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D. RECHERCHES

[.OGIQUES DANS LA TURERCULOS

1 . — Sur quelques particularités hématologiques dans la tuberculose pulmonaire. Æ

La figure du sang d’Arneth. (En collaboration avec M. Maurice Genty.) S

Physiologie et de Pathologie générale, t. XII, n» 21, p. 286, i5 mars 1910.

H. — Variations du nombre des leucocytes neutrophiles dans la tuberculose

Société médicale des Hôpitaux de Lyon, 8 mars 1910. ,

L'étude des éléments figurés du sang (morphologie et nombre des ,

hématies) au cours de la tuberculose pulmonaire n’a pas donné tous les 1

résultats qu’on avait cru pouvoir lui demander. Ces recherches furent sup- !

plantées par l’examen du sérum sanguin si fertile en renseignements de i

premier ordre (séro-diagnostic etséro-pronoslic entre autres). , j

Arneth, en 1904, a rappelé de cet ostracisme. Il a. montré que l’étude t

spéciale des leucoyles neutrophiles donnait, au cours de la tuberculose, des indications importantes. Il estime que les proportions respectives des t

variétés normales de neutrophiles à i, 2, 3, 4 et 5 noyaux ne sont pas sou- ,

mises au hasard, mais sont constantes. Le rapport quantitatif de ces groupes v

leucocytaires à l’état physiologique constitue la figure ou peinture du sang. ?!

Dans notre travail, le premier fait en France sur cette question, nous 5

avons constaté, à la suite d’Arneth et de A. et H. Klebs, l’intérêt de l’étude |

de la figure neutrophile normale du sang, dont voici la formule : neutrophiles î

à I noyau 5, à II noyaux 35, à III noyaux 4i, à IV noyaux 17, à V noyaux !

1 pour 100. i

Cette figure se modifie peu au cours des maladies chroniques non infec- \

lieuses. Nous avons, en effet, trouvé en moyenne ; I 10, II 35, III 40, IV 13,

V 2 pour 100 dans divers cas de néphrite, dyspepsie, cirrhose, etc. ^

Mais dans la tuberculose pulmonaire, ces chiffres sont profondément ■;

troublés. L’augmentation du nombre des leucocytes des groupes I et II au détriment des groupes III, IV et V est d’autant plus forte que le cas envisagé est plus grave. Ainsi, au stade I, on trouve : I 9, II 31, III 43, IV 15, V 2

d’une maladie chronique non infectieuse. La figure du sang peu de temps avant la mort trahit le défaut d’évolution des leucocytes par suite de la défaillance des forces vitales. Par exemple, un néoplasme du rein a donné : neutrophiles I, 6o pour loo; II, 29; III, 10; IV, i ; V, o pour 100, et une tuberculose pulmonaire ulcéreuse: neutrophiles I, 70 ; 11,20 ; III, 4 ; IV, o ; V, dpour 100 quelques heures avant la mort.

Enfin, dernière particularité, les neutrophiles du groupe I, si abondants, traduisaient leur lenteur de segmentalion par la forme de leurs noyaux.

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