‹ Exposé des titres et travaux scientifiquesChapitre 5 sur 7 · PATHOLOGIQUES · texte numérisé non relu

PATHOLOGIQUES

AlTÉKATION DE LA VOIX SANS LÉSION ORGANIQUE PROPREMENT DITE.

(Publié dans VUnion médicale, le 7 mars 1868.)

Préoccupé par l’idée de ramener toules les questions médicales à une interprétation physiologique,l’auteur, à propos d'uue onservation intéressante, voulut donner une idée des avantages de cette préoccupation,et voilà pourquoi il publia, comme une sorte de modèle, le fait suivant.

Si, depuis soixante ans, la médecine a réalisé quèlques progrès •sérieux, elle le doit surtout à l'application de la physiologie à l’analyse des éléments pathologiques. Cette vérité, reconnue par tous

et du muscle thyro-aryténoïdien.

Par des considérations empruntées à l’acoustique, à l'anatomie, à la physiologie et à la pathologie, nous avons démontré déjà (1) l’im • possibilité de la participation directe du ligament et du muscle (toujours plus ou moins contracté pendant l’émission du son) à la formation de la voix, et nous avons prouvé que le repli muqueux qui

été acceptée ; il nous suffira d’indiquer la place que M. Béclard lui a accordée dans la nouvelle .édition de son Traité de physiologie (2).

On trouvera d’ailleurs une preuve nouvelle, à l’appui de notre théorie, dans l’analyse des faits que nous allons exposer :

rique au lieu d’être presque rectiligne ?

Dans la Physiologie de la voix et de la parole , page 545, no

circulaire de la cavité laryngienne ; de l'autre, à l’élasticité du ligament thyro-aryténoïdien inférieur. — Lorsqu’à l’extrémité d’un cylindre creux, on cherche à appliquer une membrane de caoutchouc de manière à ce qu’elle cache une des moitiés de l’orifice, il est à peu près impossible d’obtenir, par ce moyen, une section rectiligne; les parties de la lame qui reposent sur les bords de l’orifice restent en place; mais les parties qui se rapprochent du centre de

dehors sous forme de croissant. Le même phénomène se produit pour les rubans vocaux : la membrane élastique qui enveloppe de

Quelle est la nature de cette paralysie ?

L’absence d’antécédents syphilitiques, et les circonstances dans lesquelles le mal s’est développé, nous autorisent à répondre que cette paralysie est survenue soUS une influence rhumatismale.

D'ailleurs, s’il est vrai que le genre de traitement employé avec

diagnostic dans le succès du traitement qui a été suivi. Les abludu galvanisme sur les muscles paralysés ont eu raison de I’enroue-

A propos de galvanisme, je demande la permission de taire une courte observation. Quelques médecins prétendent galvaniser le larynx en introduisant un des réophores dans la cavité laryngienne. Je ne nie pas la possibilité de cette pénétration puisque nous introduisons dans la même cavité dès pinces d’un volume considérable; mais ce que je nie, c’est la possibilité de maintenir le réophore en contactavec un point de la paroi interne du larynx pendant le temps

suivi d’une réaction si violente qu’il est impossible de continuer l’opération. C’esl après avoir constaté cette impossibilité que me rappelant le trajet des nerfs récurrents entre le bord postérieur du cartilage thyroïde et le corps du cricoïde, j’ai eu l’idée dé-porter l’extrémité du réophore dans la gouttière latérale du larynx qui, en un point de son trajet, n’est séparée, du rameau nerveux que par la muqueuse. Ge procédé m’a parfaitement réussi, et je considère les

des réophores quant on veut galvaniser la cavité laryngienne.

One observation en amène une autre, qu’on m’en permette une seconde.

J’ai démontré dans la Physiologie de la voix et de la parole (p. 418) que le rôle physmlogique des gouttières du larynx consiste à fournir un écoulement continu aux mucosités qui sont sécrétées dans la région pharyngo-nasale. Ces gouttières peuvent être mises à profit

gouttières du larynx. Je propose donc de faire descendre la sonde en suivant, non pas la ligne médiane, mais un des côtés du pharynx. De cette manière, on évite sûrement de pénétrer dans la cavité laryngienne, sauvegardée par les replis aryténo-épiglottiques, et on arrive dans l'oesophage avec la plus grande facilité.

1870. — Ambulance du sixième secteur, organisation

(Publié par Y Union médicale, le 29 octobre 1870.)

Ayant organisé, sur l’invitation de l’amiral Fleuriot de Langle, l’ambulance du sixième secteur avec ses propres ressources, l’auteur crut devoir mettre au service de l’organisation générale des ambulances son expérience personnelle et, à cet effet, il publia un travail dont voici le résumé :

1° 11 est désirable que, dans chaque secteur, le commandant supérieur puisse compter sur les services journaliers de deux ambulances

soldats et des artilleurs. Ces abris porteront le nom de Poste médical de combat y l'autorité, dans chaque secteur, fera dresser une liste de ces postes et la portera à la connaissance des chirurgiens du secteur.

3° Après le premier pansement, les blessés seront transportés sur des brancards ou dans des voitures, soit dans les ambulances fi‘ es de rempart, soit dans les ambulances préparées par les diverses associations et dont l’autorité militaire aura accepté préalablement

1870. — Etude sur l’audition.

(Publié dans VUnion médicale, le 2 juillet 1870.)

Dans celle étude, l’auteur expose l’état actuel de la science et, en particulier,la théorie de M. Helmholtz.

1872 — Physiologie du Système nerveux cérébro-spinal.

(1 vol. in-8" de 832 pages).

Jusque-là, le chapitre consacré aux fonctions du cerveau était, en grande partie, rempli par les données de la psychologie. L’auteur a eu la pensée de resliluer complètement cet organe à la physiologie et, à cet effet, il est parti de ce principe : considérer le cerveau comme on considère les autres organes de la vie et étudier sa fonction d’après les mêmes lois qui président au fonctionnement des autres organes. Or, ces lois n’étaient formulées nulle part, et, les dégager, a dé être le premier soin de l’auteur. Grâce à la solution-de ce problème de physiologie générale, l’auleurapu dire èn quoi

le fonctionnement du cerveau se distingue du fonctionnement des autres organes, et, par la définition de /’ excitant fonctionnelle. la matière fonctionnelle et des mouvements fonctionnels , établir théoriquement les trois phases de la fonction céré-

L’auteur ne s’est pas contenté d’établir ces grandes lignes. Pénétrant dans les détails, il a examiné ce qu’on devait entendre par localisations cérébrales, il a étudié tous les excitants fonctionnels de la fonction cérébrale qui, sous le nom de besoins ou de sensations , proviennent des profondeurs de l’organisme, ou bien de la périphérie; il a complété le nombre des sensations, par la création des sensations qui résultent de lactivité volontaire de nos organes et il a montré combien ces dernières sont importantes au point de vue de la connaissance des fonctions du cerveau ; il a défini le sentiment de Vactivité cérébrale qui joue un si grand rôle dans ces fonctions et il a expliqué, à ce propos, ce que l’on doit entendre par sens musculaire. Enfin, dans l’étude des sensations qu’il décompose en impression, conduction et perception il indique le rôle spécifique de l’appareil extérieur des sens et il donne une théorie absolument neuve et satisfaisante des conditions physiologiques de la mémoire des sens.

Ces vues toutes nouvelles ont conduit l’auteur â étudier les mouvements fonctionnels, à les distinguer, à les caractériser et enfin à faire toucher du doigt l’immense différence qui existe entre les mouvements instinctifs et les mouvements intelligents, en d’autres termes entre la bête et l’homme, à marquer la place que l’homme doit occuper dans une classification zoologique, et enfin à grouper les conditions physiologiques sous lesquelles nous trouvons l’âme humaine.,

Dans l’impossibilité oîi nous sommes de résumer un travail si étendu, nous exprimerons la vérité en disant que l’auteur, tout en se reposant sur l’anatomie et les expériences physiologiques les plus récentes a creusé une route particulière qui, se réunissant à un moment donné, aux grandes voies tracées par l’anatomie normale et pathologique et la méthode expérimentale, concourra efficacement à l’édification définitive de la physiologie du système nerveux.

Ce travail et le suivant ont précédé les expériences qui ont été entreprises dans ces derniers temps, au point de vue exclusif des localisations cérébrales.

. — Recherches expérimentales sur le fonctionnement

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