VI- - APPAREIL URINAIRE
POLYURIE NERVEUSE. (Province Médicale, 23 janvier 1909; avec M. RIMBAUD.)
Voir : Névroses.
CYSTITE HÉMORRHAGIQUE A COLIBACILLE AU COURS D’UNE RÉTRO- FLEXION DE L’UTÉRUS CRAVIDË. (Bulletin Médical, 10 avril 1909; avec M. DELMAS.)
La rétention d’urines est .un symptôme presque constant de la rétroflexion .de l’utérus gravide ; l’infection gagne fréquemment la vessie ainsi distendue, mais il est rare que la cystite prenne un caractère hémorragique. Dans quelques cas, les hématuries sont le symptôme de la gangrène vésicale et ne précèdent que de quelques jours la perforation de la vessie. Notre cas, traité assez à temps, se termina par la guérison.
CORPS ÉTRANCER DE LA VESSIE CHEZ UNE FILLETTE DE 8 ANS. (Soc. Sc. Méd. Montpellier, 17 février 1905.)
Il s’agit de la classique épingle à cheveux que l’on fut obligé d’enlever par la voie sus-pubienne.
VII- - MALADIES GÉNÉRALES, MALADIES DU SANG ET GLANDES A SÉCRÉTION INTERNE
MORT RAPIDE PAR BRUSQUE FLÉCHISSEMENT CARDIAQUE, AU DÉCOURS D’UNE PNEUMONIE ATYPIQUE, CHEZ UN SUJET OBÈSE ET SCLÉREUX, ATTEINT DE DIABÈTE LATENT. (Soc. S3. Méd. Montpellier, 19 mai 1911; avec M. le professeur RAUZIER.)
Chez un pneumonique, l’analyse d’urines découvre une glycosurie abondante (149 gr. de. sucre). L’existence de polyurie et de chute spontanée des dents dans les antécédents du sujet permet d’affirmer qu’il s’agit de diabète irai, et non d’une glycosurie infectieuse. Nous portons un pronostic fâcheux : toutefois, malgré l’atteinte du myocarde, la pneumonie a une évolution relativement bénigne. Il faut attribuer ù -cette légère insuffisance cardiaque le mélange de fluxion et de stase qui caractérise ce cas d’allure un peu analogue à la pneumonie hypostatique, avec toutefois cette différence qu’ici la pneumonie a commencé et l’insuffisance cardiaque a suivi. La résolution est traînante. Le malade succombe brusquement, en quelques heures, au quatorzième jour de la maladie, alors que la guérison paraissait imminente.
La mort du -pneumonique diabétique est attribuée, par les classiques, à la suppuration (passage rapide à l’hépatisation grise), à la gangrène, qui ne s’accompagne pas de fétidité, à l’urémie. Dans notre cas, <c’est un brusque collapsus cardiaque qui emporte le malade.
A ce facteur cardiaque s’ajoutaient, pour compliquer le pronostic, l’obésité et l’artériosclérose, facteurs sur lesquels les au, tours n’attirent, pas suffisamment l’attention, alors qu’on les observe couramment chez les diabétiques.