‹ Exposé des titres et travaux scientifiquesChapitre 6 sur 26 · TEMPÉRATURE · texte numérisé non relu

TEMPÉRATURE

La végétabilité du bacille humain homogène n’est pas modifiée par le chauffage à 58, 55, 5a, 5o, 48 et 46 degrés, pendant dix, vingt, trente ou quarante minutes. Le chauffage à 60 degrés, même s’il n’est appliqué que pendant dix minutes, fait perdre au bacille sa végétabilité, mais non entièrement sa virulence.

Noua avons propagé pendant six mois les six souches de nos cultures chauffées de'58 à 46 degrés, puis inoculé à des doses variables dans la veine

créa une infection à allure septicémique amenant la mort en quatre à cinq semaines avec hypertrophie de la rate dont les frottis contiennent des bacilles, mais sans lésions tuberculeuses visibles dans les autres viscères, sauf quelques rares tubercules pulmonaires.

Les inoculations sous-cutanées n’ont donné chez le lapin que de petits abcès locaux, et chez le cobaye un ulcère caséeux, de l'adénite inguinale et sous-lombaire et la tuberculisation des viscères, mais sans lésions microsoo-

En somme, la virulence des bacilles homogènes se retrouve là avec ses caractéristiques.

Malgré la modification d’aspect de leurs nouvelles cultures, les baàlles ont conservé le pouvoir pathogène des souches homogènes d'où ils découlent.

m..— FACTEURS DE LA yiRULENCE DU BACILLE DE LA TUBERCULOSE

Les divers facteurs de ce complexe que représente la virulence d’un microbe pathogène sont difficiles à individualiser. En ce qui concerne le bacille de Koch, le problème est, on le reconnaîtra, encore plus particulièrement délicat et obscur en raison de la marche rapide ou au contraire de l’extrême lenteur qui peuvent présider à l’évolution du processus bacillaire.

En dehors de ses poisons bien étudiés comme agents de la caséification ou de la sclérose, ou de l’action pharmacodynamique de sa toxine totale, la tuberculine, nous avons cherché dans l’étude du mécanisme de la toxicité immédiate des émulsions hecillaires l’explication de certains syndromes observés dans la tuberculose et dans le pouvoir chimiotactique du microbe, la cause intime de ses propriétés tuberculigènes ou septicémiques et la raison de certaines localisations ou de certaines formes anatomo-pathologiques récemment étudiées.

à peu près identiques pour la tuberculine et les émulsions. La dose mortelle n’a été que de o gr. 82 par kilogramme de poids vif ; mort en vingt et une heures avec hypothermie. Suffusions sanguines du grand cul-de-sac gastrique; vive congestion de la partie terminale du gros intestin.

3 * Effets des émulsions de bacilles et de la tuberculine sur des chiens sains. — Aux mêmes doses que précédemment, les émulsions et la tuberculine sont remarquablement tolérées. Pas de troubles immédiats de la circulation et de la respiration ; pas de miction, pas de diarrhée, pas d’hyperthermie ; effets consécutifs insignifiants.

4" Vaccoutumance à la tuberculine n entraîne pas l'accoutumance h l’émulsion de bacilles. — Bien qu'ils se ressemblent, les effets de l’émulsion

ou moins âgés, et enfin par une culture de Timothée-bacilles.

Ces diverses variétés du bacille tuberculeux possèdent un pouvoir chimiotactique positif. L’intensité de ce pouvoir chimiotactique est en raison inverse de la virulence. Plus la virulence est faible, plus grand est le nombre des. leucocytes appelés.

La capacité chimiotactique qui semble s’exercer surtout sur les polynucléaires (85-90 pour 100) avec les bacilles de virulence, normale et sur un nombre important de grands mononucléaires avec les souches très virulentes doit être conférée aux bacilles par des substances particulières détruites par le chauffage à 100 degrés. Les tableaux ci-après résument nos résultats :

ne doit pas être pris en sérieuse considération et s’il ne doit pas avoir sa place marquée à côté de l’action exercée par les poisons spéciaux du bacille de Koch dans le déterminisme des localisations, dans la genèse et Vévolution des lésions tuberculeuses.

A signaler les deux points suivants :

1“ Le rôle joué par le coefficient individuel dans les réactions vis-à-vis d'une infection : ainsi trois variétés de bacilles attirent chez un lapin 149, 498 et 388 leucocytes pour 100 et chez un autre 1.116, 1.828 et i . 3 o 8 globules ‘ blancs ;

2“ L’influence inhibitrice de la narcose opératoire trop prolongée sur la phogocytose : des souches bacillaires attirant 106, 3 o 8 et 108 leucocytes chez un animal endormi peu de temps n’en appellent que 6 et 8 chez un lapin longtemps anesthésié à l’éther.

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