‹ Exposé des titres et travaux scientifiques du Dr Marcel GarnierChapitre 9 sur 15 · I : C. graisseuse alcoolique de · texte numérisé non relu

I : C. graisseuse alcoolique de

j l’homme.

J 1 C. pigmentaire alcoolique

I 1 de l’homme.

| A type de cirrhose I Maladie de Schweinsberg | ' compliquée \ (solipèdes).

I Maladie de Winton (bovi- / dés).

[ C. par lupinose chez le ' mouton (?)

d’origine

toxique

d’origine infectueuse ?

d’origine parasitaire | C. par œufs de bilharzie chez l'homme, d’origine toxique ?

I Avec obstruction t C. calculeuse de l’homme et des voies biliaires j des anlnaaux < s ? h P èd f ’ H’nvîiyin» I ' ruminants,- carnivores).

Maladie de Hanot.

C. calculeuse sans obstruc- I des voies biliaires J tion chez l'homme et les animaux.

Cirrhose coccidienne de l'homme (?)

— — du lapin.

— par distomatose de l’homme.

— — des animaux (mou ton bœuf).

Cirrhose par helminthiase chez le rat et la souris. Cirrhose saturnine de l’homme (?)

— expérimentale par abrine et ricine. |

— par auto-intoxication d’origine générale.

/ Cirrhose post-infectieuse à la suite des diffé- | \ rentes maladies infectieuses chez l’homme l et les animaux.

J Cirrhose paludienne de l’homme.

( — syphilitique de l’homme,

d’origine parasitaire (?)

périhépaWquei d ’ ori S ine infectieuse | Symphyse péricardo-périhépalique. ij

TUBE DIGESTIF

Toxicité du contenu du tube digestif à l’état normal (69, 70, 75, 78).

J’ai entrepris, avec lM. Roger, toute une série de recherches sur la toxicité du contenu de l’estomac et des intestins à l’état normal et à l’état pathologique. Nos recherches ont été faites avec le contenu du tube digestif du chien et du lapin ; nous injections l’extrait préparé dans les veines d’un lapin ; nous ne tenions compte que de la toxicité immédiate.

i° Toxicité du contenu stomacal. — Chez le lapin, le contenu stomacal est peu toxique ; jamais nous n’avons obtenu la mort immédiate, quelle que soit la dose que nous ayons injectée.

Le contenu stomacal du chien, après un repas de viande et de soupe, esUrès peu toxique pour le lapin ; ce n’est que dans des cas exceptionnels que nous avons obtenu la mort immédiate ; le plus souvent, les animaux ne succombent que plusieurs heures après l’injection. Chez les chiens sacrifiés après un repas de lait,le contenu gastrique se montre aussi fort peu toxique.

2° Toxicité du contenu de l’intestin grêle. — Le contenu de l’intestin grêle du lapin est toxique pour le lapin en injection intraveineuse ; la dose mortelle est en moyenne de \ centimètres cubes par kilogramme. Adoptant pour les poisons digestifs une terminologie analogue à celle que M. Bouchard a proposée pour les poisons urinaires, nous avons appelé entérotoxie la quantité de poison qui est nécessaire pour tuer par injection intra-veineuse î kilogramme de lapin ; l’intestin grêle du lapin renferme, en moyenne, 20 à 3o centimètres cubes de matière, c’est-à-dire 6 entérotoxies. Nous appelons de plus coefficient entérotoxique le poids de

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matière vivante que peut tuer la totalité du contenu de l’intestin.

Chez le chien sacrifié cinq à six heures après un repas composé de viande et de soupe, le contenu de l’intestin grêle est en moyenne de 108 centimètres cubes ; la toxicité pour le lapin est très élevée et atteint en moyenne o cmc. 72 ; le nombre d’entérotoxies est de i5o.

Si l’on recueille séparément les matières contend es dans le duodénum et celles que renferme la fin de l’iléon, on trouve que, malgré la concentration qu’elles subissent, les matières-, en cheminant dans l'intestin, perdent leur toxicité; elles sont trois fois moins actives dans la dernière partie de l’iléon que dans le duodénum.

Le chyme intestinal du chien n’est pas seulement toxique pour le lapin, il l’est aussi pour le chien ; la dose nécessaire pour tuer un kilogramme de chien était dans un cas trois fois plus grande que celle qui tuait le kilogramme de lapin.

Le foie exerce une action d’arrêt vis-à-vis des poisons intestinaux ; si on introduit le liquide par un rameau de la veine porte, il faut, pour amener la mort, une quantité trois fois plus grande que celle qui tue par injection dans les veines périphériques.

Le poumon possède vis-à-vis de ces poisons une action comparable à celle du foiè.

Le contenu intestinal du chien exerce une influence cqrieuse sur la coagulation sanguine : quand on l’injecte dans une veine périphérique ou dans le système artériel, on n’observe pas de coagulations; il semble même que, dans ces conditions, le sang de l’animal prélevé après la mort soit moins facilement coagulable que normalement. Au contraire, si le liquide est introduit dans une artère de l’intestin, il détermine des coagulations dans tout le système porte qui est bientôt obstrué ; et, si on continue l’injection, la paroi intestinale s’infiltre ; l’organisme est protégé par ces coagulations contre l’arrivée d’une nouvelle quantité de poison et l’animal ne succombe pas. Le sang reste d’ailleurs parfaitement liquide dans les veines sus-hépatiques et le système veineux général.

Enfin nous avons cherche à déterminer la nature de la substance toxique ; nous pensons que le poison principal doit rentrer dans le groupe des albuminoïdes ; il est, en effet, annihilé par la chaleur

T CBE DIGESTIF

et détruit, c'est-à-dire probablement coagulé, par • l’alcool.

A côté de cette substance, existent d'autres poisons que l’analyse expérimentale nous a permis de dissocier.

Nous admettons : un poison convulsivant fort instable qui se trouve chez le chien et chez le lapin ; un deuxième poison convulsivant soluble dans l’alcool qui ne se rencontre que dans l’intestin du chien ; un poison qui provoque la diarrhée et qui est précipité par l’alcool ; un poison qui paralyse le -système nerveux et résiste à l’ébullition.

Influence du jeûne. — Les substances toxiques sont représentées essentiellement par des matières qui proviennent de l’intestin luimême ; en effet, après vingt-quatre heures de jeûne, on trouve dans l’intestin grêle et en particulier dans le duodénum un liquide peu abondant, mais doué d une toxicité élevée.

Influence du régime lacté. — Chez le chien soumis pendant plusieurs jours au régime lacté et sacrifié quelques heures après un dernier repas de lait, la toxicité du contenu de l’intestin grêle s’abaisse dans de grandes proportions et le chiffre des entéroloxies tombe à 38. C'est là une donnée qui a une grande importance au point de vue pratique, et permet de comprendre les heureux effets du régime lacté dans tous les cas où les phénomènes morbides sont sous la dépendance de l’auto intoxication.

3° Toxicité du contenu du gros intestin. — Les matières contenues dans le cæcum du lapin ont une toxicité moindre que celles renfermées dans l’intestin grêle, mais étant donnée leur abondance, le chiffre des.entérotoxies cæcales est élevé. Chez le chien, la toxicité des matières contenues dans le gros intestin est variable, mais toujours peu élevée et inférieure à celle des substances renfermées dans l’intestin grêle. C’est là un résultat assez inattendu ; la putréfaction donne sans doute naissance à certains poisons, mais elle détruit celui qui est formé dans l’intestin grêle, et, contrairement à l’opinion classique, à mesure que la putréfaction s’accentue,la toxicité s’affaiblit.

TUBE'' WIGKS TIF

Nouvelles recherches sur les poisons intestinaux (96, 98, 104, 118).

Depuis nos premières recherches sur les poisons intestinaux, en igo5 et 1906, nous avons continué à étudier cette question, et nous avons rapporté nos résultats dans différentes notes à la Société de biologie et dans un travail d’ensemble paru dans la Revue de mèdecine en avril 1910.

Nous avons étudié ainsi les liquides intestinaux recueillis non plus en sacrifiant 1 animal, mais en pratiquant une fistule permanente sur un segment de l’intestin ; en cathétérisant cette fistule après un repas donné, on obtient facilement le contenu du tube digestif.

Les conclusions générales qui découlent de ces nouvelles recherches sont conformes à celles que nous avons antérieurement formulées.

Nous avions déjà constaté que le contenu de l’estomac était peu toxique. En prélevant sur des chiens par une fistule duodénale le liquide qui s’échappe du pylore, nous avons reconnu qu’il en faut injecter au lapin des doses relativement considérables pour déterminer la mort.C est donc dansl intestin grêle que le chyme acquiert •. • son P ouv °i r toxique. Mais, en même temps, il contracte souvent

, , ' , des propriétés coagulantes. Dans le cas où la mort est due à une

; T;'' ÿ,ï ac tion thrombosique, l’animal succombe au milieu de violentes convulsions et après avoir reçu en moyenne, par kilogramme, une V’v/'jr dose d’extrait correspondant à 1 gr. 3i du contenu intestinal. L’au- ' lopsie révèle la présence de caillots dans le système porte et, plus

souvent dans la veine cave et dans le cœur droit. Si l’on veut apprécier l’influence toxique, indépendamment du pouvoir coagulant, il faut retenir les expériences où le sang est resté liquide et celles où la coagulation a été empêchée par une injection préalable d’extrait de têtes de sangsue; dans ces conditions, la mort de l’animal survient plus lentement, dans un affaiblissement progressif sans convulsions ou après des convulsions légères, et la dose mortelle par kilogramme peut être fixée à 5,78.

Le régime lacté abaisse d’une façon très notable et le pouvoir Lhrombosique et l’action toxique. La dose qui tue par coagulation du

TUBE DIGESTIF

sang correspond à l’extrait de 3 gr. 3i et celle qui amène la mort par intoxication atteint ou dépasse 19 centimètres cubes.

Influence de la putréfaction sur la toxicité du contenu de l’intestin grêle (88,104,118).

En arrivant dans le gros intestin, le chyme sera la proie de nombreux microbes saprophytes. Ilétait donc intéressant de rechercher

ce que devient la toxicité, quand on conserve dans une étuve le contenu de l’intestin grêle, l’abandonnant à la putréfaction spontanée ou après l’avoir ensemencé avec une parcelle des matières renfermées dans le gros intestin.

Comme il était facile de le prévoir, les résultats sont très variables, car les microbes les plus divers peuvent intervenir. Tantôt la toxicité ne se modifie pas ; tantôt elle augmente, tantôt elle diminue. Si l’on emploie les matières intestinales du lapin, les modifications sont légères. Si l’on utilise le chyme prélevé dans l'intestin grêle du chien, le plus souvent la toxicité s’élève. Mais, nous le répétons, le résultat n’est pas constant et dans quelques cas, nous avons vu que la toxicité, après avoir augmenté tout d’abord, diminue si on prolonge la putréfaction.

Parmi les microbes qui habitent normalement le gros intestin, les espèces anaérobies sont aptes plus que les autres à décomposer les matières organiques. En soumettant à l’action d’un échantillon de B. perfringens le contenu de l’iléon, nous avons constaté que la toxicité augmente considérablement. Le même microbe semé dans une bouillie de viande a donné naissance à un poison énergique ; celui-ci contrairement à la plupart des toxines microbiennes, était soluble dans l’alcool, résistait à la chaleur, et injecté dans les veines provoquait immédiatement l'apparition de manifestations graves, bientôt suivies de la mort. Au contraire, le poison qui se développe, sous l’influence de la putréfaction, dans le contenu intestinal, est détruit par la chaleur et ne se dissout pas dans l’alcool ; on ne peut donc assimiler ces deux substances toxiques.

Nous concluons que le principal poison produit dans l’intestin doit être attribué aux transformations normales qui se passent dans

Se

lç't-uhs iif'^.9iif;;;Iva:|).4t^é£ae^ion7pÿut-modifier certaioes-prqpriptés des matière g relfiftiïi^lfe&^gQi} tôle; apparaît plus nettement quand on étudie la toxicité des matières fécales.

Toxicité des matières fécales ( 101 ).

-«e ffin} encore q.u’ébauchées j, jusqu ’ici elles n’ont f#rt4e9&e,'. s V r les-jnatières fécales du chien. .

«•J En-.tlebors de toute -action coagulante et en ne tenant compte •Wé^ès- résultats obtenus.avec des- matières fraîchement émises, l^. idpse est assez variable- suivant les jours ; dans uncas.il fallait en moyenne 8,56 de matières pour tuer un kilogramme d.e lapin ; dans un autre 5,68, ces chiffres représentant la moyenne de 9 et de 10 expériences,- -Si on appelle coprotoxie, la quantité de-matières nécessaire pour'luer un kilogramme de lapin, on voit que ces chiens-émettaient en-moyenne 12 à 37 coprotoxies par selle. - •

•Cette toxicité n’est pas uniquement fonction de la putréfaction des aliments. En effet, si on ensemence un ballon contenant une boqiffie de viande aveG: une trace de matières fécales, on obtient un liquide extrêmement toxique, puisqu’il tue à la dose de 1 cm. 14 pai; kilogramme ; de même-, l’ensemeqcement d’une semblable bouillie-avec un-échantillon de B. perfringens, venant des selles d : un chien, donne lieu au développement d’un poison violent, qui trie, le lapin à la dose de 2 à. 3 centimètres cubes par kilogramme.

poisons résistent à Faction d’une température de ioo° et se retrouvent dans l’extrait alcoolique.. Au contraire, le poison des matières fécales-est détruit au moins en grande partie par la chaleur à ioo° et disparaît sous l’action de l’alcool.

Il y a donc dans les matières fécales à côté des poisons putrides, dAutres substances qui semblent avoir un rôle important.

Toxicité du contenu intestinal à 1 état pathologique (82).

Nous avons étudié, M. Roger et moi, les variations de la toxicité du contenu intestinal dans deux états pathologiques : l’obstruction -i'îîrefefmàîè et la perforation.

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La ligature de l’intestin diminue là toxicité chez le chien et chez

le lapin. Chez le chien, cette diminution^ est tout .à.fait .remarquable. Dans les formes suraiguës les différences avec l’étal normal sont légères, mais à mesure què le processus évolué-, la dose 0W-telle s’abàisse. ainsi- que le nombre des entér.otoxies.. Ge résultat cadre parfaitement avec nos recherches sür les poisons normaux du tube digestif ; dans l’occlusion, les substances stagnant au dessus de l’obstacle, subissent la même transformation que lorsqu’elles

cheminent vers les parties inférieures : elles sont envahies par des microbes analogues, prennent l’aspect fécaloïde, et, comme nous l’avons déjà fait remarquer, à mesure que la putréfactions accentue la toxicité s’affaiblit.

Chez le lapin, les résultats sont un peu différents : le liquide intestinal est moins toxique que normalement, mais comme il est plus abondant, le nombre des entérotoxies est plus élevé. C’est que l’évolution est rapide ; les poisons normaux s’accumulent et leur destruction n’a pas le temps de se produire ; quand l’intestin est lié très bas et que la survie est plus longue, le nombre des entérotoxies s’abaisse et se rapproche du chiffre normal.

Dans les cas de perforation chez le lapin, la toxicité du contenu intestinal est augmentée, surtout si la survie a été courte, vingt-deux à quarante-huit heures.

Chez le chien, la toxicité est abaissée, mais cet abaissement est beaucoup moins marqué que dans les cas de ligature. Si le nombre des entérotoxies reste bas, c’est que la quantité du liquide accumulée est peu considérable, ï .. : :

Recherches sur l’occlusion intestinale (72, 74).

J’ai entrepris, avec M. le professeur Roger, une série^e. rechei’ches dans le but d’élucider la physiologie pathologique de d’bc.clùsion intestinale. Trois hypothèses.sont en présence' :.la.théorje;réflexe^ la théorie toxique et la théorie infectieuse. La théorie .réflexe échappe au contrôle de l'expérimentation; bailleurs ellebe semble plus avoir beaucoup de partisans. Ainsimoûs nous sommc. occiipés seulement de la théorie toxique etbé Mectiçusei ecïxç

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Chez le chien et chez le lapin, nous avons pratiqué la ligature de 1 intestin ; chez le lapin, l’opération réussit facilement ; mais chez le chien, il arrive souvent que le fil est résorbé ; pour obtenir une obstruction définitive, nous avons lié l’intestin, au moyen de deux fils d’argent, sur un morceau de gutta-percha introduit dans la cavité ; encore arrive-t-il parfois que les fils coupent la paroi, et que

f \ G ' «r i" testin ouvert, montrant tes sillons transversaux produits par les fils d argent et la suture de l'incision destinée à l’introduction du corps étranger. Celui-ci est figuré au-dessous de l’intestin.

e corps étranger, entouré des deux fils, devienne libre dans la lumière du canal (fig. 9). Nous avons recherché ensuite si la production des poisons intestinaux était augmentée dans ce cas. Or nous avons reconnu que le liquide accumulé au-dessus de la ligature, loin d’être plus toxique qu’un liquide intestinal normal, l’était au contraire beaucoup moins. Bien plus, la quantité de poisons devient de plus en plus faible à mesure que la survie se prolonge ; ces poisons ne peuvent donc être considérés comme la cause des acci-

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dents, puisqu'ils diminuent à mesure que les manifestations morbides s’aggravent.

Pour rechercher ce que vaut la théorie infectieuse, nous avons semé le sang prélevé aseptiquement pendant la vie dans le cœur même de l’animal ou dans une veine. Nous avons reconnu ainsi que des microbes anaérobies passaient dans le sang vers le deuxième ou troisième jour après la ligature ; mais cette infection sanguine ne persiste pas ; elle disparaît dès qu’on lève l’obstacle. On ne peut donc la considérer comme la cause des accidents. Le passage des microbes dans le sang permet seulement d’expliquer certaines manifestations secondaires.

Nous avons été ainsi conduits à proposer une nouvelle théorie pour expliquer les accidents de l’obstruction intestinale. Nous pensons qu'ils relèvent d’une intoxication, mais celle-ci a son origine non pas dans le contenu de l’intestin, mais dans des substances fabriquées par la paroi intestinale elle-même. A l’état normal, l’intestin élabore des poisons qui s’éliminent avec le chyme. Qu’un obstacle arrête le cours des matières, le fonctionnement de la muqueuse intestinale sera troublé ; les poisons sécrétés s accumuleront au-dessus delà ligature; la stagnation des produits entrave le travail glandulaire ; de là l’intoxication de l’organisme. Si l’animal résiste quelques jours, la putréfaction fait son œuvre, les poisons sont transformés dans l’anse obstruée, le liquide prend 1 aspect fécaloïde et la toxicité diminue. On conçoit ainsi pourquoi l’obstruction du gros intestin permet une survie relativement longue ; c’est que les poisons produits dans la partie supérieure du tube digestif s’accumulent dans le cæcum, comme l’urine s’accumule dans la vessie dans les cas de ligature de l’urèthre.

L’infection anaérobique du sang au cours de l’occlusion de l’intestin(76, 77).

Dans nos recherches expérimentales sur l’occlusion intestinale, nous avons constaté fréquemment le passage dans le sang de bactéries et en particulier d’espèces strictement anaérobies. Le microbe que nous avons rencontré le plus souvent dans ces conditions- est

tube digestif

un bacille dont nous avons poursuivi l’étude. D’après son aspect morphologique et ses caractères de culture, ce microbe nous semble devoir être rapproché du bacille d’Achalme, du Bacillus phlegmones emphysematosæ de M. Frænkel, et du Bacillus perfringens de Veillon. Dans ses cultures nous avons pu déceler la présence d une substance douée d’une toxicité assez élevée pour le lapin.

Une pareille infection anaérobique du sang peut exister chez l’homme consécutivement à l’arrêt prolongé, des matières. Nous avons pu le.mettre en évidence dans un cas, où Je sang prélevé pendant la vie et ensemencé sur différents milieux donna en gélose profonde une culLure pure d’un petit bacille strictement anaérobie t"' «* 1 qJli ne nous a paru correspondre à aucune'espèce connue. Nous ■ . ;n ‘*v^® vons proposé de le désigner sousle nom de Bacilluspœcilo'ides (de ^4?'' ’ À°txAoç, varié, et eÏ8oç, forme) en raison delà variabilité des aspects (qu’il revêt sur une même préparation ; il apparaît en effet sous forme d’éléments plus ou moins longs, souvent groupés par deux et donnant lieu à des figures d’accent circonflexe, de V ou de L. Ce microbe est peu virulent pour les animaux.

Recherches expérimentales sur l’occlusion du pylore (79).

J ai étudié, avec M. Roger, les effets de la ligature du pylore chez le chien. Nous avons reconnu que les animaux survivaient à peine quelques jours à l’opération ; il en est de même si, au lieu défaire une ligature complète, on pratique un rétrécissement un peu serré. A 1 autopsie on trouve l’estomac plus ou moins distendu ; mais cette distension porte uniquement sur la grosse tubérosité, tandis que le reste de l’estomac est revenu sur lui-même (fig. îo). Le liquide contenu dans l’estomac est toujours peu toxique ; l’infection du sang manque le plus souvent. Nous avons été ainsi conduit à admettre pour l’occlusion du pylore une théorie semblable à celle que nous avons proposée pour expliquer les accidents de l’occlusion intestinale : nous rapportons les accidents à une auto-intoxication, dont les éléments prennent naissance dans la muqueuse ou dans les glandes del’estomac.

TUBE DIGESTIF

Ces expériences nous semblent de nature à éclairer certains syn-

Fig. 10. — Aspett de l’estomac après ligature du pylore.

dromes consécutifs aux affections gastriques, tels que le cancer ou la dilatation aiguë de l’estomac.

Toxicité des extraits préparés avec les parois du tube digestif (94).

J’ai reconnu, avec M. Roger, que les extraits préparés avec les parois de l’estomac et du cæcum sont peu nocifs ; il faut injecter l’extrait de 3i à 32 grammes pour tuer un kilogramme de lapin. Les extraits préparés avec le côlon sont un peu plus toxiques et ont la propriété de provoquer des hémorragies diffuses dans les plaques de Peyer. Le duodénum tue à la dose moyenne de i5 grammes par kilogramme. La dernière partie de l’iléon semble la plus toxique ; il suffit d’injecter l’extrait de 3 à \ grammes pour amener la mort de l’animal ; avec l’appendice la dose mortelle est de 2 grammes seulement.

La nocivité des extraits de l’iléon et de 1 appendice est due à la

GARNIER

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propriété qu’ont les extraits préparés avec ces segments d’intestin d’amener la coagulation du sang dans les cavités droites du cœur. Or, si on enlève à l’iléon les plaques de Peyer et qu’on recherche séparément la toxicité de l’extrait préparé avec les plaques de Peyer et de celui préparé avec l’iléon privé de ces plaques, on reconnaît que seuls ces organes lymphoïdes ont la propriété coagulante. Ils tuent à la dose de 3 gr. 8 par kilogramme ; l'iléon privé de plaques ne tue qu’à celle de i5 grammes par kilogramme comme le duodénum. Ainsi, la propriété coagulante, qu’ont certains des extraits préparés avec la paroi de l’intestin, est due à la présence dans l'épaisseur de ces organes deproductions lymphoïdes, plaques de Peyer et follicules clos de l’appendice.

Des conditions qui déterminent le passage dans le sang de microbes contenus normalement dans l’intestin (93, 97, 106, 109,112).

Le tube digestif étant normalement infecté, il est de première importance de rechercher quelles seront les conditions qui permettront aux microbes intestinaux de franchir la barrière que leur oppose l’épithélium intestinal et de pénétrer dans le milieu sanguin. Des recherches semblables avaient déjà été entreprises par différents auteurs ; mais tous avaient négligé l’étude des bactéries anaérobies ; or on sait actuellement combien ces bactéries sont nombreuses dans le contenu intestinal, et, en ne se mettant pas dans les conditions où elles peuvent se développer, on s’expose à déclarer stériles des tissus infectés par de tels microbes. Aussi m’a-t-il paru utile de reprendre cette question ; je l’ai fait avec l’aide de M. Simon.

i° Recherche des microbes intestinaux dans le sang pendant la digestion ( 112 ). — Nous prélevions du sang chez le chien dans la veine porte 3 à 5 heures après un repas de viande et de soupe ; plusieurs centimètres cubes, de sang étaient ensemencés- dans un grand nombre de tubes de culture aérobies et anaérobies. Nos tubes restèrent toujours stériles. Nous en avons conclu que pendant la digestion, au moins chez le chien, il n’y a pas de bactériémie.

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2 0 Influence des ulcérations expérimentales de l'intestin (106'. — Quand on produit chez le lapin une ulcération de l’intestin en allant appliquer directement un caustique sur la muqueuse, les microbes passent dans le sang porte et infectent le foie comme nous avons pu nous en rendre compte ; mais le sang de la circulation générale reste stérile ; le foie semble jouer le rôle d’un filtre parfait.

Il n’en est plus de même si l’ulcération a été provoquée au moyen d’un poison comme le sublimé ou l’émétique, qui, injecté sous la peau, détermine une intoxication générale de l’organisme dont l’une des manifestations est une ulcération de l’intestin. Dans ce cas, la bactériémie peut être observée ; elle apparaît alors que l’animal est déjà profondément affaibli par le poison.

3 ° Influence des purgatifs drastiques (112). — Par ce moyen nous n’avons pu, contrairement à d’autres auteurs, déterminer des bactériémies ; au moins n’avons-nous pas trouvé de microbes dans la circulation générale.

4 ° Immobilisation des animaux (97). — L’immobilisation détermine chez le lapin et le cobaye un abaissement considérable de la température ; le professeur Bouchard avait déjà reconnu en 1890 qu’une septicémie pouvait apparaître dans ces conditions. Les recherches que nous avons entreprises sur le lapin nous ont montré que cette septicémie est pour ainsi dire constante, qu’elle est due le plus souvent à des microbes anaérobies, qu’elle est discrète, qu’elle est passagère, et disparaît quand l’animal est remis en liberté ; si la mort survient plusieurs jours après l’expérience, comme cela a lieu fréquemment, aucun microbe ne se montre plus dans le sang.

5 0 Éehauffement des animaux (112). — L’échauffement des animaux produit le même résultat que l’immobilisation et ! détermine aussi la bactériémie.

6 9 Inanition (112). — Dans l’inanition, même prolongée jusqu’à la mort, nous n’avons pu mettre en évidence aucune bactérie dans le sang.

7° Régime carné (93). — L’irritation intestinale que produit le régime carné chez le lapin détermine souvent une septicémiè dis*

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crête ; celle-ci apparaît entre le 4 e et le 7° jour, c’est-à-dire longtemps avant la mort.

8° Occlusion de l'intestin (76, 77). — J’ai relaté plus haut les recherches qui prouvent que l’occlusion de l’intestin, aussi bien quand elle est provoquée expérimentalement chez l’animal que quand elle apparaît spontanément chez l’homme, donne lieu à une septicémie.

Toutes ces expériences montrent qu’une altération grossière de la muqueuse n’est pas nécessaire pour déterminer une septicémie d’origine intestinale ; qu’une telle altération quand elle existe ne donnera pas lieu à une bactériémie générale du moment que la barrière hépatique est intacte ; mais que toute cause déterminant un affaiblissement général de l'organisme peut, même si elle est passagère, permettre l’infection du sang par les bactéries de l’intestin.

Septicémie à microbes anaérobies au cours de divers états infectieux (90).

Dans la fièvre typhoïde, toutes les conditions se trouvent réunies pour permettre le passage dans le sang des microbes intestinaux; ulcération de l’intestin, atteinte plus ou moins profonde du foie et des ganglions mésentériques. Aussi conçoit-on qu’on puisse trouver dans le sang d’autres microbes que le bacille d’Eberth. Dans deux cas sur trois de fièvre typhoïde que nous avons examinés à ce point de vue, nous avons trouvé dans le sang puisé dans une veine du bras, outre ie bacille d’Eberlh, d’autres microbes ; chez un de nos malades, le B. perfringens et un coccus voisin de l’entérocoque; chez l’autre, un bacille strictement anaérobie, que nous avons appelé B. angulosus en raison de son aspect morphologique; dans ces deux cas, la septicémie n’existait qu’au moment où la diarrhée était abondante, et où tous les phénomènes morbides avaient atteint leur acmé; elle ne semble pas avoir influencé l’évolution de la maladie, qui se termina chaque fois par la guérison.

Ces septicémies expliquent la possibilité, au cours de la dothiénentérie, de complications infectieuses dues à d’autres microbes que le bacille d’Eberth.

TUBE DIGESTIF

L’infection anaérobique du sang n’existe pas seulement au cours de la fièvre typhoïde ; nous avons pu encore la mettre en évidence dans un cas d’ictère catarrhal et dans un cas de purpura rhumatoïde; dans chacun de ces cas, il s’agissait d’espèces nouvelles, se rapprochant par certains de leurs caractères de microbes déjà connus B. serpens de Veillon pour l'un, B. nebulosus de Hallé pour l’autre, mais ne se confondant pas avec eux.

Ces résultats montrent tout l’intérêt qu’il y a à semer le sang dans des milieux anaérobies au cours des divers états pathologiques ; très fréquemment, et en particulier quand la septicémie est d’origine intestinale, ce sont les espèces anaérobies qui seules infectent le sang.

Sur le passage de quelques ferments intestinaux dans le péritoine (108, 110, 414).

Si l’épithélium intestinal peut,dans certains,cas être perméable aux microbes, la paroi entière de l’intestin permet parfois l’issue des ferments dans la cavité péritonéale au moins chez le lapin. C’est là un point tout nouveau de la physiologie du tube digestif que nous avons mis en évidence, M. Roger et moi. De nombreuses expériences nous ont montré que chez le lapin on peut détourner les ferments intestinaux de leurs cours habituels et les faire agir sur les substances déposées dans la cavité péritonéale.

On peut mettre ce fait en évidence aussi bien en expérimentant sur l’animal vivant qu’en opérant sur l’intestin retiré du corps. Une partie plus ou moins considérable du saccharose est intervertie ; si la solution a été injectée dans le ventre du lapin, on ne retrouve dans l’urine le lendemain que 45 P- 100 environ du saccharose introduit ; tandis que cette même substance, injectée dans le sang ou sous la peau, passe en totalité dans 1 urine. Si la solution de saccharose a été mise en contact avec la face séreuse de l’intestin grêle retiré d’un animal qu’on vient de sacrifier, on constate au bout d’une heure qu’une partie du saccharose a été intervertie ; c’est le duodénum qui laisse diffuser le plus rapidement le ferment inversif ; la partie terminale de l’iléon est là moins active. Mais

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pour que le ferment passe ainsi hors de l’intestin, il faut qu’il soit attiré par la substance sur laquelle il doit agir. En plongeant l’intestin par sa face péritonéale, dans une solution saline, hypo, iso ou hypertonique, on n’obtient pas trace de ferment inversif. C’est là un exemple saisissant d’une attraction spécifique.

Ce n’est pas seulement l’inverline qui est capable de diffuser ainsi hors de l’intestin. Le ferment dédoublant l’amygdaline peut aussi de la même façon passer dans le péritoine. On sait que 1 amygdaline est inoffensive en injection intraveineuse ; elle amène la mort au contraire quand on la fait ingérer. Or, l’injection intrapéritonéale tue le lapin, non pas d’une façon constante, mais le plus souvent, et l’animal succombe avec les symptômes bien connus de l’empoisonnement par l’acide cyanhydrique. Si la dose est faible, c’est souvent une heure et même deux et trois heures après l’introduction de la substance que les accidents éclatent ; si la dose est plus élevée, les manifestations toxiques apparaissent plus vite, et se déroulent plus rapidement.

Ainsi, quand on voudra étudier une substance, il faudra se rappeler que l’absorption intrapéritonéale n’est pas aussi simple que l’introduction dans le torrent circulatoire ; dans ce cas, il faut, au moins chez le lapin, compter avec les ferments qui peuvent provenir de la muqueuse intestinale.

Influence des variations simultanées de la pepsine et de l’acide chlorhydrique sur la digestion peptique (80, 84).

Je me suis proposé, avecM. Roger, de déterminer les modifications que subit la liquéfaction de l’ovalbumine coagulée, quand, dans un suc gastrique artificiel, on fait varier simultanément la teneur en pepsine et en acide chlorhydrique. Nous avons constaté ainsi qu’un excès d’acide gêne la digestion peptique; mais la dose optima varie suivant la teneur en pepsine ; et l’effet défavorable d’un excès d’acide est d’autant plus marqué que la teneur en pepsine est moins considérable.

Ce qui est plus curieux, c’est qu’un excès de pepsine entrave la digestion. Il existe donc pour le ferment, comme pour l’acide, une

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dose optima, et cette dose varie considérablement suivant la proportion d’acide chlorhydrique. Quand la proportion d’acide s’abaisse et devient minime, un excès de pepsine favorise ladigestion.

Ainsi aux doses moyennes d’acide il faut des doses moyennes de pepsine. Quand la proportion d’acide s’élève ou s’abaisse en dehors des limites physiologiques, on doit, pour obtenir les meilleurs résultats, utiliser un excès de ferment.

Influence de la saccharine sur la digestion peptique (88).

J’ai recherché, avec M. Roger, quelle était l’influence de la saccharine sur la digestion peptique. Nous avons reconnu que la saccharine peut activer une pepsine parfaitement neutre: cet effet est vraisemblablement en rapport avec la fontion acide du produit. A poids égal, la saccharine est cinq fois moins acide que l’acide chlorhydrique ; son pouvoir digestif pour un même degré d’acidité est de beaucoup inférieur au pouvoir de l’acide chlorhydrique.

Contrairement à ce qui a lieu avec l’acide chlorhydrique, un excès de pepsine n’entrave pas l’action favorable de la saccharine.

Les effets de la saccharine et de l’acide s'ajoutent quand les doses d’acide sont très faibles ; quand elles sont fortes, la saccharine entrave la digestion chlorhydropeptique. Cependant elle est capable d’exercer une influence favorable : c’est lorsqu elle sé trouve en contact avec un excès de ferment.

Malgré son action sur la pepsine, la saccharine ne peut être considérée comme un adjuvant de la digestion chlorhydrique; elle ne pourrait être utile que dans les cas d’hypochlorhydrie très marquée.

Ces recherches montrent combien l’action de la saccharine sur la digestion peptique est complexe, et dire comme 1 ont fait certains auteurs qu’elle entrave l’action des ferments digestifs, c’est n’envisager qu’une partie du problème.

Des effets du régime carné sur l’organisme du lapin (103,111,115).

J’ai étudié, avec M. Simon, les effets du régime carné sur l’organisme du lapin. Le travail d’ensemble que nous avons publié sur

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ce sujet est divisé en trois parties. Dans une première, nous étudions les troubles observés chez les lapins soumis au régime carné, exclusif ci chez ceux auxquels la viande est donnée en même temps que la nourriture ordinaire. Nous avons ainsi reconnu que la viande donnée comme seul aliment au lapin ne peut suffire à son entre-: tien ; néanmoins, les animaux mis au régime carné exclusif sur-' vivent en moyenne plus longtemps que ceux soumis à l’inanition absolue ; certains d’entre eux ont même une survie relativement prolongée atteignant jusqu’à vingt-trois jours. De plus, quand ils meurent, l’amaigrissement est moins marqué que chez les inanitiés ; il n’atteint que 34 p. îoo du poids primitif, tandis qu’il est de 39 p. 100 dans l’inanifion.

De ces premiers résultats, on peut conclure que la viande est digérée par le lapin et que certains de ces éléments au moins sont utilisés par l’organisme de ce rongeur; mais en même temps force est d’admettre que la viande renferme un principe toxique qui détermine la mort de l’animal.

La mort dans ces cas n’est pas due à l’intoxication acide ; en donnant du bicarbonate de soude à certains de nos animaux, les urines restaient alcalines, et la vie n’était pas prolongée.

Le régime carné partiel détermine aussi l’amaigrissement et la mort; la survie dans ce cas ne dépasse pas le plus souvent un mois. Mais en faisant alterner des périodes de régime mixte avec des périodes de nourriture ordinaire, on peut arriver à habituer le lapin à supporter la viande. Nous avons eu ainsi un animal qui, au bout d’onze mois d’expérience, arrivait à ingérer par jour 4o grammes de viande en plus de sa nourriture habituelle sans présenter aucun trouble et en continuant à augmenter de poids.

Dans une deuxième partie, nous avons étudié le métabolisme de l'azote animal dans l'organisme du lapin. Après avoir reconnu que les fèces ne contenaient pas de fibre musculaire, après ingestion de via*nde, nous avons pratiqué le dosage de l’urée et de l’azote total dans l’urine. Le tableau suivant donne une idée des résultats que nous avons obtenus.

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