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II. — TUBERCULOSE BOVINE ET TUBERCULOSE HUMA.INE

exercer sa. virulence dans les organismes semblables à celui dont il provient.

La variabilité de la virulence pour le boeuf du bacille humain existe également pour le bacille d’origine bovine si on l’inocule à des bovidés. Nous avons vu par exemple qu’un bacille provenant des lésions d’une vache tuberculeuse ne tuberculise pas le veau par la voie sous-cutanée au-delà du ganglion scapulaire. Les mêmes bacilles inoculés dans le sang produisent une tuberculose généralisée.

Même variabilité de la virulence avec les bacilles contenus dans les crachats de l'homme, et telle souche de ces bacilles qui ne donne que de minimes lésions locales ganglionnaires après insertion sous-cutanée provoque des lésions viscérales généralisées si on l’inocule dans le sang.

Cette variabilité ressort aussi nettement des inoculations comparatives d’un même bacille humain au cobaye et au lapin, le premier étant toujours infecté, et le second d’une façon moins régulière.

L’école bactériologique lyonnaise a depuis longtemps insisté sur ces faits. Rappelons que S. Arloing, avec ses élèves J. Courmont et Denis, a signalé des cas de tuberculoses pulmonaires de l’homme où les bacilles possédaient une virulence atténuée rendant impossible la tuberculisation du lapin à l’instar du virus scrofuleux ou des tuberculoses dites chirurgicales. Par la suite, en se reproduisant plusieurs fois dans l’organisme du cobaye, ces bacilles récupéraient une partie de leur virulence normale et s’exaltaient jusqu’à tuberculiser le lapin.

Cette importante série d’expériences ayant nécessité un matériel animal considérable, ainsi que de longues recherches bactériologiques et histologiques, a permis de mettre en lumière la variabilité de la virulence des bacilles tuberculeux, qui résulte aussi bien de \’origine humaine ou bovine du bacille et de son adaptation à une espèce animale que de sa vqie d'introduction dans un organisme. Elle montre aussi la possibilité d’infecter des bovidés par la voie veineuse avec un bacille humain ou bovin peu envahissant par la voie sous-cutanée et confirme l'unité de germe des tuberculoses humaine et animale. •

La variabilité de la virulence fournit l’explication de faits d’apparence négative qui ont pu conduire à la notion erronée de la dualité.

à bacilles

[ue vaccinale (vaccinalion mixte par plusieurs voies, sanguine, digestive )odermique) ne nous ont pas paru donner des résultats supérieurs au é primitif de S. Arloing.

serve dans la plupart des vaccinations anti-infectieuses, en particulier dans la vaccination anti-typho-paratyphique de l'homme.

Signalons maintenant un ordre de phénomènes qui relève des réactions générales d'immunité et qui se rencontre aussi bien dans l’espèce humaine que chez les animaux. Nous voulons parler des réactions humorales agglutinantes (pouvoir opsonique, etc.) et de la sensibilité anaphylactique aux poisons microbiens qni font partie du cortège normal des suites des vaccinations.

Le pouvoir agglutinant du sang de l’homme à la suite de la vaccination anti-typhique ne ferait-il pas croire, en l’absence de la fiche de vaccination, que le sujet vient d’être atteint d’une fièvre typhoïde ou paratypho'ide, alors qu'au contraire, il est protégé contre elles. De même, à la suite de la vaccination anti-tuberculeuse, outre l’élévation du pouvoir agglutinant bacillaire de leur

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