IV. - MODALITÉS ET VARIABILITÉ DE L'INFECTION TUBERCULEUSE
vec l’observation clinique sur
L’expérimentation est d’accord a^
les
phiques (ischémie par ligature mogastrique).
Malgré ces conditions, ne
laire. La preuve en est que les animaux splénectomisés succombent plus rapidement, en vingt-cinq jours, avec des lésions épiploïques plus accusées que les témoins. Parfois, l’inoculation va jusqu’à produire la généralisation pulmonaire.
Malgré ces résultats positifs, la splénectomie, dans l’infection péritonéale, exerce une action favorisante moins marquée que dans l'infection intraveineuse par le même bacille.
tabercalose ne se développe donc pas dans un organe privé de circulation par un moyen aseptique, que la néerobiose date de quelques minutes ou de quelques mois. Les lésions apparaissent lorsque la circulation s’y
isolés d’une expecloralion; I bovins très actifs ; 4” inoculai
vingt-cinq jours en moyenne par une dose 1 poids, injectée dans la veine, on voit le
de ce bacille.
Elle a exigé un grand nombre d’inoculations et un nombre très considérable de coupes histologiques; Parmi les mammifères, nos travaux ont porté sur le bœiif, le mouton, la chèvre, le chien, le lapin et le cobaye; parmi les oiseaux, sur la poule et le pigeon; parmi les vertébrés à sang froid, sur la grenouille et deux espèces de poissons.
L’infection a été produite chez la grenouille par des injections dans le
Le caractère dominant de l’action offensive du bacille en cullure homogène ést de ne pas produire de localisations tuberculeuses macroscopiques après l'injection d’une dose faible dams les vaisseaux.
Les lésions ne deviennent évidentes sur le lapin et les ruminants que si la dose injectée est relativement considérable.
Le chien et les oiseaux n’édifient pour ainsi dire aucune lésion en dehors
de très rares petits amas de cellules rondes périvasculaires. La grenouille présente simplement du gonflement des follicules lymphatiques et les poissons
mation ou d’acclimatement dü bacille tuberculeux humain pour le bœuf n’a pas eu de résultat positif.
V. — RÉACTIONS HUMORALES OU LOCALES PROVOQUÉES PAR L’INFECTION TUBERCULEUSE APPLICATIONS AU DIAGNOSTIC ET AU PRONOSTIC
Les propriétés acquises par le sérum sanguin, les aptitudes réactionnelles générales et locales, les modifications des éléments figurés du sang développées sous l’influence de l’infection tuberculeuse, sont envisagées dans nos recberches sous les multiples aspects de la bactériologie générale, de l’immunité,
L’étude biologique de ces réactions humorales, dans laquelle la Science française a joué le rôle d’initiatrice avec Chauveau, Toussaint, Bouchard,
ophtalmo-réaction) utilisées pour le toxo-diagnostic de l’infection tuberculeuse.
Avec la figure neutrophile d’Arneth, nous âvons étudié les modifications de la leucocytose dues à la bacillisation de l’organisme, et mis en lumière la signification des variations de l'équilibre leucocytaire en les comparant au pouvoir agglutinant du sérum ou aux réactions d’intoxication.
Des applications à la clinique de ces recherches hématologiques sont réunies dans la deuxième partie de notre exposé.
A. ANTITOXINES TUBERCULEUSES. — LE SÉRUM ANTITUBERCULINEUX
X. ~ Sur les propriétés chimiotaxiques d’un sérum antituberculineux. (En collabo-
Société de Biologie, décembre 1902.
Les sérums appelés antituberculeux, qui ont montré sur le terrain expérimental un pouvoir antituberculineux, c’est-à-dire capable de neutraliser une certaine dose de tuberculine, et ont été préconisés par quelques auteurs dans le traitement des accidents toxiques de la tuberculose de l’homme se sont révélés peu antibacillaires. Aussi avons-nous recherché s’ils possédaient des propriétés leur permettant de réveiller l’action des agents défensifs de
100 avec d'autres toxines ; sur 126 enfants, 68 pour 100 ont réagi à la tuberculine, 42 pour 100 à la toxine diphtérique, 36 pour loo à la toxine paratyphique. Ludmersen et Glenny ont obtenu des réactions locales et thermiques k la malléine chez des chevaux sains imprégnés par les poisons diphtéri-
absence de réaction humorale a toujours été constatée par S. Arloing et P. Courmont dans de telles circonstances cliniques ;
4° Dans les pleurésies, l’ophtalmo-réaction s’est montrée plus fréquente que la séro-réaction. Il faut toutefois noter que la nature tuberculeuse des épanchements pleuraux n’a pas toujours été démontrée; pourtant, à défaut de l’inoculation du liquide, la formule leucocytaire a été recherchée. Des mono¬
positive sept fois, négative dix fois ;
■ 2” La séro-agglutination a donné résultats positifs et 3 négatifs ; neuf
fois le sérum sanguin a fait preuve d’un léger pouvoir agglutinant permettant de soupçonner une tuberculisation légère du sujet ;
3° Dans l’hypothèse d’une tuberculose latente à révéler par l’emploi de ces deux procédés, la séro-réaction apparaît comme plus délicate que l’oculo-