Sur le dosage du fer par la méthode de Margue
ritte. (Journal de pharmacie et de chimie 1885.)
Dans la méthode de Margueritte, on recourt généralement, pour effectuer la transformation des sels ferriques en sels ferreux, au zinc métallique. L’emploi de ce métal présente deux inconvénients : son action est lente, et il est difficile de se le procurer tout à fait exempt de fer. L’acide sulfureux, qui peut être substitué au zinc, exerce lui-même une action réductrice sur le permanganate, et l’excès ne peut être que difficilement chassé du liquide par l’ébullition. Quand le dosage porte sur un poids suffisant de fer, l’erreur, qui résulte des causes que je viens de signaler, est négligeable; mais il n’en est plus de même, quand il s’agit d’évaluer des traces minimes de fer, comme dans les eaux minérales, et les liquides ou tissus des êtres vivants.
J’obtiens, pour la réduction des composés ferriques, des résultats excellents de l’emploi, dans des conditions exactement déterminées dans ma note, de l’hydrogène sulfuré. La réaction terminée, la plus grande partie du gaz en excès est chassée par l’ébullition, et les dernières traces absorbées par une goutte d’une solution de chlorure mercurique. Le chlorosulfure de mercure blanc qui se précipite est sans action immédiate sur le permanganate, et sa présence dans le liquide n’enlève rien à la netteté de la réaction finale.