Observation de gastrostomie pour rétrécissement cica
triciel de l’œsophage. {Traité de la gastrostomie de L. H. Petit, p. 249, et Bull, de la Soc. anat., 1878, p. 29.)
Le sujet de cette observation, âgé de vingt-trois ans, avait tenté de se donner la mort en avalant de l’ammoniaque. Il en était résulté un rétrécissement infranchissable de l’œsophage et un amaigrissement rapide avec un commencement d’hypothermie (35«,6 le jour de l’opération).
M. Le Dentu pratique la gastrostomie, suivant le procédé de M Leon Labbé, le 3 janvier 1878, avec l'assistance de MM. Verneuil, Théophile Anger et Lannelongue. L’opéré meurt le 5 janvier au soir. A l’autopsie on trouve un rétrécissement très serré occupant à peu près toute la longueur de 1 œsoph Ce dernier était épaissi et peut-être un peu rétracté dans le sens^de^ gueur (22 centimètres). L’estomac, revenu sur lui-meme, p calement dans Thypochondre, n’avait pu être atteint q pvlore à 4 centimètres en haut et à gauche de cet orifice.
D’après les relevés de M. Petit, cette particularité s’est présentée plus d une fois La rétraction de l’estomac dans le sens vertical peut meme aller jusqu a empêcher l’opérateur d’attirer cet organe vers la plaie abdominale. Une fois, dans un cas non encore publié, M. Le Dentu n’a pu ouvrir nue la nremiere portion du duodénum. L’autopsie a révélé ’ - ' "
quaient très bien la rétraction exagérée de façon tendu l’opération inutile. La muqueus son étendue et les couches sous-jacentes a sclérose.
du
tait détruite dans presque toute ent subi un commencement de
129. — Corps étranger de la partie supérieure de l’œsophage. Extraction par la bouche. (Bidl. de la Soc. de Chir., 1877 p.114.)
150. — Hernie ombilicale étranglée chez une femme enceinte de trois mois. Kélotomie,. Mort. (Berthod, Ga%. méd., 1886
131. — Corps étranger du rectum (couteau de table) extrait par la fesse. {Bull, de la Soc. de Ghir., 1879, p. 594.)
F. — Appareil urinaire.
132. — Technique de la néphrectomie. {Rev. de Ghir., 1886, p. 1-30 et 104-129.)
A la fin de l’année 1883, plus de 250 néphrotomies avaient été pratiquées, et il n’existait eneore aucun travail d’ensemble où l’on pût trouver un exposé des procédés employés jusqu’alors. En un mot le manuel opératoire de cette grave opération n’était nullement réglé. Le moment était venu d’exposer le modus faciendi des nombreux chirurgiens qui avaient extirpé des reins.
Avant de formuler des règles précises, il était indispensable de se mettre au courant des publications très importantes et extrêmement multipliées qui avaient vu le jour principalement en Allemagne, en Angleterre et en Amérique. M. Le Dentu trouva dans la statistique récente de Gross (de Philadelphie) un point de départ et une base d’appréciation très utile. Il accepta les conclusions de l’auteur américain, relativement aux indications et aux contre-indications de la néphrectomie, non pas seulement d’une manière générale, mais aussi dans la comparaison qu’il eut à faire entre la néphrectomie extrapéritonéale et la néphrectomie transpéritonéale.
Sur tous lés cas mis en bloc la mortalité avait été de 44,63 pour 100; mais si l’on sépare en deux catégories les 233 cas de la statistique de Gross, selon que le rein a été extirpé par la voie extrapéritonéale ou par la voie intrapéritonéale, on trouve dans le premier cas une mortalité de 36,93 pour 100, et dans le second une mortalité de 50,83 pour 100.
La règle est donc de ne pas ouvrir le péritoine, autant que possible, sans
Corper, à diamètre de 5 à 6 centimètres environ, à châs ouvert latéralement. Avec cet instrument on fait aussi facilement les ligatures multiples que la ligature en masse.