Il a emprunté surtout aux travaux très importants de Duchaussoy et d’Ernest Besnier les éléments de son étude et divisé ainsi son sujet ;
■ 1" Cas où un diagnostic précis est possible ;
2“ Cas où l’on peut arriver à un diagnostic probable;
3“ Cas où un diagnostic certain ou probable est impossible.
Enfin, après un examen raisonné des moyens non opératoires présentant des chances de succès, il s’est déclaré hautement pour les opérations hâtives, pour la minutie dans l’exécution de ces opérations, et il a cherché à établir
125. — De la laparotomie dans l’étranglement interne. (Bull. ' delà Soc. de Cftir., 1879, p. 660.)
Dans le cours de la discussion soulevée sur cette queatiou, M. Le Dentu reproduit les conclusions du mémoire précédent.
124. — De la laparo-entérostomie dans l’obstruction intestinale. (Bull, de la Soc. de Chir., 1887, p. 501.)
Cette communication est relative à un cas d’opération mixte, pratiquée sur une femme qui présentait les signes de l’obstruction intestinale, et chez qui le diagnostic parut trop obscur pour qu’on pût faire un choix motivé entre la laparotomie et l’anus artificiel.
M. Le Dentu, ayant incisé la ligne blanche, reconnut une affection organique de la partie supérieure de l’S iliaque, et ne jugeant pas à propos de faire l’entérectomie, établit un anus artihciel dans l’incision de la ligne blanche, aux dépens d’une anse d’intestin grêle sectionnée et suturée en travers.
125 De l’anus artificiel sur le cæcum. (Bull, de la Soc. de
’cMr., 1887, p. 555.)
Partant de cette idée que le siège de l’anus artidciel doit être subordonné avant tout au siège de l’obstruction, M. Le Dentu ne recommande l’anus cæcal
qu en cas de très grande obscurité du diagnostic, à condition toutefois que'la laparotomie ne soit pas indiquée. En incisant la paroi abdominale à droite, un peu haut pour ne pas manquer le cæcum, on peut toujours trouver cette por. tion de l’intestin, et dans le cas où elle ne serait pas distendue, on aurait toujours la ressource d’ouvrir une anse d’intestin grêle, comme dans le procédé de Nélaton.
126. — De l’opportunité de la suture dans le cas de plaies de l’intestin par armes à feu. (Gaz. méd., 1887, p. 25.)
Cette question avait été soulevée par une communication récente de MM. Pozzi et Trélat à la Société de chirurgie. Le travail publié h cette occasion renferme six observations de plaies pénéU'antes de l’abdomen par des projectiles d’armes à feu ou de plaies de l’intestin suivies de suture.
Les résultats déplorables de l’abstention révélés par les statistiques, surtout pour l’intestin grêle, sont de nature à encourager les chirurgiens, mais il ne faut pas se faire d’illusions sur les chances de succès de l’intervention. La difficulté du diagnostic de la plaie intestinale, la crainte de provoquer par l’intervention hâtive des accidents qui n’éclateraient peut-être pas, rendent l’intervention immédiate très discutable. Elle serait justifiée en cas de début de péritonite, mais alors il serait peut-être déjà trop tard pour agir avec profit.
127. — Imperforation congénitale de l’anus et des uretères. Création dans la région iliaque gauche d’un anus artificiel et d’une fistule de l’uretère. (Bull, de la Soe. amt, 1873,
Après avoir tenté l’ouverture du boudin rectal dans la région périnéale, M. Le Dentu se décide à pratiquer l’opération de Littré ; mais le premier organe qui se présente est un cordon blanc, volumineux,d’où s’échappe, après ponction, un liquide semblable à de l’urine. L’opérateur va à la recherche de l’S iliaque et le fixe à côté de l’uretère gauche dilaté, dans la même plaie.. Il établit ainsi à côté l’un de l’autre un «mus artificiel et une fistule urinaire.
L’autopsie montra que les deux uretères étaient oblitérés. L’enfant, qui avait d’ailleurs été opéré dans de mauvaises conditions, n’avait survécu que quelques jours.
Observations.